LE « TITI » RISLOIS

 

Titi 1

 

Titi 4« Titi » pour un gamin qui s’appelle Thierry, quoi de plus logique, de plus naturel …et pourtant Loulou, notre coach, se prénomme Thierry - pourquoi ne lui-a-t-on pas attribué ce sobriquet de « Titi », à lui… et Christophe Orus, notre arrière des années 80, trop tôt disparu, portait lui aussi ce surnom  de « Titi »: à ne rien y comprendre mais ça Titille ;Titi 2

Sans doute, Thierry Hanoy, « Titi », a-t-il porté aussi ce surnom affectif au regard de ce petit canari jaune, personnage de cartoon, qui était la proie préférée des Gros Minets qu’il côtoyait sur les terrains et qui ne lui voulaient pas que du bien : sa blondeur naturelle, ses yeux bleu azur et sa malice pétitillante devaient contribuer à sa réputation. Thierry est né presque en même temps que le club et s'il a attendu quelques années pour fouler la pelouse du Stade Saint Paul, il est resté fidèle toutes ces années au RCPA qu'il a servi en tant que joueur, éducateur et comme dirigeant encore aujourd'hui.Titi 3

«  Titi », c’est enfin, ce garnement des classes populaires, effronté, déluré, dégourdi, farceur et débrouillard dans l’argot parisien, à l’image de Gavroche. Notre « Poulbot Blond » correspond bien à cette définition dithytirambique et vraisemblable, tant elle lui colle à la peau. Plaqueur infatitigable et redouté, il ne laissait pas sa part aux chiens dans les luttes musclées malgré son gabarit de petiti oiseau, de Ouistiti.

« Gueule d’Ange », était avec Denis, l’autre blond, nos deux Rives et se tiraient une bourre pas possible pour être titulaire chaque dimanche en troisième ligne coureur et sécateur : le coach de l’époque, un vieux chauve à lunettes- jouait cette carte à fond, n’hésitant pas à les mettre en concurrence : si bien qu’un vendredi soir, il dut se priver des deux : l’un le genou en vrac, l’autre l’épaule dans le sac…ce qui ne les empêchait pas de terminer au « Fief », repère des rugbymen rislois de l’époque qui résonnent encore de leurs élucubrations. Fétitichiste, « Titi » ne sacrifiait pas le dimanche au rituel de rétrocéder aux en-but franciliens ses « gavages  » excessifs liquides et solides d’avant-veilles, le succès n’était pas garantiti mais l’estomac plus libéré. Il fut le seul à s'être endormi dans sa fameuse Toyota et d'avoir eu gravé sur son front « Toyota » : le volant oreiller laissait sa trace. Le seul à être tombé dans un ruisseau en allant en déplacement à Autun : il demanda à Denis de le sauver de la noyade alors que l'eau lui arrivait à la taille (Gilles, autre blond, ne s'en remit pas !!!). Il fut peut-être aussi le premier capitaine rislois à être sacré champion de Normandie en cadets (1981): Victoire 6 – 3 contre Flers au stade de Caen avec les Loulou, la Tonne, Ben Oper, Samuel Jolly et le coach Mulot (cf. article). Il fut ensuite repéré par les sélectionneurs du comité et envoyé à Narbonne pour un stage.Titi 7

Titi 5« Grande gueule », il égayait de ses bons mots, toujours à propos, de ses phrases maintenant célèbres et de ses saillies cinglantes et grivoises les retours endiablés des deux confréries du car: les Totor et les Mimile, les buveurs de bières et les autres, ceux de devant et ceux de derrière... du car: «  Ma Toyota est tantatique »; « Si ma tante en avait, on l'appellerait mon Oncle " ou bien "Dis toi, le 4: t'as peut-être des couilles au cul mais c'est pas les tiennes!!" Et lorsque le car bouillonnait de plaisir, il entonnait sa légendaire Tytirolienne: «  Par devant, par derrière, tristement comme toujours , en fermant les paupières, elle a connu l'amour, les oiseaux sur les branches, en les voyant s'aimer, leur ont chanté la romance du 14 juillet ...Papapapapapapa !!!"Titi 6

« Gueule cassée »: le Titi ne s'économisait pas sur le terrain comme il n'épargnait pas sa carcasse au boulot, artisan, il menait cette double vie avec cette ardeur et cette passion qui le caractérisent... alors bien trop tôt, il dut délaisser ses coéquipiers, cassé de partout, en puzzle- comme dirait Tatayé- et son pénible métier pour entamer une reconversion ; Monique, fidèle, patiente et aimante, veille à ses côtés, à ramasser les morceaux, lui pardonnant ses écarts. Pendant ces quarante années de bons et loyaux services, il aura connu toutes les présidences, toutes les montées et descentes, les saisons en régionales comme celles de fédérales, les joies et les peines de son club qu'il sert avec discrétion, fidélité et générosité. « Titi », comme le surnomme affectueusement toutes les générations, est un de ses illustres serviteurs.Titi 8

« L'Ange blond » est un guerrier, un combattant qui n'abandonne pas la partie, le ring de la vie, compté plusieurs fois au sol, maintes fois dans les cordes, il ne lâche pas « prise », ne déserte pas, alors, lorsque vous croiserez sa silhouette amaigrie par la maladie qui le taraude, vous comprendrez que notre « Titi Rislois » s'est défoncé toute sa vie pour le bien des autres, qu'il est une espèce en voie de disparition et qu’il faut le préserver le plus longtemps possible pour le bien de notre communauté de l’Ovale…saluez-le et dites lui Merci.

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