HEU-REUX  M’SIEUR FERNAND !

 

« Qui c’est ?

- C’est M’sieur Fernand !

- Qui c’est ?

-  C’est M’sieur Fernand !

-  Qui c’est ?

- C’est M’sieur Fernand ! Enfin bon,  M’sieur Fernand, c’est mon pseudo ! Moi c’est Charly,  ou éventuellement Franck Roussel, le fils à Monique, Russel Crocs le Gladiateur !

- Dis Tonton, pourquoi tu tousses ? » …

-  Bah, parce que si j’comprends bien aujourd’hui ce s’rait mon tour !  » 

Msieur Fernand

Msieur Fernand (1)Bah ! oui ! M’sieur Fernand, aujourd’hui c’est ton tour, on ne va pas parler de la Chatte à ta sœur ni de la Pipe à pépéRené, mais du « Tonton Flingueur » des Préaux logé sur le Chemin des Dames - il faut l’apprécier déjà par son adresse symbolique mais nous vous laissons l’interpréter : coureur ou combattant ?Msieur Fernand (2)

M’sieur Fernand n’est pas plombier, pourtant c’est un beau métier ? Plombier : Chui pas plombier…bier, bier pourtant notre homme  a du plomb dans l’aile : « Il n’a pas une santé de fer. Voilà plus de quinze ans qu’il vit à la campagne, qu’il se couche avec le soleil, et qu’il se lève avec les poules  » en fin de semaine mais le reste de la semaine, en voiture, en train et en avion, il sillonne la France, de long en large et même en travers : « Heureux qui comme Charly ou Franky ou M’sieur Fernand… a fait de beaux voyages » ;  alors fatigué, épuisé, éreinté, lessivé, la prévention « routière » n’y fait rien : alors il s’est donné le temps de rêver à un autre avenir, plus proche, plus localisé, plus proche des siens, de sa charmante Anne en particulier, qui comme lui partage une vie d’errance de « commis voyageur »  : « Il  ne rêvait pas en couleur, il ne rêvait pas en noir, il ne rêve pas du tout, il n’avait pas le temps ! » mais les rêves d’un avenir meilleur, le 22 aux Préaux, tournent souvent au cauchemar. Msieur Fernand (4)Et quand ce grand sec d’échalas, au crâne luisant comme une balle de golf et au regard vif, ironique et accrocheur, qui a à peine tâté de l’ovale, rencontre un moins de 17, s’éveillent les traumatismes  et les dégâts collatéraux qui s’en suivent pis que ceux de la guerre du golfe ; sagement, à un âge certain ou à un certain âge, il faut se résigner : les contacts physiques doivent laisser la place aux contacts humains. Et là, notre Tango Charly, ce n’est pas qu’un gros marchand de machines agricoles  de Montauban, il sait y faire, il vous vendrait père et mère- pardon Monique et René, mais il n’a pas dû encore vous appareiller- ça va venir, ne vous inquiétez pas.  « Alors ? Y dors le gros con : « Dis Tonton Trinqueur, pourquoi tu tousses ?  » Et avec deux croissants !Msieur Fernand (7)

Notre arrière petit-fils de pauvres paysans ben de chez nous -ça eut payé, mais ça paye plus ! Hein Crésus !-, manie la langue française avec toutes ses facettes  et ses nébuleuses : il passe aisément du registre soutenu au registre populaire : ses bons mots animent les réunions, ses citations sorties de sa Bible réveillent la maison du rugby, d’autant que son humour n’a rien à envier à l’illustre Saint Beuve : «  Il en est de la pointe de l’esprit comme d’un crayon, il faut recommencer à le tailler sans cesse ». Restons français et cet aiguillon si rare, si efficace le caractérise avantageusement : S’il maîtrise toutes la richesse de la langue de Molière, il connaît encore davantage toutes les phrases cultes de son vieil ami Audiard : il faut dire qu’il était à bon école avec une maman professeur émérite de latin et de littérature et que la banque de riches données de son père était tout aussi fournie : un condensé des Chiffres et des Lettres à la maison, et donc calculateur et cultivé l’animal. Sa sulfateuse crache de bons mots, grinçants ou sanglants, explosifs ou corrosifs, sa prose et son verbiage si imagés, si vivifiants, nous divertissent lors des articles (moins de 15 ou  portraits) : Pollux,  son disciple, bénéficie de ses précieux conseils. « Alors ? Y dors le gros con : « Dis Tonton Flingueur, pourquoi tu tousses ?  » Et avec deux croissants !Msieur Fernand (6)

M’sieur Fernand est né un dimanche, à l’heure de l’apéro, ceci explique peut-être cela : n’attendez pas qu’il reste les pieds ancrés au port, il a besoin de bouger même s’il s’en défend : la semaine à l’hôtel, tous les jours sur la route, il trace, il trace, le bougre : vous aurez bien du mal à suivre ses périples et c’est une gageure chaque fin de semaine de regagner son havre de paix auprès des siens qui lui manquent tant et ses minots qu’il entraîne si généreusement et durablement depuis qu’il s’est échoué au club pour suivre son fiston, le petit Arthur qui est devenu grand et sa légende ne fait que commencer : une bouffée d’iode qu’il partage avec son vieux complice, le dur à cuire Nico-cuisson qu’il est bien le seul à supporter- dixit l’intéressé lui-même. « Alors ? Y dors le gros con : « Dis Tonton Bringueur, pourquoi tu tousses ?  » Et avec deux croissants !Msieur Fernand (9)

« Un peu de quinine et un passe-montagne et le voilà requinqué ? On croirait qu’il repart au Tibet », un nouvel Everest pour un nouveau projet, pour une nouvelle mission mais «  Touche pas au rugby, salope de boulot ! Les ruptures, les retrouvailles : les fluctuations de la fesse… » y connaît pas, il préfère les coquilles Saint Jacques au whisky, la langue sauce piquante, un bon vieux vin de paille du Jura ou les bons chasse-spleen, les crus de La Gaffelière : «  Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges le gugusse de Montauban... On va le renvoyer tout droit à la maison mère... Au terminus des prétentieux ». Tchin ! Tchin ! « Alors ? Y dors le gros con : « Dis Tonton Goinfreur, pourquoi tu tousses ?  » Et avec deux croissants ! Msieur Fernand (5)

Vous l’avez compris, cet « oiseau voyageur » qui n’a pas le temps de se poser tant il migre est exigeant avec les autres mais d’abord avec lui-même et maniaque de l’ordre : dans son métier, ce sont des atouts et si les « chasseurs de tête »  l’ont repéré bien vite, ils doivent maintenant chercher à ne pas être décapités. L’Affreux Loup doit trembler dans ses bergeries branchées, l’haineux  mouton se rebiffe et va le dévorer!

Msieur Fernand (8)Fils prodigue et fils unique, philosophe et philanthrope, feel so good et feel all right, fil à retordre et fil à la patte, notre filiforme Franck excelle en tout : son verbe irradie et illumine les assemblées, son charisme regroupe les plus réfractaires, sa convivialité communicative ravive les plus sceptiques et isolés … un de ces membres indispensables aux autres « Tontons » qui prolifèrent en ces temps de morosité et à la Communauté de l’Ovale, bah aujourd’hui les œufs cassés sont au même prix : « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière » et la tienne nous éclaire et nous réchauffe. Merci à Toi M’sieur Fernand, t’es sur orbite, t’as pas fini de tourner, alors laisse nous profiter de ta générosité et de ta gentillesse :   c’est étudié pour !

Ps : « Heureux celui qui a de l’esprit car il sera le dernier … de la saison 4 des portraits ».

 

DAME KAREN

 

Karen 3

 

L'égérie du Grand Marsu

 

Le grand MARSU sait s’entourer…

En charge de veiller sur vos enfants, de leur inculquer les bases du jeu de rugby et de leur transmettre certaines valeurs qui sont autant d’éléments incontournables de ce sport, il choisit de confier la supervision de nos jeunes à un maître organisateur aux vertus reconnues notre ami Fabrice (voir portrait XLVI)

Seulement voilà, rançon du succès, devant l’accroissement des effectifs, l’homme dut être rapidement secondé. Parallèlement à ce rapide exposé de situation, il est des gens (ils sont rares) dont on a le sentiment qu’ils sont nés pour donner, donner du temps, donner d’eux-mêmes, donner sans compter, sans arrière-pensées.

Karen 1KAREN, notre Dame KAREN, est de celles-là. Qu’on en juge : Un métier dont on a coutume de dire qu’il est avant tout une vocation ( infirmière qui plus est auprès des enfants), conseillère municipale, toujours prête à aider l’association « les p’tits loups » (centre aéré des PREAUX et des communes environnantes), s’occupant de la gestion de la cantine du regroupement scolaire, c’est donc tout naturellement que la dynamique KAREN ne put s’empêcher d’aider notre coach emblématique à porter chasubles et ballons en venant assister à l’entraînement de ses trois garçons.Karen 2

Il n’en fallait pas plus à notre digne représentant du grand MARSU pour déceler chez cette sympathique maman un potentiel intéressant. Cela ne pouvait mieux tomber, le samedi après-midi était la seule case blanche d’un agenda aussi noir que la chevelure de notre dévouée infirmière.

Qu’importe, on vous l’a dit, aider chez notre éducatrice d’élite, est une seconde nature.

Alors KAREN ne s’est pas engagée…  Elle a aidé, sans bruit, un samedi, deux samedis, tous les samedis. Malgré sa garde de nuit la veille, malgré celle de la nuit suivante à assurer. Avec toujours la même disponibilité, le même sourire, le même dévouement, la même discrétion elle a aidé simplement…Karen 9

Karen 7Comme si cela coulait de source, notre nouvelle recrue s’en est allée, l’année passée, se faire breveter éducatrice fédérale.

Elle qui, de temps en temps, vous dit avec une sincérité désarmante « Eh ho !!! Attendez les gars ! Moi j’ai jamais joué… j’y connais rien, moi, au rugby ».Avant d’aller reprendre sans sourciller le fil de la séance qu’elle est en train d’animer. Elle est comme ça, notre KAREN, Elle n’entraîne pas… elle aide. Elle aide tellement que sans bruit elle est devenue indispensable. Si elle est absente (cela a bien dû lui arriver une fois) vous verrez nos moins de 7 regarder à droite, à gauche, chercher, pour finalement se retourner et demander sourcils froncés : « Elle  n’est pas là, KAREN ? »Karen 5

Car voilà la miss est adorée, adulée, par les MARSUS. La touche féminine dans un monde de brutes.

Aussi pendant que son MANU favori défie les océans vent debout, celle qui est devenue l’égérie du grand MARSU transmet avec passion. Chaque samedi qu’il vente ou qu’il pleuve, elle revêt son maillot des blacks et s’en va enseigner l’art de la passe et du placage à une nuée de gamins qui savent pertinemment qu’auprès d’elle, ils trouveront aussi facilement conseils et encouragements que douceur, sourire et réconfort en cas de petits bobos.

Karen 4Main de fer dans un gant de velours, la belle parvient même, quand son « voileux  »   de mari rentre au port, à l’amener sur les terrains de rugby… Pour aider.

Décidemment le MARSU sait s’entourer.

 

VINCENT MARIE, NADEGE,  LOUIS,

MATHILDE  ET LES AUTRES …

 

Vincent 1

 

Vincent 8Comme tant d’autres gloires locales du rugby, Vincent a commencé par pratiquer le  football, c’est  à l’âge de 11 ans  qu’il découvrit le  rugby grâce à Jocelyn Dumay, trop tôt disparu dans un accident tragique de moto (cf.  Nos chers disparus). Au club et au lycée Prévert, il se frotta aux meilleurs  participant aux championnats de France  UNSS et terminant même sixième  perdant 17 à 16 face à Grenoble : des souvenirs qui vous suivent pour le restant de votre vie : son coup de pied surpuissant permit, alors que l’équipe prenait l’ eau de toute part face à Toulouse, de faire cesser les moqueries des adversaires quand il tenta une pénalité de 60 m en coin qui passa vraiment tout juste en dessous de la barre transversale.Vincent 2

Depuis notre éducateur- joueur  est resté fidèle à sa passion malgré des problèmes récurrents de dos qui l’éloignèrent pendant presque une dizaine d’années du terrain. Son retour se fit tout naturellement lorsque son fils Louis commença l’école de rugby, pour faire comme papa. Son gabarit ramassé et puissant l’avait destiné tout naturellement à jouer en première ligne, au talon le plu souvent où il s’imposa pendant une longue période mais il excelle aujourd’hui à bien d’autres postes, demi de mêlée, troisième ligne soulageant ainsi ses douleurs et bénéficiant ainsi d’heures de jeu supplémentaires, le plus souvent titulaire avec la B, il lui arrive également d’être aligné sur la feuille de match première par soucis de rendre service aux coaches et apporter son expérience comme les Tautau, Guillaume et Manu ; son palmarès éloquent parle pour lui:  Vice champion de Normandie junior en 93, 8ème de finale du championnat de France junior, plusieurs années titulaire en Nationale 3 et plus récemment Vice champion de Normandie en B en 2012

Vincent 3

Vincent 6« Vince » - qui n’est pas véritablement son surnom- est un garçon solide sportivement comme dans la vie ; ne lui demandez pas de jouer les provocations, de déclencher une bagarre, non c’est un  joueur intelligent et posé, discret et efficace, qui fait le job sans être sanctionné, respectueux des partenaires comme des adversaires, taiseux qui montre l’exemple comme joueur et comme éducateur, bon défenseur, courageux et qui sait se montrer opiniâtre et persévérant  sans ostentation. De nature réservée voire timide de prime abord, il se montre plus festif, plus convivial et fidèle en amitié lorsque la glace se rompt.

Auprès de sa Nadège préférée et de ses deux superbe enfants Louis et Mathilde, il coule des jours heureux. Son travail chez Aircelle lui permet de découvrir de nouveaux horizons : tout proche comme Toulouse, patrie du rugby, qui lui a permis de croiser son idole William Servat  et plus loin les USA et Seattle (normal pour un avionneur), l’Angleterre… mais aussi ses vacances qui lui donnent des envies de départ au soleil : le Maroc serait pour lui et sa famille un lieu idéal de séjours réguliers et enchanteurs. Vincent 7

En attendant, Vincent profite de ses amis, membre des « Tontons Trinqueurs » de l’honorable M’sieur Fernand et membre du « gang du maquis de Saint Mards de Blacarville » avec les Jéjé et Guyguy, une équipe le professionnalisme au niveau de ce que l’on appelle les « retours en bus » et de ses  anciens amis rugbymen : Laurent Niel, Sébastien Guillosson et les frères Toussaint Benoît et Jérôme, un petit verre de whisky à la main qu’il affectionne avec modération bien sûr.

Vincent 5Qu’il en profite car la quarantaine arrivant, il tire ses dernières cartouches avec panache et motivation mais il a préparé ses arrières avec l’arrivée de sa progéniture. Longue vie aux Marie !

Gouel (1) 

VERY GOUEL,  THANK YOU

 

Gouel (3)Ne vous méprenez pas, ce n’est pas une leçon d’Anglais ! Arnaud Gouel, surnommé O’Gouel,  en référence au deuxième ligne ( et là pas de friture ! )  rouquin irlandais O'Connel (sûrement son fils caché), futur joueur du RC Toulon et capitaine du XV du Trèfle,  ne joue au rugby que depuis trois ans. Notre « Irishman rislois », « branché » sports  passa par le foot, le hand, le cyclisme sur route, la course à pied... de riches expériences qui lui assurèrent une adaptation précoce (l’adresse, l’endurance, l’esprit d’équipe et du jeu… autant d’atouts disponibles immédiatement)  et des titularisations en équipe première dès sa première saison de « haute tension » pour des débuts  en fédérale 3 : curieux de tout voir et de tout savoir, il s'adapte de son mieux à toutes les situations transcendé par un bon esprit de compétiteur, « générateur » d’envie : il apprend vite à l’écoute de tous les conseils avisés et sait se faire violence, l’expérience viendra car à 26 ans, il est loin d’être usé.Gouel (2)

Si Arnaud vient de deux termes germaniques : "arn" qui signifie "aigle" et "walden"  "commander" ou "gouverner". Ce prénom évoque la majesté de l’oiseau de proie, symbole de liberté, d'agressivité et de puissance…autant dire que notre seconde latte robuste devrait fondre sur l’adversaire et  imposer son gabarit gaillard : sa gentillesse et sa timidité naturelles contrarient encore ses velléités de combattant :  perfectionniste et toujours en recherche d’excellence, « Nono » se métamorphosera avec le temps en guerrier  belliqueux : des progrès dans ce domaine en attestent, comme le souligne son coach Tex, mais le « courant » agressif est encore alternatif . 

Gouel (5)

Discret, réservé et taiseux, notre gaillard porte un patronyme breton populaire chez nos voisins seinomarins : voile, oiseau, forge … autant de sens qui affole le « réseau » étymologique mais qui n’effraie pas notre technicien électricien chez ERDF rompu aux coupures fréquentes et aux astreintes: d'un esprit vif et alerte, d'une nature optimiste, il sait pouvoir compter sur sa bonne étoile et n'hésite pas à saisir les opportunités quand elles se présentent à lui : Il a besoin de se sentir aimé et reconnu pour aller de l'avant.Gouel (4)

Originaire de Routot, fiancé à la charmante Stéphanie, papa d'un petit garçon adorable de 3 ans nommé Thymeo, supporter du Stade Toulousain, notre gentil costaud est un dur au mal qui partage de vraies valeurs : humainement Enorme ! Que la « force »  soit avec lui et il deviendra Monsieur 100 000 volts! Watt else ?

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