Portrait du MENESTREL à quatre mains

par KAREN et FABRICE 

Stephane bis (1)

 

       Stephane bis (4) Un jour de septembre 2011, sur la pelouse de nos Marsu est apparu un petit bonhomme brun tout timide, Ronan accompagné de son papa (ou devrais-je dire: accroché à la jambe de son papa...). Notre Fabrice, expert recruteur du RCPA (croyez en mon expérience...) a tout de suite vu en ce papa, Stéphane un éducateur en puissance. Dépassant les espérances de maître Jay, Stéphane s'est très vite investi dans l'encadrement des Marsu, prenant plaisir à voir évoluer ces petits rugbymen. Toujours au rendez-vous, qu'il vente, qu'il pleuve; qu'il neige, il était toujours fidèle au poste avec sa bonne humeur et son énergie à revendre... Bosseur, il l'était aussi, toujours de supers idées pour faire de nos marsu de la graine de champion. (Il avait presque réussi à égaler notre faillot Guigui de Saint Marc en constituant un dossier « béton » pour obtenir son diplôme d'éducateur fédéral...).

Sur le terrain, Stéphane était là. Ça, pour sûr, il assurait notre assureur!!!!

Générosité, efficacité, gentillesse... je ne sais quel qualificatif employer pour parler de lui, il y en aurait tellement ...

Un caractère bien trempé aussi avec des convictions assumées, une horreur de l'injustice. Une grande gueule s'il le fallait pour dire ce qu'il pensait mais une grande humilité et une grande discrétion, un grand Monsieur en somme...Stephane bis (3)

Stéphane,

Un Homme, un vrai.

Un de ces Hommes qui arrive à créer une émulation uniquement par sa présence, son sourire, son envie.

Un de ces Hommes pour qui rien n'est plus beau que de voir son enfant avec un sourire grand comme son visage.

Un de ces Hommes pour qui rien n'est impossible.

Un de ces Hommes qui rend fort les gens qui l'entoure.

Un de ces Hommes qui profite de chaque matin comme si cela était le dernier.

Fabrice, lui et moi formions la « under seven dream team » constituée du bon roi Fabrice, de Stéphane le Ménestrel et de Dame Karen. Ces surnoms tout droits issus de l'esprit féru de moyen âge de Stéphane. Son goût pour la prose médiévale faisait se délecter plus d'un amateur de littérature, presque chaque semaine quand il résumait avec passion les exploits de nos petits Marsu de sa plume affûtée de Ménestrel mordu du RCPA et de ses valeurs.

Stéphane, par ses qualités littéraires, a mérité son surnom de Ménestrel. Ce surnom, il ne l'a pas volé, loin s'en faut. Il l'a gagné simplement, rapidement en quelques clics et sans claques, en se faisant le chantre de ce sport, en narrant avec verve les exploits de tous les marsus. Pas une fois, il n'a négligé l'un de nos valeureux guerriers, pas une fois, il n'a critiqué l'un ou l'autre. A chaque fois, le positif l'emportait sur les points négatifs (qui étaient tous de même disséqués et auxquels nous tentions de remédier la semaine suivante, soit en inventant un nouveau jeu, soit en proposant un exercice technique de son crû ...)

Stephane bis (7)Ces articles ont ému et ont même fait pleuré dans les chaumières normandes (chut, faut pas le dire...) et après nos déplacements lointains, il ne comptait pas son temps pour rendre une copie qui faisait pâlir d'envie bon nombre de reporters installés.

Stéphane, nous avons appris à le connaître à travers nos échanges épistolaires qui furent des moments de pur bonheur (j'en souris encore rien qu'en y pensant). Bien évidement, lorsque Dame Karen et moi échangions par courriel nocturne des écrits absurdes en tentant de parler vieux françois, en utilisant des expressions moyenâgeuses, il se plaisait à expliquer à Sa Christelle que si son téléphone bipait, c'était à cause de nous ; qu'il se devait de nous lire et de partager ses petits moments délicieux tout comme ils étaient foutrement délirants.

Je viens de relire quelques mails échangés avec mes deux compères... j'ai bien ri, jusqu'aux larmes (et bien pleuré aussi).... « qui aime bien châtie bien » semblait être une de sa « religion » à en croire toutes les vannes que l'on pouvait s'envoyer dés que l'occasion se présentait (même une toute petite occasionnette faisait toujours l'affaire), je ne vous relaterais pas tous les mails échangés entre la royauté et sa cour, à toute heure du jour où de la nuit...magnifiques joutes verbales.... on s'est bien marré quand même, hein mon bon Roi....

Le trio que nous avons formé pendant les deux ans où nous nous sommes côtoyés fonctionnait comme une belle machine bien huilée, pas un pignon n'était oublié, les activités que nous avons mis en place étaient améliorées par l'un ou par l'autre et, alors que l’entraînement était fini depuis belle lurette, nous étions souvent à papoter à propos de tout et de rien (mais surtout de rugby) et nous nous retrouvions les derniers à éteindre les lumières.

Stephane et ses potes educs (1)Stéphane aimait le Rugby,

Stéphane aimait ses marsus,

Stéphane était le Rugby, il lui ressemblait.

Éducateur, il l'était dans l'âme, et depuis fort longtemps... Il y a quelques années, les tatamis du club de karaté avaient déjà usé de ses talents de professeur et de sa soif d'apprendre aux autres et de partager.

 Son petit Ronan avait d'ailleurs revêtu son kimono l'an dernier, excellente « excuse » pour Stéphane pour remettre le sien.. Il allait reprendre sa licence à la rentrée pour un nouveau challenge: la ceinture noire (s'il vous plaît...), puisqu'il s'était arrêté à la marron...

Comme il doit être fier de voir son Ronan continuer à pratiquer ses deux sports adorés et à s'y épanouir... (et fier aussi de Christelle qui trouve encore la force de venir sur le terrain de rugby, malgré son absence...)

Il m'avait surnommé « mon bon Roi » Tout comme Karen était notre « Dame Karen » et comme tout Roi qui perd un être cher, sache mon bon Ménestrel que je te pleure, que je te pleurerai et ceci pendant un temps encore long.

Et puis Merde !

Sache également que je suis fier de pleurer en pensant à toi.

« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » aurait dit Verlaine...

Stephane bis (6)Quand les larmes se seront taries,  quand le temps aura fait son œuvre, que de bons souvenirs à se remémorer, des blagues de second degré (qu'il savait pousser à un degré bien supérieur...), des bons mots, des belles rigolades, des entraînements efficaces et non moins sympathiques, et aussi des moments partagés à discuter autour d'une bière (enfin une... ou deux....) (et oui, lui et les tontons trinqueurs ont fini par réussir à me convertir... d'où une photo parue récemment où je suis « prise en flag », pour le grand bonheur de notre Ménestrel taquin...). et cette belle journée des 45 ans du RCPA....

 Putain,  Stéphane, qu'est ce que tu vas nous manquer ! Mais quelle belle tranche de vie partagée lors de ton passage au RCPA: MERCI!!

Personne mieux que toi ne pouvait conclure ce portrait,  nous nous efforcerons de suivre tes consignes (tu nous pardonneras quelques écarts...mais ton absence ne faisait pas partie de la règle du jeu initialement...il faudra bien nous y adapter...)

« RIEZ, FESTOYEZ, DANSEZ, CHANTEZ MARSUS!!! 

ET RESTEZ TOUS ET TOUTES HEUREUX ET COMBLES POUR TOUTE L'ANNEE!!!

CAR TEL EST MON BON PLAISIR!!! » (par Stéphane, fin décembre 2012...)

MERCI à nos PARTENAIRES MAILLOTS

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