LABAT  ES ICI

« HIET NUNC »

 

           « De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je? LABAT (4)

              Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ? 

             Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord, 

             Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort... 

             Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde, 

            "Ces gens-là n'ont pas le parler de tout le monde !" 

             Et que, tout dépendant de la façon de voir, 

            Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir... 

            Eh bien non ! Je blasphème, et je suis las de feindre ! 

            Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre! »  Miguel Zamacoïs 

 

LABAT (1)Dominique Labat n’est pas d’ici : vous l’entendez rouler les « R »  comme l’Adour, la Nive ou les célèbres gaves, leurs galets. Alors si le T final d’abat, habitat, célibat, ou attentat ne se prononce pas « cheu » nous, le T final de Labat résonne aux oreilles sudistes: Labatte. Dominique est seul aujourd’hui à porter cet accent du Sud - du sud-ouest précisément- alors qu’aux origines du club, les vestiaires rislois retentissaient majoritairement des intonations catalanes, béarnaises, bigourdanes, provençales ou auvergnates. LABAT (3)

Labatte donc, comme il convient de prononcer, est un patronyme très répandu en pays gascon : qui ne connaît par exemple les toro piscines Labat ou le château Labat (un haut médoc très apprécié) ; le nom peut avoir deux sens : soit il signifie « abbé », mais on ne voit pas notre protégé en soutane, soit et c'est sans doute souvent le cas, il s'agit d'un toponyme ayant le sens de « vallée », fréquent au pied des Pyrénées.  Pas de miracle, le petit Dominique, dès l’âge de cinq ans, natif de Tournay, le petit Nice, situé dans le carré Tarbes, Lourdes, Lannemezan, Bagnères, n’échappa pas au gavage rugbystique : ses titres de champions d’Armagnac et de Bigorre en cadets et juniors en attestent…et tant pis pour les « baseball men ». 

Labat (5)Grâce au rugby et à sa culture, Labat tisseces liens qui unissent les hommes au-delà du jeu passant de Tournay alors en fédérale 3 à Lannemezan en fédérale 2, émigre sept ans  à l’US Ayguette  en  4ème et 3ème série où son club décroche le Titre des champions de France et d’Armagnac Bigorre, svp, avant de rejoindre quatre ans le club des Baronnies en fédérale 3 et Honneur, tout en se consacrant également à la formation des U 8 de Bagnères de Bigorre  avant de s’envoler pour la Belgique ( une fois ! avec l’accent, s’il vous plaît ! )  pour deux saisons  à Black Star où il cumule : entraîneur des juniors (champion de Belgique) et joueur : des destinations diverses qui façonnent un caractère. Une carrière de pilier ou talonneur que ce petit gabarit à la carlingue musculeuse, au cockpit buriné par les joutes guerrières, honore  de sa discrétion, de sa passion et son humilitéLabat lancela gonfle en touche; Labat guette au ras des regroupements ;  Labat tue sur des placages dévastateurs, Labat trie les ballons pour le rendement de l’équipe et fort de ses riches expériences, Dominique distille aujourd’hui avec gentillesse, sagesse, patience  et pédagogie son « savoir » à nos minots, nos U 10, ravis et comblés - avec son co-pilote Yoyo : invaincus, svp !-  . Labat (6)

Notre première ligne n’est pas pilote mais travaille comme ajusteur aéronautique chez Aircelle (groupe Safran) et depuis son atterrissage à Pont Au- un parachutage heureux-, notre haut-pyrénéen multiplie les heures de vol au côté de l’aiguilleur Cédric. Ethan, son fiston, bénéficie de ses conseils les mercredis et samedis, pendant que sa douce  et charmante épouse Nathalie, très appréciée,  s’investit  dans les multiples tâches  de notre école de rugby qui ne manque pas de projets avec les indispensables et dévouées Bip-Bip et Clara : une famille soudée et génératrice d’enthousiasme.  

LABAT (2)Labatn’est pas d’ici : un horsain ? Et alors ? La belle affaire ! Notre club s’enrichit de ces différences : Dominique et les siens contribuent largement à développer notre rugby local comme tant d’autres l’ont fait par le passé qu’ils soient d’outre-Manche, du Sud, de Bretagne ou d’ailleurs. Il ne reste plus  qu’à prier pour qu’on lui coupe les « ailes », que le mal du pays ne le taraude et qu’il dépose définitivement ses valises sur les bords de la Risle.

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