DESSINE MOI UN CLUB

L'atterrissage avait été brutal. L'avion avait heurté la première dune en son sommet, puis· rebondi d'une aile à l'autre, creusant un profond sillon dans le sable et s'était finalement arrêté au pied d'une seconde dune, le nez planté orphelin de ses hélices. Le vol avait pourtant bien débuté. Le pilote,Jéfé, et son co-pilote Ricardo étaient partis de Buenos Aires, avec leur chargement postal en direction des îles du Cap-Vert où ils avaient fait escale. Puis, de là, ils étaient partis pour Tombouctou. Dans la nuit, l'océan de sable déroulait son majestueux manteau, et les étoiles deve­naient alors leurs seuls repères, innombrables, et scintillantes. Le ronronnement du moteur avait eu raison de Ricardo, qui s'était réfugié dans un sommeil profond avec ses rêves les plus fous. Depuis quelques temps, il ronchon­nait et maugréait fréquemment, signe que chez lui quelque chose n'allait pas.Jéfé le connaissait bien et savait ·que leur vie, faite d'aventures au gré des traversées aériennes, toutes aussi risquées les unes que les autres, allait prendre une autre direction. Ricardo n'aspirait qu'à une seule chose : se poser, trouver une femm_e et faire des enfants,"si pos­sible des garçons" répétaient-ils dans ses moments d'euphorie alcoolisée, o⯑. juché sur un tabouret d'une bodega, il prenait à partie l'assistance et leur chantait «mon chapeau à quatre bosses)). 

La première ratée du moteur n'inquiéta pas Jéfé. Le vieux coucou n'en était pas à un soubresaut près, et ses toux ponctuelles, lui donnait même un côté presque humain. Les ratées suivantes l'interpellèrent davantage à tel point qu'il décida de réveiller Ricardo. Dès lors, les deux hommes écoutèrent attentivement, les yeux rivés sur les compteurs, la moindre fausse route de l'engin, essayant de deviner ce que tel ou tel bruit signifiait. Ricardo interprétait, et énu­mérait toutes les pièces du moteur, ponctuant chacune d'entre elles, d'un «putain de merde)) très inquiétant. Pendant ce temps là, Jéfé essayait de se repérer, mais la nuit les avait entouré de son enveloppe ténébreuse,'ne laissant rien transparaître. En bas, le désert, en haut le ciel, et eux oscillant entre les deux, et perdant, chaque minute un peu plus d'altitude.Jéfé pensa un bref instant que leur vie allait prendre une direction radicale, plus vite que prévu. Serrés l'un contre l'autre dans le cockpit, l'air frais pollué par les effluves d'huile chaude mêlées de carburant les asphyxiant à moitié, ils avaient conscience que le fil ténu de la vie qu'ils avaient si souvent raillé, _était arrivé à son point de rup­ture. Jéfé, les muscles bandés sur le manche, ne disait rien. Ricardo, à ses côtés, n'arrêtait pas dé jurer, en appelant à tous les saintes et saints qu'ils connaissaient, et même à celles et à ceux qu'il ne connaissait pas, ce qui la foutait mal pour un anarchiste comme lui. Puis, l'avion heurta la dune. 

Ce fut Jéfé qui reprit ses esprits le premier. Il se tourna immédiatement vers Ricardo, qui geignait : "je vais mourir, je suis mort, viva la muerte.... je les emmerde tous....". Tout doucement, il lui glissa à l'oreille : «mais non, t'es pas Le plus difficile fut de sortir de l'avion, les portes étant en partie bloquées par le sable. Une fois extraits de la car­casse, les deux hommes se turent. Rien. Le silence était impressionnant et contrastait avec le vacarme de l'ati:erris­sage. Le désert les accueillait avec sa plénitude et leur imposait sa sérénité infini. Pas un bruit, rien de rien, si ce n'est le crissement de leurs pas dans le sable d'une extrême finesse, et leur respiration encore haletante de la peur et de la volonté de vivre qu'ils venaient de manifester. Ils prirent la décision de ne pas s'éloigner de l'avion, et d'attendre le lever du jour. lis seraient ainsi plus repérables pour les secours qui ne manqueraient pas d'arriver, inquiets de leur absence, et ce malgré l'inutilité de la radio morte sur le coup. Ils avaient un peu d'eau et quelques biscuits apéritifs, grappillés ici et là par Ricardo, sans compter une caisse de bouteilles de pastis de contrebande, pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours.Au pied de l'appareil, les deux hommes, emmitouflés dans leur combinaison s'endormirent pro­fondément, épuisés et rassasiés d'émotions fortes. 

«Eh, monsieurn ' «Eh, monsieurn ! 

Jéfé se recroquevilla cherchant dans le sable la chaleur qu'il ne trouvait pas dans son corps, en vain. Il avait envie de dormir, de rester là à attendre que les rayons du soleil viennent lui caresser son dos meurtri, et de se laisser faire. «Eh, monsieurn ! «Eh, monsieurn ! 

Mais, il y avait cette voix, improbable, impossible et enfantine qui insistait. Non, vraiment, il était trop bien pour ne pas risquer d'ouvrir un œil et répondre à cet appel fantasmatique. 

La voix se fit plus insistante encore : «Eh, monsieur» ! «Eh, monsieur» ! 

Jéfé ouvrit les yeux, se redressa péniblement, les membres engourdis. Le sable avait pénétré dans la combinaison et il se gratta machinalement les couilles provoquant une irritation brûlante. Une fois debout, il jeta un œil sur Ricardo, qui dormait sur le ventre, la joue gauche collée à la dune, ces ronflements dignes de I' âge glaciaire ayant creusé un petit cratère à la hauteur de la bouche. Vautré dans le sable, il semblait s'agripper à la dune comme à une femme, avec la ferme l'intention de ne pas la lâcher. 

Le plus difficile fut de sortir de l'avion, les portes étant en partie bloquées par le sable. Une fois extraits de la car­casse, les deux hommes se turent. Rien. Le silence était impressionnant et contrastait avec le vacarme de l'ati:erris­sage. Le désert les accueillait avec sa plénitude et leur imposait sa sérénité infini. Pas un bruit, rien de rien, si ce n'est le crissement de leurs pas dans le sable d'une extrême finesse, et leur respiration encore haletante de la peur et de la volonté de vivre qu'ils venaient de manifester. Ils prirent la décision de ne pas s'éloigner de l'avion, et d'attendre le lever du jour. lis seraient ainsi plus repérables pour les secours qui ne manqueraient pas d'arriver, inquiets de leur absence, et ce malgré l'inutilité de la radio morte sur le coup. Ils avaient un peu d'eau et quelques biscuits apéritifs, grappillés ici et là par Ricardo, sans compter une caisse de bouteilles de pastis de contrebande, pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours.Au pied de l'appareil, les deux hommes, emmitouflés dans leur combinaison s'endormirent pro­fondément, épuisés et rassasiés d'émotions fortes. 

«Eh, monsieurn ' «Eh, monsieurn ! 

Jéfé se recroquevilla cherchant dans le sable la chaleur qu'il ne trouvait pas dans son corps, en vain. Il avait envie de dormir, de rester là à attendre que les rayons du soleil viennent lui caresser son dos meurtri, et de se laisser faire. «Eh, monsieurn ! «Eh, monsieurn ! 

Mais, il y avait cette voix, improbable, impossible et enfantine qui insistait. Non, vraiment, il était trop bien pour ne pas risquer d'ouvrir un œil et répondre à cet appel fantasmatique. 

La voix se fit plus insistante encore : «Eh, monsieur» ! «Eh, monsieur» ! 

Jéfé ouvrit les yeux, se redressa péniblement, les membres engourdis. Le sable avait pénétré dans la combinaison et il se gratta machinalement les couilles provoquant une irritation brûlante. Une fois debout, il jeta un œil sur Ricardo, qui dormait sur le ventre, la joue gauche collée à la dune, ces ronflements dignes de I' âge glaciaire ayant creusé un petit cratère à la hauteur de la bouche. Vautré dans le sable, il semblait s'agripper à la dune comme à une femme, avec la ferme l'intention de ne pas la lâcher.

Abasourdi,Jéfé se dit que décidément le désert lui jouait encore une fois un mauvais tour.Alors qu'il se dirigeait vers la carlingue de l'avion, la voix reprit de plus belle. Jéfé se retourna doucement, et il le vit, là devant lui, debout sur ses pieds. En plein milieu de nul part, il avait devant lui, un enfant au visage poupin qui souriait. 

«Mais qu'est ce que tu fous là ! ?». Le sourire demeura, les yeux pétillaient de malice. 

«Comment t'appelles tu ! ?» Pas de réponse. 

L'enfant s'approcha et Jéfé put ainsi mieux le détailler. Il portait un short bleu marine, un peu délavé, des chaus­settes à moitié baissées de couleurs rouge et bleues en rayures. Le tee-shirt, en dehors du short, laissait entre­voir quelques inscriptions. Il distingua un R, puis un C et un P, mais pas la quatrième lettre. Mais ce qui l'étonna le plus, fut ce que l'enfant dissimulait mal sous son bras droit : un ballon de rugby. Instantanément, Jéfé ressentit comme une vague de chaleur lui parcourir le corps. Le rugby avait été sa passion et voir en plein milieu du désert un môme avec un ballon, lui rappela tout son passé de joueur anonyme. 

L'enfant le prit par la main, et lui posa une question : «Dessine moi un club» 

Jéfé : «Un quoi ??» L'enfant : «Un club, s'il te plaît, dessine moi un club» réitéra l'enfant d'un ton suppliant. Jéfé : «Un club de quoi ?» 

L'enfant : «t'es miro ou quoi ? Un club de rugby, ben tiens ! T'es vraiment vieux, toi, alors !» 

Jéfé sourit et pensa que la cinquantaine récemment dépassée, décidément, se voyait sacrément bien. Ne sachant pas par où commencer, il décida de lui décrire avec des mots simples, le club qu'il avait fréquenté pendant 19 ans, et dont il avait assuré la présidence avec Ricardo. 

Jéfé : «Un club ? c'est d'abord une bande de potes qui aime à se rencontrer, à se parler, à s'engueuler et à se réconcilier, à faire la fête, à partager les bons et les mauvais moments, parfois même à s'étreindre pour commu- nier entre eux leur force et leur énergie» 

L'enfant : «Des homos ????» 

Jéfé surpris par la remarque : «Non, mais des mecs qui s'aiment quoi ! Qui peuvent parler de choses complè­tement superflues qui n'intéressent qu'eux» 

. L'enfant : «Quoi par exemple ?» 

Jéfé : «sais pas moi, le feu d'artifice organisé par Pancrace sur la grand place de Bruxelles ; le retour du Rheu ; la bagarre d'Armentière» 

L'enfant : «Vous vous bagarrez ?» 

Jéfé : «Ben, des fois l'entraîneur nous disait» Eh les gars on n'est pas venus jusqu'ici déguisés en feuille de chou pour se faire brouter le cul par des lapins !" 

L'enfant, les yeux ronds comme des billes : « Ca veu·t dire quoi ?» 

Jéfé, un peu gêné : «Ben, des fois, fallait se faire respecter» 

L'enfant, visiblement un peu déçu : «C'est que ça, un club ?» 

Jéfé : «Mais non, c'est aussi des tas de mecs de 7 à 77 ans animés par la même passion, qui ne vivent que pour un bout de rectangle vert et un ballon ovale, comme le tien. C'est aussi un club house, la seconde maison des rug­bymen, où ils se livrent parfois à des rites étranges qui scellent les amitiés et qui se terminent en maux de crâne indescriptibles. Ce sont enfin, les bénévoles qui, à défaut de jouer, partagent les instants de convivialité avec les joueurs, les supportent et contribuent à la bonne marche du club» 

Bouché bée, l'enfant regardait fixement Jéfé. Puis, tout doucement, il lui prit la main, et l'invita à marcher. Peu à peu, ils s'éloignèrent de l'épave de l'avion. Mué par une force invisible mais apaisante, Jéfé se sentait bien. L'évocation des ses souvenirs l'avait rendu heureux. Et puis, ... il y avait cette petite main dans la sienne, celle de cet enfant inconnu, qui inéluctablement l'entraînait au loin, loin de tout repère et loin de tout secours. Ils mar­chaient main dans la main vers le soleil quand l'enfant reprit la parole : 

«Tu sais, mon papa, il est ingénieur et il a créé le monde, il a fait les océans et les déserts !!» 

Jéfé serra un peu plus la quenotte du gamin : «Ah, oui ! ?» 

L'enfant : «Même qu'il a dit que s'il avait créé des oasis, c'était pour que les hommes puissent s'y abreuver, et, les déserts, c'était pour qu'ils puissent y retrouver leur âme» 

Jéfé, amusé : «Il a dit ça ton papa· ???» Puis, il pensa que le papa en question devait être drôlement puissant pour avoir pensé à tout ça. Il se tourna une dernière fois vers le lieu de l'accident, mais il n'y avait plus que le sable et encore le sable. Pourtant, il se sentait bien. Si ce n'était cette impression de légèreté qui lui donnait l'impression de prendre de l'altitude, de flotter dans l'air et de ne plus sentir le sol, il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie. 

Quarante ans entre Honneur et Fédérale 3 et encore une équipe fanion jeune et prometteuse ! S'il fait toujours bon vivre au RCPA il faut en féliciter les différentes équipes dirigeantes qui ont su au fil des années se remettre en cause et s'ouvrir à tous. 

L'avenir appartient aux jeunes. Sans doute, mais encore faut-il leur donner les moyens de s'épa-nouir. 

L'objectif de ces dernières années a donc tout naturellement visé notre Ecole de Rugby, de la for­mation des Educateurs aux petits voyages qui forment la jeunesse et créent les liens si chers au rugby. Ainsi peut-on s'enorgueillir de voir, le samedi, 120 enfants et adolescents jouer sur nos terrains, encadrés par des à peine plus vieux. 

Les « Vieux ». ceux qui ont été, fulminent, critiquent, conseillent (plus ou moins bien tant dans la forme que dans le fond) et rêvent sur la touche. C'est leur bain de jouvence hebdomadaire. Il faut les en excuser car si les victoires sur le terrain sont aussi les leurs, les défaites le sont plus encore. 

Alors le Vieux durant la semaine fait son entraînement, de la réunion de bureau au lavage des mail­lots en passant par les coups de fil à des spécialistes de la COM. in joignables ... et la grande occupation de ces dernières années, la recherche de Partenaires Financiers. Car le Vieux bénévole, pour faire jouer de jeunes rugbymen tout aussi bénévoles doit trouver des sous. 

Résultats de ces investissements 1 

Labellisation de l'Ecole de Rugby. 

Des victoires sur des adversaires comme Rouen, Evreux ... 

Des juniors champions du Grand Ouest en 2004 

Ces mêmes jeunes, trois ans après, épaulés par quelques vieux grognards atteignent les 1 /8 de fina­les de championnat de France. 

On ne doit pas si mal s'y prendre au RCPA. Longue VIE ! 

 

Les obsèques de Dany auront lieu le jeudi 20 décembre à 14 h en l’église Saint Jean Eudes de Rouen ( pas de fleurs, de couronnes ni de plaques)


Danny1

 Témoignage d'affection de son petit frère Jean Luc

Treize mois nous séparaient à la naissance

Adultes, Il toisait 15cm de plus que moi 

Et 25 kgs de plus sur la balance!

Depuis notre enfance on m’a toujours présenté comme «  le frère De Dany « loin d’en être gêné, j’en étais fier.

Il était fiable sur un terrain comme il l’était dans la vie.

Notre passion commune du rugby nous rapprochait.

Il a su transmettre  cette envie de la balle ovale à pierre  Bastian son fils et à Nathan et Colins, ses petits-fils qui écumeront les terrains normands comme l’a fait Dan.

Merci pour les hommages à nos proches et amis du rugby.

Jean Luc  « Le petit frère de DANY », ancien joueur et responsable de l’EDR du RCPA 

« Oh ! Dany ! Oh ! Dany ! Oh ! Dany ... Blues ! »

Danny2Décidemment cette année du cinquantenaire aura marqué au fer Rouge… et Bleu notre Communauté d’Ovalie Risloise : Guytout, Didier, Bip Bip et maintenant Dany, ce mercredi ( Dany Lefrançois ) croisé lui aussi à ce Grand Rassemblement festif du mois de mai. Homme passionné de sports en particulier de hand puis de rugby. Il vint au RCPA tout en jouant au Hand au haut niveau à l’ASPPT Evreux (alors en nationale 2) : samedi soir en salle, dimanche sur le pré. Troisième ligne perforateur puis deuxième ligne et même pilier, habile de ses mains (il dut être l’inventeur de ce que l’on appelle aujourd’hui les off loads), il disputa les premiers championnats de France de l’histoire de notre club dans les années 70-80 et prit par la suite le restau de notre ami corse du « Bivouac » à Fourmetot avec la douce et tendre Christine : nos troisièmes-mi-temps du dimanche soir bercèrent les premiers ébats de la petite Fanny, sa fifille préférée.Danny8

Il migra pour des raisons professionnelles à Rouen  où  il devint vigile, se dépensa sans compter auprès des jeunes des hauts de Rouen pour les insérer et les intégrer, rejoignit  le RC Rouen où il fut un joueur disponible au besoin des équipes du club, dirigeant, homme à tout faire, bénévole au service des autres avant de rejoindre l’ASRUC et disputer quelques matches avec son  fils complice Pierre Bastian( à plus de 50 ans, svp ) et  suivre encore récemment son petit-fils dont il était peu fier sur les terrains. Epicurien, il savourait tous les bons moments de la vie : convivialité et amitié ; Excessif, belle gueule et grande gueule, il mena un dernier combat silencieusement mais farouchement contre ce foutu crabe mortifère qui ne cessait de le repincer.

Blues à l’âme encore quand ce mardi, lors de notre réunion bimensuelle d’anciens, notre « Big » nous lisait un article  paru dans le programme du dernier match de Rouen Normandie Rugby qui rendait un hommage à ce travailleur infatigable du rugby normand alors qu’il jetait ses dernières forces dans la bataille.

Danny3Nous adressons nos sincères condoléances à sa maman, à son frère Jean-Luc, à Christine, à ses enfants et petits-enfants. Oh ! Dany ! Oh ! Dany ! Oh ! Dany ! Blues !

Premières Réactions :

L'ayant croisé à la cérémonie pour Didier, Dany m'avait dit qu'il terrasserait cette saloperie vite fait bien fait et qu'on irait faire un p’tit run moto ensemble dès qu'il pourrait regrimper dessus...Un sacré guerrier, optimiste quoi qu'il arrive. Une gueule, une gouaille, un caractère, une envie de bouffer la vie. Un punk à sa façon en somme. Quel personnage ce mec ! Rahan alias DenisDanny4

Grosse pensée pour vous tous qui l’avez bien connu et qui avez  joué avec lui. Je l’ai croisé à l’époque où j’habitais à Rouen entre 1987 et 1993, il était vigil à la FNAC, je garde en mémoire nos discussions sur le rugby en général et le RCPA en particulier. Un mec solide sur qui on pouvait compter, c’est le ressenti que j’en avais.

Danny5Décidément 2018 restera une année bien particulière dans l’histoire de notre club, je suis triste et ému.

Carpe diem les amis. Bien cordialement. Kind regards. Didier Lannoy

Le sort s'acharne sur les fidèles du Bar-Resto-Discothèque de Fourmetot.

Solides sur les appuis les mecs, on ne va pas laisser la camarde gagner la troisième mi-temps. Jean du clan Mac LecachDanny6

Adieu Dany. Une pensée amicale aux tiens. B1

 

Décidément, cette année 2018 est bien triste. Je suis profondément touché par tous ces décès. Mes sincères condoléances à Christine pour qui j'ai une pensée émue. Jacques dit Billet de mille

C'était un vaillant, un meneur, dommage !

Condoléances à sa famille, amitiés au RCPA. Pascal Vuadelle

 Danny9

Décidément cette année du cinquantenaire 😡😡😡😡 Dany que tous ces souvenirs qui me reviennent ... les quelques Matches faits ensemble Et les soirées au bivouac à Fourmetot .... RIP DANY Didier Lecordier

Danny, perdu de vue plusieurs année durant, revu lors du cinquantenaire du RCPA, je garderai ta jovialité, ta gentillesse, ton engagement avec les copains sur le terrain (et pas que… ) en mémoire. Une pensée pour Christine et les tiens. RIP Henri Laigle n° 6

Encore une fois comme pour tous les autres, nous perdons beaucoup. Avec la disparition de Dany...Mais nous avons eu la chance de le connaître, de le croiser et à ces moments-là nous avons gagné. Tous les bons souvenirs ensemble, On ne nous les prendra pas. Je vous embrasse toutes et tous. Je pense à lui A sa famille  A vous  Amicalement RCPA. Manou Gréco

Encore un plaquage déloyal ! 
Trop c'est trop !
Quand je pense à toi Dany , voilà ce qui me vient à l'esprit :
- ta présence imposante et ta bravoure sur le terrain
- les 3èmes mi-temps pleines de chaleur et d'amitié au Bivouac
- le couple que tu formais avec la formidable Christine, la naissance de Fanny et Pierre-Bastian ( que je connais peu )
Tous ces souvenirs te rendent éternel. 
RIP Francis SENINCK

 

Effectivement il était temps de fêter cette cinquantaine et de profiter de ces festivités pour se retrouver un bref instant. La fin de vie de ceux qui nous sont chers, ceux avec lesquels nous avons partagé les mêmes valeurs, nous rappellent inexorablement que nous sommes éphémères

Reste cependant un vide et la peine pour ceux qui restent.

Alors salut Dany et condoléances à tes proches. Pascal LAIGLE

Gros Tanker s'en est allé. Je me souviens des soirées d'après match à Fourmetot et de sa bonne humeur. Je l'avais revu à la FNAC lorsque j'habitais ROUEN. En plus ma femme et lui était inscrit dans le même club de plongée. Sincères condoléances à sa famille et à vous ses potes du RCPA. JB Aguirre

Voudriez-vous transmettre mes condoléances à la famille de Danny et tous ses amis et au Club

Je suis de retour d`Ecosse et trouvé cette  triste nouvelle de Danny.  

Comme beaucoup de commentaires, l`année de notre 50 ans est inoubliable pour beaucoup plus que le rugby.

Les mecs comme Guytout, Didier, Bip Bip et Danny sont tous très importants et bien plus que quelques mentions au niveau de rugby.  Des mecs superbes, sympa, travailleurs et des caractères.  Je ne possède pas un vocabulaire suffisant en Français pour justifier les talents de Danny et tout le groupe que nous venons de perdre.

Je reste bien triste. Alec Jones from Stow et pour Stow RFC

Danny7

 

UN SNIFF DE STOWStw RFC

 

douches stowRendez-vous aux «Alliés». Signe de ralliement : un canotier. Quelques chansons bien senties, quelques fines plaisanteries et autres anecdotes, quelques rafraîchissements servis par Michel Oourdan) .. Et hop ! Dans le car ! L'ictère déjà bien mis sur les rails, en route vers Le Havre pour un embarquement direction Southampton sur un ferry de la P&O, théâtre de mémorables « Scènes de chasse en Bavière ». Re-rafraî­chissements car il fallait resté hydraté en prévision des luttes à venir sur les «pitches» de Salcombe, Gloucester ou Stow on the Wold, voire les trois à la suite !!! rcpa stow 72 2In Ingland 3

In ingland 1Tous les anciens se souviendront sans peine de ces croisades sur les terres de la perfide Albion. Certains se souviendront aussi de cette formule qui avait fini par nous faire rire (Tico ne me démentira pas !) : «C'EST MIEUX !». Sortie de match Stow

Prendre une branlée (mais en Angleterre), le «good game» du vainqueur britannique, la haie d'honneur à la fin du match, la pinte commandée au bar car on se fait pas servir en salle (bitter or lager /), les chan­sons anglaises (one banana ... si,si senora !!!), les club-houses anglais, le jeu anglais, l'esprit anglais, bref, tout ça c'était ... MIEUX ! Sur la route de Stow panne dessence

Même cette immonde baignoire dans laquelle il fallait se plonger après les matchs si on voulait se laver tant bien que mal, même cet énorme bouillon de culture dans lequel barbotaient des individus comme Big One, Riton, La Croche, Snif, Marcel, etc ... c'était MIEUX ! C'est vous dire ! 

Et c'est tant Mieux. 

Mulot in Ingland

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« EASTER’S TOUR 2017

 

DES DES TRES

 

SENIORS »

 

"WHAT A BULL SHIT TOUR !* "historiqueingalndtourneedemerde1

 

Historiqueinglandbigone1Commencer un voyage par un réveil à 2h du mat...historiqueIngland

Didier, Fabrice, Yves, Sylvain, Patrick, Lionel, Anthony, Gilles, Didier, Myriam, Franck, Manuel, Patrick, Didier, Jean-Luc, Dominique,  Jean-Louis et Didier : nous sommes tous là, notre président arrive le dernier avec une excuse pourrie : on lui pardonne.

Démarrer à 3 h15 dans le fond d'un champ à Colletot pour se péter 1h½ de route pourrie avec des chauffeurs nuls et leurs copilotes illettrés ...

Attendre 1h dans un vent froid le bon vouloir de douaniers pas pressés  pour nous laisser continuer l'aventure avec nos cartes d'identité pas toujours fraîches ou un peu périmées...

Oser manger à 6 h AM un breakfast complet avec sausage, beans, bacon and egg, purée panée, tomate et champignon et black boudine : un ensemble qui a laissé des traces, non seulement en ridiculisant les accords de la COP 21 quant aux  émissions de gaz polluants et dangereux, mais aussi  dans le calcif,  le tout arrosé de thé, non c'était tiède,  donc c'était de la bière...

Arrivée à Newhaven (nouveau port, mon cul c'est tout pourri) même les falaises blanches dans ce matin blafard et anglais sont sinistres...

Et ces anglais qui n'arrêtent pas de klaxonner alors qu'ils roulent du mauvais côté...Stow on the Wold in Pont Au 19 1

C'était fatal au bout de 2 heures de route et au 18ème roundabout  après la A 23, la M 23 et  la M 25 surchargée : on a pourtant pris à gauche en roulant à gauche dans ce putain de roundabout dans le sens des aiguilles d'une montre, on a failli se péter un avion à Heathrow, heureusement  les G. O. en se plantant une fois de plus nous ont remis sur la M 4 dans le bon sens... 

Malgré l'envie de pisser la bière du matin et de se rafraîchir avec une bière apéritive du midi, pas moyen de s'arrêter pour arriver au kick off à Gloucester...historiqueingalndtourneedemerde2

Pour arriver à l'heure, on ne roule pas au-dessous de 150... et Alec n'arrive pas à nous rattraper pour nous guider à un parking près du Kingsholm Stadium où éblouis par le soleil, certains ont pris des pintes de cidre pour des pintes de bière et ils s'en souviennent...

13 000 spectateurs chantent "Glooooo......ster Glooooo......ster Glooooo......ster..." dans ce petit stade serré et très convivial sans lice où les plateaux de bière (et les fûts!) circulent en un flot continu. Le jeu des deux équipes est entièrement tourné vers l'attaque et malgré quelques boulettes, les défenses sont rudes. Après avoir été mené 15 à 24 par les Sharks de Sale, GRFC gagne 39 - 30 dans le délire et les chants des supporters...

Historiqueinglandbigone12Nous découvrons, effrayés, nos logements merdiques à Burford où la confusion est totale, un lit ayant été même pris pour un urinoir... et un autre a pris le parking pour un lit... ce qui entraîne une visite à l'hôpital d'Oxford que connaît bien Alec quant au cours d'un match "le tête a touché le épaule". Notre Mulot l'ayant trouvé accueillant (surtout le décolleté de quelques merveilles souriantes et avenantes) décide d'y rester pour la nuit avec son copain Didier pendant que nous nous présentons au clubhouse de Stow. Après avoir difficilement monté l'étage, nous rencontrons des anciens du club : Alan (of course), Ian, Lord Mesroupettes et un paquet d'autres. Après les première bières, les discours de nos hôtes et des nôtres, les échanges de cadeaux : photos, pinards et calva, nous mangeons bien, buvons bien et parlons anglais de mieux en mieux : with accent. Les anciens de Stow entament une belle série de chants dont « Si si señora… » que nous reprenons en chœur.

Debout depuis presque 24 heures, une légère fatigue envahit ces grands corps pourtant puissants et résistants en un mot : «  on tombe raide ! ».

17 présents pour un réel good breakfast au "Angel", vieux pub de Burford, magnifique  village très touristique dans lequel nous nous baladons puis visite et pubs de Stow avant de passer à Oxford pour récupérer la Mule. Toujours accompagnés par Alec qui nous montre le chemin et nous donne les dernières bonnes adresses.

Le retour commence mieux que l'aller et le repas à Marlow nous permet de digérer le pastis qui circulait par là ainsi que les nombreuses bières anglaises testées. La confusion entre les routes de Southampton et Newhaven nous permet de découvrir la campagne anglaise, d'apercevoir un match de cricket et d'arriver enfin au bateau. Nous pouvons liquider nos pence and pounds au Tiger (conseiller par Alec) notre dernier pub à East Dean sur la côte de la blanche Albion.

Monter sur le ferry à 11hPM et en débarquer à 4h30 AM nous autorise tout juste de boire quelques pintes de "Vieille Poule Tachetée" (Old Speckled Hen) au bar du pont 7.

En une heure et quart nous nous retrouvons à Colletot nous jurant de refaire bientôt :

"Un autre voyage de merde".

 

                                                                                                                                                         

                                                                                                                                                               Eglise de Bour Achard le 27 septembre 2018

 

LAETITIA, TU NOUS MANQUERAS !

20172018semaine429

En moins d’un mois, la famille RCPA, le Rugby Club Pont Audemer, vient de perdre deux de ses membres : Laetitia, ce vendredi, dirigeante emblématique de ces dix dernières années et Didier Mouchel, joueur illustre des années 70-80, trois semaines plus tôt. Ironie de ce raccourci historique, les célébrations de ces 50 ans  de notre cher club en cette année 2018 vous ont rassemblés : vous ne vous connaissiez pas, vous vous êtes croisés, vous vous êtes sans doute reconnus tant nous parlions de vous à l’un ou à l’autre, vous partagiez les mêmes souffrances en silence et vous aurez marqué à jamais, dans nos cœurs, par votre participation efficace et discrète, ces moments de Fête et de retrouvailles : Didier prit en charge l’expo photos avec ses frères Pilou et Coco, et toi, notre Bip Bip préférée, jamais en première ligne mais qui, de l’arrière, avec Mimi, Manu et Ti Nail, remontais toutes les balles avec  pragmatisme et élégance, et pilotais les mille et problèmes générés par ces dix événements de notre anniversaire. Vous comprenez notre émotion et notre peine.

semaine0Bipbip1C’est grâce à Tatayé  que vous vîntes, Lolo et toi, inscrire Arthur à l’EDR du RCPA; l’année suivante, ce fut Alistair et dans la foulée, Laurent, ton pousse citrouille chéri qui n’hésita pas à enfiler le bleu et rouge de chauffe pour quelques matches… et te montrer qu’il savait rester toujours jeune. Incitée par quelques  vieux briscards, tu t’abandonnas aux « plaisirs » du dirigeant bénévole et pendant dix ans, tu restas fidèle à cet engagement alors que ta couvée avait déjà remisé les crampons.

Laetitia, tu  n’as jamais joué au rugby, tu l’incarnais. Le rugby, sport collectif de combat où s’expriment les valeurs de courage, de générosité, d’altruisme et de respect, tu l’as conjugué avec enthousiasme et dévouement, besoin de servir, besoin de s’évader…Femme de terrain disponible et serviable, pardon femme des coulisses et surtout femme solidaire.semaine0Bipbip4

 Collective et femme de l’ombre : Laetitia, depuis 10 saisons,  tu te multipliais pour la communauté de l’Ovale risloise : certes tu n’étais pas sur la photo d’équipes mais tu étais une équipe à toi toute seule : réunions de l’EDR où tu fis tes classes auprès de Pierre, secrétaire perpétuel puis de Dominique, Nico, Fabrice et Sgeg, fidèles des fidèles ; tu élargis tes prérogatives au sein du bureau et les présidents successifs Richard, Yves, Didier et Thierry, les éducateurs et parents, tous peuvent témoigner des envois fréquents, suivis et complets, des infos et renseignements distillés avec précision et clarté, des présences hebdomadaires au Parc des Sports, des initiatives  nombreuses pour améliorer le quotidien de chacun d’entre nous, tant dans le domaine de la communication - ta spécialité : les CR, les plannings, les organigrammes que dans celui  de l’intendance : les goûters, les déplacements au comité ou récemment, les projets de chaque catégorie : ces tâches obscures qui rebutent tant d’entre nous : grâce à toi, le RCPA est passé de l’ère manuscrite à celle de l’informatique, de la lente lettre  à la rapidité d’internet. Tu pensais toujours d’abord aux autres avant de penser à toi, toujours prête à rendre service, à dépanner, pleine d’attentions pour chacun d’entre nous ; tu nous rendais la vie plus facile sans mettre en avant  tes soucis de femme, de mère de famille ou de responsable professionnel…DRH aux multiples compétences, femme de raison, tu ne manquais pas de ressource humaine au singulier comme au pluriel.

Combattive et Rugbysuperwoman : Laetitia, tu affrontais le redoutable adversaire depuis une quinzaine d’années, toujours le même mais qui changeait de club : une lutte sans merci que tu livrais avec tes armes : énergie, volonté et patience sans failles et sans faiblesses pour braver ce maudit crabe que les marées renvoyaient inlassablement : tu ne montrais rien de tes maux et souffrances qui t’assaillaient : ta détermination farouche ne faiblissait pas : les matches se succédaient sans résignation : exemplaire encore au combat comme au collectif. La Vie est un cadeau mais, toi, tu le savais plus que d’autres

semaine0Bipbip3Courage et Mère courage : dans l’adversité et passages délicat d’une vie de club, tu fis front comme tu le faisais pour toi-même : toujours à l’écoute des problèmes mais toujours à chercher des solutions et des remèdes pour aplanir toutes les difficultés : matérielles ou humaines, administratives ou sportives   dans la discrétion et la bonne humeur : le goût et le sens des autres, afin de tisser inlassablement des liens qui resserrent plutôt que des liens qui se dénouent. Affective et quelques fois affectée, sans rapports frontaux, Laetitia avec patience, ténacité et persévérance, tu renouais les fils détendus, raccommodais les pièces détachées, avec sensibilité et humanité.

Généreuse et Femme d’exception : tu ne t’épargnais pas et donnais de ta personne en offrant tes services à tous ceux qui se montraient dans le besoin : nombreux sont ceux qui peuvent témoigner de ton don de soi pour trouver un boulot, Tatayé ne me démentira pas ; pour discuter des aléas et vicissitudes de la vie : nous nous plaignions continuellement,  tu t’effaçais, gommant tes angoisses et tes propres affres, à l’écoute de nos bobos et nos maux, attentive et attentionnée, ne dévoilant aucun des tiens par pudeur et gentillesse pour donner des réponses à nos attentes sans ostentation et avec simplicité.

Altruiste, respectueuse et Femme de cœur, tel un joueur se sacrifiant pour la passe décisive, tu savais partager et montrer ton attachement  à tes semblables, leur remontant le moral, leur soulignant le bon côté des choses dans le respect de chacun, t’évertuant à préciser qu’il fallait de la sérénité, de la patience et du dialogue pour rebondir ou redécoller : ces précieux conseils, tu les distillais avec sagesse  et modestie, sans détenir la vérité mais avec optimisme et espoir.  

Grâce à ton engagement et ton exemplarité, tu as essaimé : Christelle, Maryline, Fredo et Blandine occupaient déjà des places au bureau à tes côtés ; cette année, Dorothée et Nathalie les ont rejointes, et comme d’autres qui gravitent autour des jeunes du club, les MP, Stéphanie, Jehanne, Véronique, Nathalie….Bip Bip 1

Pour toutes ces raisons, Laetitia, tu vas nous manquer, tu nous manques déjà, nous avons perdu plus qu’une dirigeante exceptionnelle, nous avons perdu une Amie, un membre de notre famille... Nous te pensions immortelle, tu le resteras  pour notre communauté de l’Ovalie Risloise et comme littéralement, le prénom Laetitia peut être interprété au sens de "beauté", nous avons tous été sous ton "charme". Comme l’écrivait Fredo, ta confidente : « Tu nous as toutes et tous préparés à ton absence mais pas à ton silence ». Merci à toi et merci pour tout. Pensées émues à Laurent, Alistair et Arthur, tes trois hommes préférés.

                                                             TU NOUS MANQUES DEJA !

                                                                                                                                                                                                                                      Le RCPA

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