ERIC, AU NOM D’OPER

ET DES FILS

ET DES SAINTS D’ESPRIT

Eric1

 

Mes bien chers frères et sœurs,

Lorsque Daniel Oper (qui allait être l’un des bâtisseurs de la Maison du Rugby originelle René Plessy ) et Marie-Claude traversèrent la route de Saint Paul pour inscrire leur fils aîné Eric à l’école de rugby, ils ne savaient pas qu’ils le portaient sur les fonts baptismaux d’une nouvelle religion : « Rugby et Orbi  » …son frère Benoît et sa sœur Sophie prononceront plus tard les mêmes vœux. Eric  ne renierait que dans quelques traversées du désert jusqu’à nos jours  ce culte et son club.

Eric2Bien sûr, « Pépère » commença par le ballon rond, ne délaissa le kimono qu’à l’adolescence et joua quelque temps pour une paroisse plus grande mais il revint sagement à son club d’origine où il termina sa carrière de joueur avec quelques titres et accompagne depuis de nombreuses saisons les jeunes générations risloises : « rendre ce que le club lui a donné » comme il le dit souvent. Alors toutes les semaines et depuis des lustres ( au moins trente ans ), il jongle avec ses horaires de routier ( un peu plus de cinquante heures…, répond-il en choeur avec ses collègues Ben, Rico, Paco… ), pour être là à tous les entraînements, matches, réunions… à tous les « offices » rugbystique, sacrifiant par choix les troisièmes mi-temps si précieuses aux rugbymen. Eric4

Notre pratiquant est un passionné, vous l’avez compris mes biens chers frères et sœurs,  et la passion selon Eric, comme pour tout le monde, est souvent excessive et aveugle : impulsif ou silencieux, rebelle ou torturé, habile ou maladroit, taciturne ou loquace, orgueilleux ou simple. ..au gré de ses humeurs.

Joueur au tempérament bien trempé, à l’aile comme au centre, à l’arrière comme à la mêlée, au talon comme en troisième ligne, il montrait la même détermination : forcené du travail tant sur le plan physique que technique, il excellait dans les débordements, les feintes de passe, les cadrages débordements misant sur sa dextérité et sa vitesse : son caractère belliqueux et fier n’acceptait pas la défaite : elle le révolte et  le mine encore. Sévère avec lui-même, il exige des autres le même engagement, le même professionnalisme, la même exclusivité … le « Pro » est perfectionniste mais oublie que pour la plupart, le rugby est jeu, plaisir et distraction car pour notre homme, le Rugby est sa Vie…et une des façons de la réussir.

Eric3Educateur, il s’est toujours démarqué du collectif, plaidant pour sa paroisse, sûr de ses seules  valeurs : rigueur et  intégrité : sa fidélité témoigne cependant en sa faveur : Eric plaît ou ne plaît pas mais ne laisse pas indifférent car sous sa carapace intransigeante, se cache un « paroissien » sensible et attachant. Il transmet sa technique irréprochable, sa ferveur, ses envies même si, de temps en temps, il ne contrôle pas ses pulsions, ses réactions : il a trop de cœur ou de certitudes.   

Nathalie, sa tendre épouse le voit évoluer lentement mais sûrement - elle qui a pris une place de gardienne du PSL pour le voir un peu plus souvent- ; ses enfants Alexis – qui joue en première à Couronne-, Emilie, sa fille préférée,   et Eric- qui porte le numéro 8 chez les moins de 19-,  ne l’ont pas vu souvent pendant leur enfance de par son métier et sa passion mais ils  lui pardonnent ses absences et son investissement car ils ont compris que pour lui, le rugby était vital, un moyen de se dépasser, de se valoriser,  d’exister, de tracer sa route au volant d’un quinze gonzes … Alors encore un peu de patience encore car Eric se bonifie même si le chemin est encore  tortueux .  Amen. Eric5

Allez dans la Paix des braves et que la brebis, tondue ou chevelue ? qui s’égare parfois, retrouve le troupeau des Bons Pasteurs. Ainsi soit-il.

 

SIR DID

 

Did dirigeant

 

Didier 1« Surely, it’s a bad joke » mais notre Sir Did, Didier Lannoy,  n’est pas un citoyen de sa Gracieuse Majesté même s’ il a toutes les caractéristiques qui font le charme de nos amis britanniques et pour ses qualités personnelles, anoblissons-le, décernons-lui franchouillardement l’Ordre de la Jarretière.Didier 4

« Honni soit celui qui mal y pense » :  Ce « gentleman-farmer » cultive ses racines et ses terroirs,  se distingue notamment par son calme, sa sagesse et son stoïcisme face aux maux qu'il ne peut éviter – et Dieu sait qu’il en a déjà endurés, ce quarantenaire-, ses bonnes manières et sa courtoisie envers tous ceux qu'il côtoie et ses nouvelles fonctions de dirigeants mettent en valeur sa  bonne éducation : les festivités des Quarante ans, les plaquettes 25 et 26 sont les preuves de ce sens de l’humilité, de la modestie, de la fidélité, du dévouement et de l’investissement gratuit qui l’honorent, car Did’s, comme il se plaît à parapher, est aussi discret qu’il est efficace : il perpétue dans la tradition et l’amitié ces actions qui font la réputation d’un club, en restant ouvert à toutes les propositions et suggestions.Did avec les amis

Did et les 40 ansSur le terrain comme dans la vie, les entraîneurs successifs et ses coéquipiers savaient qu’ils pouvaient compter sur lui, non pas pour se mettre en avant, il était déjà en première ligne mais cette force de la nature - serrez lui la pogne pour voir- et ses larges épaules de déménageurs rassuraient. Mister Did ne jouait pas « les pies crevées », il excellait dans le travail obscur de la « mine » : mêlées, mauls, groupés pénétrants, toujours en soutien du porteur de la gonfle, rarement balle en main à faire le beau, à parader, à profiter du travail des autres: il cherchait à ôter les obstacles qui s'opposaient aux initiatives de ses partenaires, ce sens du collectif typique du jeu d’avants anglais altruiste. Pour lui le flegmatique, le fair-play va de soi : il  convient de se comporter toujours envers un ennemi comme s'il devait un jour devenir un ami et ses adversaires ne lui ont jamais tenu rigueur de son engagement et sens du combat.  Silencieusement et pour rendre service, il a souffert de mille et une blessures jusqu’au terme de sa carrière, la saison dernière. Un seul regret, certainement, il est passé pour des raisons personnelles et familiales,  à côté d’une carrière de rugbyman plus riche et élitiste mais là n’était pas l’essentiel, il mène aujourd’hui dans ses initiatives, ses actions des matches aussi passionnants et intenses pour son club et ses amis.Did en seniors

Didier a trouvé cet « équilibre » avec Valérie et depuis les arrivées de Mathilde, Thibault et Alban, il se montre  toujours aussi disponible et serviable, aussi fédérateur – normal au Royaume Uni -, aussi enthousiaste malgré un travail prenant et fatigant, un civisme social et solidaire qui l’ont poussé à devenir le maire de sa commune.Did et les anciens

 « A gentleman is a man who can play the bagpipe, but who does not », c'est-à-dire : « Un gentleman est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse, mais qui n'en joue pas » ce proverbe anglais repris par Pierre Desproges illustre non sans humour notre ami et Alec, notre vraie référence britannique, peut en témoigner. See you soon, M’sieu Did’s, Mister Did’s, close to the pitch or in the club house.” God save the Did’s

 

 

A BIENTÔT GENEREUX 

 

JERÔME

 

20102011seniors Captain JeromeA l’heure où son club de toujours va inaugurer sa nouvelle Maison du Rugby « René Plessy », Jérôme s’emploie à construire la sienne. Après vingt années de passion suivies, il a décidé sagement de mettre en parenthèse sa fin de carrière rugbystique – il n’y a pas que le rugby dans la vie- pour passer à l’étape suivante de sa vie d’Homme : ériger sa maison fait partie de ces phases essentielles de l’existence pour fonder un Foyer.Bibis Goliath et Jerome

Ce futur Captain qui répond au nom d’Henry, ce « Titi » rislois,  a fréquenté toutes les équipes de jeunes de l’école de rugby risloise. Un petit gabarit pour pratiquer ce sport de « voyous » mais solide sur ses appuis tel le Colonel pour les anciens ou comme Jéjé pour les modernes, l’a propulsé au poste de trois-quart centre ; impulsif, agressif, courageux, vaillant, taiseux mais efficace, il était écouté des siens ; il a connu les montées et les descentes, les titres et les échecs de ces dernières années. Pour la bonne cause, il a même porté le numéro neuf, toujours à la pointe du combat, il montrait l’exemple et savait se sacrifier : ses nombreuses blessures témoignaient de cet engagement ;  sa réserve et sa discrétion naturelle ne l’empêchaient pas avec quelques mots bien choisis de mener ses coéquipiers aux honneurs - l’exemplarité vaut souvent bien mieux que de longs discours excités et rengaines quand tout le monde est à l’unisson.

20102011seniors Jerome et ses disciplesEmployer le passé n’est pas à l’ordre du jour pour notre jeune retraité et lorsque le toit posé, les finitions terminées … et la tendre épouse comblée, et que l’envie de se dépasser  reviendra, sûr que « Téléphone – Maison », Jérôme rechaussera les crampons pour retrouver  ces sensations, ces émotions qui taraudent les anciens, pour le plaisir de vivre ensemble ces derniers moments de rugbyman avant de passer à la suite… « Il n’y pas que le rugby dans la vie mais heureusement qu’il y a le rugby  » Nul doute que cette pierre angulaire de notre Maison abrite de nouveaux projets. .. et pourquoi pas rugbystiques.   Merci Captain et à bientôt sur le Pré !

 

FABRICE DU RCPA,

 

 

PARDON DUPARC 

 

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Fabrice2Pour tous ceux qui côtoient le RCPA depuis des dizaines d’années, Fabrice le symbolise, non pas par l’anagramme heureux et involontaire de son patronyme, mais ce joueur, cet éducateur, ce dirigeant et cet ami pour notre famille rugbystique – et ce mari et ce père pour les siens, sa véritable raison de vivre- : il représente en effet la fidélité, la continuité, le dévouement, l’engagement, la passion, la modestie et la quiétude.Fabrice1

Arrivé trop tard au rugby, après une carrière de footeux exemplaire au CAPA, il joua le plus souvent à l’aile où sa puissance, son adresse, son sens tactique et sa disponibilité dans le jeu firent merveille dans les années 90 : pas le genre à déborder, à contourner mais à percuter et pénétrer. Sa condition physique lui permettait de couvrir les espaces et sa fin de carrière en troisième ligne mit en évidence ses qualités de plaqueur- gratteur.

Fabrice3Tout naturellement et avec l’aide de ses compères Franck Mordant et Olivier Gilon et autres, il s’impliqua comme éducateur. Formé très tôt, il devint la pierre angulaire d’une école de rugby florissante : dispensant  avec le même  bonheur de la baby school aux moins de 15, en passant dans toutes les catégories d’âge, les rudiments de notre sport mais en s’attachant surtout à partager ses valeurs qui font sa  réputation. Fabrice5Sous sa houlette, l’école de rugby reçut la labellisation : tous les éducateurs furent formés, les tournées se succédèrent tous les deux ans de Saint Lô à Chard en passant par Bruxelles, les stages de printemps virent le jour, les journées des copains se multiplièrent, les regroupements avec Bernay, Gravenchon , Lisieux virent le jour pour faire jouer les minots. Sylvie, sa femme, et Mathilde, sa cavalière de fille, ne le voyaient pas trop souvent : les réunions, les stages, les tournois s’enchaînaient, sa situation professionnelle évoluait parallèlement, fatigué, épuisé, lassé aussi, il abandonna à ses amis le soin de poursuivre sa tâche et Sgeg, fidèle des fidèles aussi, reprit le flambeau.Jean 2

La saison dernière, les moins de 15 ans, Paco, Sgeg et Rico  le virent revenir, n’hésitant pas à approfondir sa formation d’entraîneur et cette saison aux rênes des moins de 15, il accomplit avec enthousiasme, discrétion, sans tumultes, un travail de fourmis au sein du club : la génération des 86 qui évolue en première aujourd’hui lui doit beaucoup de par son état d’esprit, sa disponibilité et son humilité exemplaires. Oui Fabrice, t’es bien  DU RCPA !    Fabrice4

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