BEBEL, LE MAGNIFIQUE

 

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    BEBEL 9        Sébastien Lebel est déjà, à l’âge de vingt six ans, un vieux Fusil (modèle 1886) du club et son portrait vaut bien tous les scenarii  du cinéma de son pseudonyme. Qui aurait pu croire lorsqu’ il balbutiait ses premiers pas de rugbyman dans les équipes de jeunes risloises, que «  L’Homme d’Appeville » serait devenu cet «athlète body-buildy », «L’Animal» du pack séniors, « L’Itinéraire d’enfant gâté » fut pourtant semé d’embûches : ses partenaires et ses coaches ne furent pas tendres avec ses maladresses récurrentes, ses bourdes techniques, son manque d’assurance et de confiance, sa nonchalance continuelle- les railleries des uns et des autres malvenues le plombaient ; ses études l’écartèrent souvent d’une progression régulière et ce garçon placide et discret doit avant tout ses résultats sportifs d’aujourd’hui à son sérieux, son investissement et sa ténacité.

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            Filiforme, dégingandé et emprunté, ses coaches hésitaient à le faire jouer d’entrée, notre « Doulos » jouait le plus souvent les dernières minutes, lorsque les débats sérieux étaient le plus souvent réduits à leurs plus simples expressions et que les protagonistes, « A bout de souffle » expédiaient les affaires courantes de fin de partie. Sans jamais rien lâcher, «Le Guignolo» vainquit peu à peu, au fil des années  «La Peur sur la …pelouse » et malgré«Les Tribulations du Rislois en Risle», il persévéra tant et si bien que ce «Marginal» gauche et chétif est devenu adulte un «Morfalou» de la seconde ligne, voire un « As des As» de la troisième ligne, une Tour de Bébel pourvoyeur de ballons en touche,  un guerrier plaqueur , un distributeur de «Cartouches» , intelligent avec la gonfle , il ne prend pas le melon et s’épanouit avec ses amis de toujours sans leur en vouloir.

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            Ce « Pierrot » n’est pas le fou, il ne sacrifia pas «Pour cent mille dollars au soleil»  ses études d’agronomies commerciales à Compiègne au rugby et s’il ne va pas passer ses «Week end à Zuydcoote» aujourd’hui, il reste néanmoins toute la semaine chez les Chti pour un travail qui le passionne. Comme «Un Singe en hiver», il se fait plus rare mais toujours aussi désiré dans l’effectif de Loulou, le « Tendre Voyou» est devenu le «Professionnel» et si « la Scoumoune» l’épargne ou si une femme du Nord ne le convoite pas trop dans un de ces bouillants estaminets, notre Adonis a un bel avenir devant lui au sein du RCPA et pourquoi pas pour une place de leader qui témoignerait du chemin parcouru par ce «Solitaire». PS : Ca vaut bien un macaron !  Comprenne qui pourra !

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