PACO, RICO et RORO

LES VIEUX DE LA VEILLE SE PORTENT A MERVEILLE 

 

paco roro (3)Ce qui fait la richesse de notre club et sa pérennité, ce sont toutes ces pépites enfouies dans ses entrailles et qui n’en finissent pas de scintiller par leur durée, leur engagement, leur disponibilité et leur gentillesse : PacoRico et Roro sont de celles-là toujours présentes, toujours prêtes à rendre service au club et aux amis et si le poids des ans commence à se faire sentir : le genou, le dos, la cheville, le cou les réduisent à des tâches plus obscures, elles sont essentielles pour la vie d’un club amateur comme le nôtre : ils entraînent , accompagnent, encadrent, épaulent, servent…et sont les gardiens du Temple, de cet état d’esprit que l’on nous envie.

Les routiers sont sympas, c’est bien connu, Paco et Rico n’échappent à la règle : dernier exemple, le 21 décembre, rappelez vous, il neigeait, ils sont allés bénévolement déménager leur pote Tatayé, l’exilé, en Provence…pour le plaisir  de rendre service.

paco roro (1)Paco est l’aîné de la bande : venu au rugby sur le tard, malheureusement, son physique de déménageur le poussa naturellement en première ligne et pourtant, il vivait depuis un certain temps dans le giron de la famille Oper en épousant Sophie, joueuse et éducatrice pendant de longues saisons. Dès lors notre Obélix se donna à 300 % lorsque ses déplacements de chauffeur lui laissaient le loisir de pratiquer : il suivait Dylan, son fiston, le samedi en épaulant Benoît et mettait sa cotte bleu et rouge le dimanche pour le plus grand bonheur de l’équipe 2 voire un qui glanait avec ses légendaires anciens de précieuses victoires et quelques titres ; costaud et puissant, il prenait le dessus sur son vis-à-vis avec patience et malice mais son engagement  le mettait à l’épreuve du mal : les plaies et bosses, les points de suture et les entorses ne se comptent plus mais le vieux briscard, têtu, ne désarmait pas et remontait au front. La dernière croisade fut celle de trop, son genou se tordit mais Paco ne bronche pas, il souffre en silence, continue de bosser…dur au mal mais toujours disponible pour le bien de la communauté de l’ovale.

paco roroRico est de la même légion, de la même génération – un an de moins que son ami-, un Astérix toujours prêt à rempiler, à lutter, à s’engager. Venu plutôt que son compère Paco au rugby, sa petite taille, le cala derrière la mêlée ; vif, insaisissable et tonique, il n’hésite pas malgré son poids léger à défier les cohortes des gros puis son explosivité et sa fougue l’exposa au talon et de finir en troisième ligne infatigable et inusable : toujours à la pointe que ce soit en attaque comme en défense, un poumon d’acier, un poison pour ses adversaires mais un poisson-pilote pour ses partenaires ; une vraie pile sans arrêt en surtension qui recharge son énergie auprès des siens et de ses amis car notre rislois n’a pas trop le temps de s’entraîner et à son presque grand âge, il brave les plus costauds. Toujours sur la route en semaine comme tous nos routiers Eric, Benoît et bien sûr Paco, il n’hésitera pas à monter dans le car le dimanche pour, car pour lui, le rugby est aussi une famille. Le samedi ou lors de manifestations du club, il dispense ses conseils, son expérience et surtout sa gentillesse, les enfants l’adorent et pour les plus grands, c’est un exemple à suivre, discret et passionné.paco roro (4)

paco roro (2)Roro s’est blanchi sous les travaux guerriers mais est le plus jeune des trois amis… ralliez vous à son panache blanc. Il commença le rugby à l’école de rugby dans la lignée de ses frangins, tous adeptes de l’olive et connut tous les bonheurs avec les générations glorieuses et successives des Manu, Loïc, Boris, Dub, Paf, Nico…; il fut l’un des chefs d’orchestre de la ligne de trois quart à l’arrière comme à l’ouverture qu’il dirigeait avec maestria : son excellente vision du jeu, son coup de pied long et précis, ses chevauchées de gazelle caractéristiques et ses percées plein champ dont il avait le secret, se concrétisaient au tableau d’affichage…et son sourire lumineux en disait long des plaisirs qu’il partageait avec ses frères d’armes. Fragile, notre Passurancetourix, malheureusement, connut beaucoup de pépins physiques, les blessures, les déchirures, les entorses et… son talent d’Achille eurent raison de ses envies et sa volonté, le prof de maths ne résolvait pas tous les problèmes et sagement, il prit la meilleure des solutions : supporter et aider.      

Ne croyez surtout pas que l’emploi du passé témoigne de leur cessation d’activité, nos trois rislois sont bien toujours là, à la demande, à l’envie et à discrétion - on ne peut pas être et avoir été- et c’est bien grâce à ces anciens, à ceux d’hier (depuis le début…du club ) que le RCPA résiste, sacré village rislois, et  est toujours en vie, toujours présent : vous savez ce qu’il vous reste à faire pour leur rendre hommage : continuer sur leurs traces...et c’est dans cet esprit tranquille que nos gaulois apprécieront ces retrouvailles et votre amitié.  

 

STEPHANE : UNE POUTRE MAÎTRESSE

 

DU RCPA

 

 Sgeg (1)Quand on construit sa maison, en bon architecte, on assure sa solidité. Stéphane, le Sgeg, comme on le surnomme depuis bientôt trente ans, fait partie de ces éléments indispensables à l’édifice RCPA. Il  a d’abord été une des solides poutres de la mêlée risloise : son gabarit exceptionnel, dès son plus jeune âge, près de deux mètres, le positionna naturellement en seconde latte avec ses pères spirituels Anglegoose et plus tard le Big  Ben- deux autres joyaux du pack,- et même en troisième ligne où il faisait parler sa force de pénétration. Mais le jeune colosse n’était pas qu’un adroit pourvoyeur de ballons dans l’alignement, qu’un puissant tracteur-pousseur de la mêlée, il se déplaçait avec facilité aux quatre coins du terrain et maniait la gonfle avec dextérité. Agressif dans le bon sens du terme, il ne donnait pas sa part aux chiens  dans le combat des avants, il savait montrer l’exemple en véritable fer de lance, payer de sa personne et galvaniser ses partenaires.Sgeg (2) Son expérience militaire à Bergerac lui donna la confiance supplémentaire qui lui manquait et qu’il n’avait pas acquise dans toutes les catégories de l’école de rugby risloise…sa stature paradoxalement l’inhibait : il avait peur de faire mal. Les blessures à répétition, l’usure et la vie familiale et professionnelle (qui nous rattrape tous à un moment ) le contraignirent malheureusement à abandonner trop tôt sa carrière de rugbyman, une mauvaise fracture du pied le mit sur la touche.

Rapidement, il s’impliqua à l’école de rugby et se forma : d’abord un des fameux sommiers avec Aurélie, sous l’ère de l’écureuil Franck, des moins de 7- cette promo joue aujourd’hui en moins de 19-. L’arrivée de sa progéniture Alexandre, digne fils de son père, lui donna des ailes, il quitta la baby school pour suivre les moins de 13 et 15 ans avec ses amis de toujours Benoît, Fabrice, Paco et Rico et quand son compère FAB décida de prendre du recul après une dizaine d’années  de bons et loyaux service, il n’hésita pas à se lancer à la tête de l’école d rugby. SgegDepuis trois ans maintenant, il dirige d’une main de fer et d’un gant de velours sa destinée avec le bonheur que l’on sait : ses objectifs se concrétisent toujours : les tournées, la réécriture du projet de l’école de rugby, l’emploi de Mathieu et des entraînements du mercredi …et même si le courant connaît quelques coupures, il est devenu alternatif, il a appris la patience et la persévérance.Sgeg (3)

Malheureusement les poutres peuvent être fragilisées, le boulot et le dos ne font pas bon ménage avec sa passion et notre Sgeg souffre mille maux en silence car le gars du Bâtiment ne se plaint pas…seule Valérie, la femme de sa vie, le remet d’équerre et le berce, ce grand Nounours au cœur tendre, les soirs de douleurs  oui Sgeg est toujours électrique et grâce à lui les fils sont  toujours connectés, maintenant vous êtes au courant que cette poutre est maîtresse et que, quand le bâtiment va, tout va, mais ça, vous le saviez.

Sgeg (4)

 

 

OLIVIER : 

 

UNE HUILE DU RCPA

 

Olivier (2)Normalement l’Olivier ne se cultive surtout que dans le Sud, comme le sport Roi, autour du bassin méditerranéen, mais le nôtre a grandi en terre normande à l’époque où notre club vibrait aux stridulations des cigales et aux roulements des « R » de nos sudistes géniteurs enseignants. OlivierJean-Claude Gréco, footballeur émérite du Capa, ne résista pas longtemps aux charmes de l’Olive et blazer bleu marine de rigueur, planta là le ballon rond pour cette nouvelle aventure : le rugby, le RCPA avait un secrétaire pour trente ans ( quand on aime, on ne compte pas, seule Raymonde comptait… ses longues absences), et notre jeune pousse de cinq ans  et bientôt son jeune frère Emmanuel, se développèrent au sein de la toute jeune pépinière du club : Olivier prit rapidement  de l’envergure : ses grands compas, déjà, sa rapidité, son enthousiasme et surtout son sens du jeu l’imposèrent comme leader naturel dans toutes les catégories successives qu’il animait, bien sûr à l’ouverture, première pression ( pas comme Puget Marcel, arbitre et demi de mêlée international).Olivier (3)

Elancé et élégant, racé et passionné, depuis ses premiers fruits, le Sieur Olivier fut toujours un homme influent sur le jeu, à la fois sur et en dehors du terrain. Propulsé dès ses dix-huit ans en équipe première, il fut le chef d’orchestre des lignes arrières de la première décade en Nationale 3 : son coup de pied puissant et précis, son sens aigu de l’initiative et des responsabilités, sa vision panoramique et intelligente du jeu, sa vitesse lancée, son calme légendaire- une mer d’huile- mirent de l’huile dans tous les rouages de l’équipe rouge et bleue…Olivier (4)et les Lamy, Lhérondelle, Romain, Reinaudo, Oper…furent mis souvent sur orbite par sa vista, son flair et firent tâche d’huile sur les générations successives- témoins ces minots de première qu’il entraîna récemment…La seule ombre de cet arbre vigoureux et dur, à la ramure toujours or jaune de jeune premier,  son écorce fragile : si le tronc tenait bon, ses branches et ses racines furent souvent froissées et endolories, l’huile de coude le remit de ses nombreuses entorses, luxations et fractures.Olivierr

Olivier (5)Difficile de résumer sa carrière, tant elle est longue, déjà en tant que joueur et aujourd’hui en tant qu’arbitre fédéral et dirigeant du club, toujours aussi productif et généreux et même si sa modestie va en souffrir : il a remporté à Toulouse, svp, le concours du jeune rugbyman quand il avait 14 ans, plusieurs titres de champions de Normandie séniors, il est arbitre n°1 normand depuis plusieurs saisons et officie avec plaisir et à la satisfaction générale des différents championnats territoriaux au plus haut niveau des matches fédéraux et même  des matches de ToP 14 et en H Cup en tant que 4ème  referee : une Huile de Palmes, ce BillOlivier (6)

L’Olivier est aussi l’emblème de la fécondité et avec Christine,  ses trois filles Jeanne, Valentine et Louise, sont sa source d’énergie et de bonheur…il leur faut attendre le moment privilégié des vacances pour pouvoir en profiter…mais ne jetons pas davantage d’huile sur le feu… le club a toujours besoin de son vécu et son histoire, de ses compétences sportives et humaines, de sa gentillesse appréciée, de ses connaissances poussées, de ses relations professionnelles ou amicales, de son état d’esprit exemplaire, de sa lucide clairvoyance: un homme de dialogue, d’écoute et de défis, normal, l’Olivier est le symbole de Paix et de Gloire : Pour toutes ces raisons, Olivier est une Huile Essentielle du RCPA.  

 

« BI – BISS » COTE

 

Bi Biss un seigneurCroquant et craquant notre « Hercule » du jour : Fabrice Pilat dit Bi-Biss pour les intimes ! Vous ne le lisez pas sur le forum, vous ne l’entendez pas sur un terrain, vous ne le touchez pas sans trembler :  notre joueur sénior est un Taiseux mais un Besogneux : et pourtant, dans la vie, il dévore les livres, parle toute la journée , se montre affable et tendre: notre « Atlas » est professeur d’Histoire et de Géographie au lycée Prévert, et ce n’est pas un mythe : un « Bi-Biss-QI » à consommer sans modération ; malheureusement notre «  Titan » va tirer sa révérence, certes sur un Titre de Champion de Normandie Honneur, sur une énième montée en fédérale mais aussi sur un choc malheureux avec un de ses partenaires : notre « Goliath » s’est fracassé sur son pauvre capitaine et ami Jérôme…et là,  il regrette cette fin prématurée !Bi Biss et la melee

Notre « Colosse» plus que quarantenaire a pourtant la dent dure, il ne compte plus les plaies, bosses et fractures et a toujours trouvé les ressources pour revenir aussi bien à Bernay où il fit ses premières armes qu’à Caen et depuis quelques années  à Pont Au où il joue avec bonheur et plaisir entouré de ses anciens élèves et aurait bien aimé poursuivre pour le « fun »  en dilettante l’aventure mais voilà le destin en a décidé autrement et la sagesse prévaut : la vie l’a rattrapé…et son dentier aussi ( heureux dentiste ! )Bi Biss entre amis

Fabrice est un « Pilier » dans toutes les acceptions du terme : au sens rugbystique tout d’abord, c’est l’une des clés de voûte de notre mêlée, de nos rucks, de nos groupés pénétrants dévastateurs cette saison : puissant, volontaire, dur au mal, technique et expérimenté, travailleur  infatigable de l’ombre, ce « preux chevalier » casqué ne triche jamais mais se dépense sans compter au balayage, au placage, au levage, vous ne le verrez pas trop souvent avec le ballon mais ses partenaires savent que sans lui, le combat, la lutte pour le gain de la gonfle, la présence en soutien, le jeu serait différent - sans qu’il n’ait eu la prétention d’être indispensable et d’écraser, ses titularisations étaient nécessaires à la vie du groupe-, car notre « Monsieur Prop  » est un Homme de devoir.   Bi-Biss est aussi cet homme du bâtiment, une pièce indispensable qui rassure de par sa sérénité et son exemplarité, qui sert de support à cet édifice solide ou fragile qu’est une équipe de rugby, un homme de base, discret mais rassembleur qui  assure la stabilité du collectif. Les croisements et aléas de la vie l’ont amené à devenir l’un des Piliers de famille nécessaire à l’équilibre de l’humain et du sportif.   Bibis Goliath et Jerome

Pour toutes ces raisons notre « Grognard  » savourera une retraite rugbystique bien méritée, une période, un pan de sa vie sportive déjà bien réussi, s’achève mais le géographe sait qu’il y a encore bien des horizons à découvrir et l’historien que sans ce passé, ce présent, il ne pourrait construire ce futur qui l’attend  et dont il sait fier 

Alors oui Fabrice cote toujours à l’Argus, soyez rassurés, mais Bi-biss   cotera toujours dans nos cœurs et notre mémoire : notre prof d’histoire ne vous dirait pas le contraire, sûr que cette génération aura été marquée par son empreinte et que ce devoir, ils vont l’entretenir. Maintenant il peut se concentrer à sa petite famille, sa cote d’Amour est  beaucoup plus importante car elle est déjà du trois contre un.  A bientôt Bi-Biss et merci Monsieur, tu vas pouvoir nous rejoindre sur le bord de touche et nous gagnerons un éducateur, un dirigeant car ta valeur est toujours cotée en bourse de l’Amitié et du Souvenir!

Sous-catégories

Merci à nos Partenaires Plaquettes

ems.jpg

MERCI à nos PARTENAIRES MAILLOTS

Connexion