LE SAINT LAURENT :  UN LONG

FLEUVE TRANQUILLE 

 

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SaintLaurent (5)« Tabernak encore un portrait ! » On ne va pas écrire un roman fleuve sur notre Saint Laurent et pourtant Laurent Gibert coule des jours heureux sur les bords de la Risle, depuis sa source, dans les années 90, comme joueur, jusqu’à l’estuaire d’aujourd’hui comme dirigeant. Ne comptez pas sur son débit ou ses méandres langagiers pour raconter son histoire, vanter ses qualités, exprimer ses sentiments, le Saint Laurent suit son cours avec modestie, discrétion, humilité mais surtout avec constance, disponibilité et générosité : un taiseux mais  un besogneux : « Baptinse qu’il est québecois ! »SaintLaurent (3)

« C'est vraiment sacrant ! » : En amont, ce garçon calme et serein, voire introverti, débuta comme pilier ou seconde ligne dans les catégories jeunes : des blessures à répétition aux genoux puis un mal au dos récurrent – et un accident professionnel- l’écartèrent dès ses premières années séniors des terrains. Courageux, solidaire et altruiste : lors d’une rencontre de fédérale 3 en Bourgogne, notre gaillard jouait en 1ère ligne en équipe fanion contre le club de Saint Léger Les Vignes,  le rugby physique et rugueux de nos adversaires le contraignit à quitter les siens prématurément après une belle entame: côte fracturée ; le lendemain, notre «  poids lourd » reprenait le volant de son camion pour une semaine de livraison … « Quel Calvaire ! Calvaire !  » 

SaintLaurent (4)« J’m’en Câlisse !  » Le rugby, il ne quittera pas ! Ce sympathique routier, effacé, toujours prêt à rendre service, à l’écoute des autres et du flot des problèmes liés à la vie du club qu’il connaît parfaitement, se multiplie discrètement, à la demande, pour les mille et une tâches obscures, peu gratifiantes, ne subit pas le courant mais le remonte : feuilles de match, accompagnement permanent des séniors en déplacements, responsable de plateau même  le samedi après-midi ; il n'est pas rare de le voir arpenter les terrains pour encourager les jeunes rouges et bleus… « J'comprends rien ! Torrieux ! » Hyper dévoué mais peu disponible en semaine, notre conducteur taille la route et sillonne notre territoire, il préfère pour l’instant,  ne pas rentrer au bureau : dans l’esprit, il appartient à l’équipe dirigeante et attend que sa petite entreprise, trois chauffeurs à ce jour, lui laisse plus de libertés pour y entrer : un affluent influent supplémentaire.

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SaintLaurent (9)Aux confluents, notre quadra, de la génération des Guillaume Jourdan, Eude Fréderic, Vivier Stéphane, Jérôme Huray, toujours célibataire, c’est un cœur à prendre mesdames –  «Sacrament, ça tape sur les nerfs! » -, aime les amis et leur envoie régulièrement des petits sms pour donner de ses nouvelles, apprécie la fiesta -avec modération-, dévore les polars scandinaves, partage le bon vin – « Il s’en contre Saint-Ciboirise ! »-, adore les bons mots. Il cultive et maîtrise l’art de la dérision et du calambour - sur ce point il ressemble  à notre illustre Titi qui nous manque tant ; il a une technique, un phrasé qui lui est propre : sa marque de fabrique, et dans l’exercice  des métaphores et autres  périphrases, il côtoie Audiard, cher à notre Tatayé et M’sieur Fernand. Notre « Tonton Flingueur  » agit en finesse et avec beaucoup de charme … « Ostie, Ti ! »SaintLaurent (8)

« Bout d’Viarge ! » Laulau, comme tout le monde le surnomme, on l’aime : il fait bien partie des murs de notre club et comme c’est un ancien pilier, le raccourci est inévitable, Laulau c’est du solide, quelqu’un sur qui on peut compter, qui reste toujours efficace et professionnel et qui mérite amplement ces modestes louanges… ces mascarets de Laulauriers ! Pour un peu, le « Gibert » aurait pu  devenir  aussi célèbre que son paronyme! « Crisse, stu un blague? » - « Eh !  Bah non ! Vive le Saint Laurent ! Vive le Saint Laurent Libre !

 

« Y’A QUE LACAILLE  QUI M’AILLE »

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LacailleQuiMaille (1)Hugo Lacaille ne s’est pas encore fait un nom à l’instar de notre célèbre écrivain Victor, ni un prénom à l’instar de notre auteur de BD favori Pratt, mais depuis le temps que cette petite canaille fréquente l’école de rugby depuis 2002 sans interruption, notre beuzevillais est d’une notoriété sans failles au sein de notre cher club - il n’a que vingt printemps- et s’y sent comme chez lui, entouré d’un nombre d’amis inséparables que sa timidité, sa gentillesse et sa discrétion ne laissent pas indifférents.LacailleQuiMaille (3)

Lacaille est un nom de famille peu présent en Normandie : nom topographique issu du gaulois « caljo » caillou désignant un lieu caillouteux ou nom caractéristique du domaine dans le midi, ce nom désigne « le lait caillé », surnom qui s'est applique aux marchands de fromage - ; ce substantif peut aussi représenter le nom de l'oiseau « caille » forme avec l'article issu du latin quacula, surnom donné à une personne dodue ou d'esprit frivole, c’est sans doute pour ces raisons que notre Hugo au patronyme si polysémique est poly formes : son esprit de camaraderie, sa facilité à vivre en groupe, sa sociabilité si appréciée, son respect, son optimisme contrebalancent un peu son sens bordélique, son appétit de fête très  convivial et exacerbé : les copains, c'est sacré !LacailleQuiMaille (4)

Lacaille y ment : ce n’est pas un alligator au rugby : il n’a pas suffisamment les crocs défensivement : une témérité minimum et un manque évident de confiance en lui qui nuisent à son éclosion mais le temps travaille pour lui : il a la peau dure notre croco. Il faut dire que notre reptile est fluet, fragile, élégant et adroit balle en mains, que son jeu au pied est précis et long, que sa technique individuelle et sa lecture des phases stratégiques ou tactiques, à sa place d’ouvreur ou d’arrière, le mettent en évidence dans toutes les situations positives ou critiques. Initié dès son plus jeune âge par Manu Mordant, suivi par Jocelyne et Philippe, ses parents, mordus et premiers supporters des Rouges et Bleus et de l’équipe de France, à l’occasion de chaque tournoi, de chaque fête, il a été bercé par la passion partagée de l’ovale. Sportif et passionné de sports- il préférait déjà le sport à la télé plutôt que les dessins animés - il possède tous les abonnements qui lui permettent avec frénésie de ne rien rater des événements majeurs.LacailleQuiMaille (7)

LacailleQuiMaille (6)Lacaille vole maintenant de ses propres ailes, après une scolarité poussée par un vent calme et un BTS NRC en juin 2016, il a quitté le nid familial et douillet pour une place de commercial à Caen chez ENGIE  et pourtant, notre homme d’affaire n’avait pas la fibre du commerce, dans son enfance, lors d’une foire à tout locale, il avait vendu les barbies de sa grande sœur un euro les quatre au lieu de cinq euros ou dix l’unité. Notre volaille ne met pas tous ses petits œufs dans le même panier.LacailleQuiMaille (5)

Lacaille As ! Ne lui jetez pas la pierre ! Tête en l’air, notre sympathique phénomène oublie régulièrement ses clés, passe des heures à attendre devant la maison, ou échange sans s’en rendre compte le pass’ autoroute avec celui des parents, de ses copains - copines et se retrouve avec des factures importantes sans comprendre. Pour s’habiller, le rêveur Hugo prend les vêtements à sa portée, s’habille avec le pull de sa mère ou les chaussettes de son père, et dit qu’il a de nouveaux vêtements pendant que sa mère se désespère de ne pas retrouver son pull et que son père cherche ses chaussettes partout…un « gravier » de défaut dans un mètre cube de pierres précieuses.

Si vous demandez à notre ami si  ça va, sa réponse invariablement jaillit: "impeccable " même quand ça ne va pas. Secret, nonchalant mais attachant, notre brun garçon ne contrarie jamais son entourage. Allez Hugo, sors de ta réserve, marque ton territoire, affirme toi au pays des HugoLand ! Pourvu que la moutarde ne lui monte pas au nez ! Ca va bientôt piquer !

 

« BERRIER,  C’EST FOU ! » 

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BerriercestFou (1)Christelle Berrier n’est pas internée mais travaille à l’hôpital ; Christelle Berrier ne porte pas la camisole mais une blouse blanche ; Christelle Berrier n’est pas folle mais s’investit follement. Alors après ses douze heures de garde, les tâches familiales, les câlins auprès de son tendre époux Christophe et ses trois garçons, Benjamin, Paul et Tom, elle suit un traitement radical : elle évacue son stress professionnel en chaussant les crampons : Un virus inoculé  par son chasseur de père, l’infatigable et inépuisable  Dominique Rémond – plus de quarante ans de bons et loyaux services : joueur, arbitre, dirigeant au RCPA (http://rugbyclubpontaudemer.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1165&Itemid=82). BerriercestFou (5)

Une thérapie homéopathique la première saison comme auxiliaire-puéricultrice sous la houlette des papas poules Fabrice et Benoît et leur basse-cours de poussins (les U 6 et les U 8), puis comme éducatrice l’an dernier grâce une formation suivie avec succès et cette année, on augmente la dose, une piqûre de dirigeant, tout ça avec le sourire, ça soigne et ça fait du bien ! Elle partage ainsi au plus près avec ses deux plus jeunes enfants et son père sa passion de l’ovale.

BerriercestFou (3)Berrier, c’est peut-être fou, mais Christelle « s’est mise à l’eau »  et ce grain de folie la pousse à se dépasser, à s’engager : titulaire d’un BEP carrière sanitaire et sociale en poche,  elle commence sa carrière  à domicile chez les personnes âgées, rentre à l’hôpital comme aide-soignante puis passe en interne un diplôme d’infirmière : une persévérance, une ténacité, une opiniâtreté qui caractérisent ce petit bout de femme sympathique qui s'occupe des p’tits bouts de notre EDR avec plaisir, patience et qui a l'air d'avoir facilement trouvé sa place dans cette bande de machos : c’est dément !  : Une vraie Maman poule avec ses enfants et avec les petits rugbymen. Mais sa boulimie, sa fringale de solidarité, d’aide, de dévouement, vous la retrouvez en déléguée syndicale de l’hôpital : « Elle ne lâche rien ! » tant elle gaze, un « peps » étonnant et détonnant. Christelle ne se cantonne pas de ses bulles, aimant partager et faire partager  ses envies et ses idées, elle déborde d’enthousiasme et d’énergie pour les autres. BerriercestFou (4)

BerriercestFou (6)Sportive, gymnaste à la Française Risloise pendant huit années, elle tenta la balle ovale lorsque le RCPA s’essaya à l’éclosion d’une équipe féminine participant aux premiers entraînements sous la houlette de papa Dom mais la formation ne vit pas le jour. Une aliénation qu’elle retrouve avec ses garçons quelque temps plus tard et le club devient un asile où elle s’épanouit.  Berrier, c’est fou ! Alors buvez, et vous serez apaisé (e) ! Un peu de folie dans un monde de brutes, ça pétille !

 

TRANQUILLE COMME BAPTISTE 

 

TranquilleBAPTISTE (1)Le « pape » Benoît Seys n’est pas encore mort­-l’autre oui-, portrait XXXIV : « Habemus Papam»:http://rugbyclubpontaudemer.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1072&Itemid=82, mais il a un Bon fils -. Sommes-nous revenus à l’époque des Borgias, des Médicis, non bien sûr, François, pas le François français mais l’argentin- pays du football privilégié par le père et le fils lors de leur jeunesse égarée - ne le tolérerait pas - et le petit Baptiste baptisé très tôt Titou par sa sainteté est bien le clone de son papa de pape, il marche - non pas sur l’eau- mais sur ses traces divines.TranquilleBAPTISTE (2)

Calme, paisible, timide, réservé, tranquille bien sûr, en un mot Serin en apparence, Baptiste écume, grésille, bouillonne, bout de l’intérieur. Titou  commença comme gardien de but dans les catégories jeunes du CAPA foot comme son paternel, mais à force de tourner en rond dans la cage, de côtoyer les terrains de rugby du Parc des Sports où sévissait son géniteur et ses nombreux amis rugbymen, il rejoignit les moins de 11 ans sous la férule d’Eric Oper qu’il ne quitta qu’à l’orée des séniors pour un break de quelques années. Le « Big Ben » suivit son rejeton tout au long de sa formation ; Le petit Titou, tutti quanti, joua à tous les postes, passant de demi d’ouverture à trois quart-centre ou ailier, de deuxième ligne à  la troisième tant le garçon était disponible, athlétique et réceptif. Vous pensez donc bien que Titou, Lamaison Rouge et Bleue, il connaît.TranquilleBAPTISTE (4)

TranquilleBAPTISTE (3)Depuis le milieu de la saison dernière, Baptiste fait le bonheur des équipes séniors : un passage obligé par l’équipe réserve et après quelques matches, les automatismes sont revenus sous la houlette de Tex et des Stéphane. Le gaillard, un beau Poirot, devient au fil des rencontres indispensable au rendement de l’équipe ; son potentiel n’est pas encore au maximum ni en seconde latte ni en troisième; perfectionniste dans tous les domaines, il ne demande qu’à apprendre ; très exigeant avec lui-même et envers les autres - ce qui peut déplaire-, il n'est jamais satisfait de ce qu'il produit (normal pour un jeune agriculteur) et pense que cela pourrait être mieux. Adroit, avec ses mains comme avec ses pieds, il se déplace avec aisance et intelligence, participe avec clairvoyance aux bonnes actions, se montre généreux dans le combat et tire la langue sur le côté quand il agit sur le terrain comme Benoît - les deux B-, il ne lui manque que la flamboyante moustache. Au dire de son papa poule, il manque encore de rugosité, de vice et d’agressivité mais Linda, sa maman, se contentera de retrouver son fils entier et toujours aussi beau. Un tendre quoi, qui a séduit la belle AmandineTranquilleBAPTISTE (6)

TranquilleBAPTISTE (7)Très sociable, toujours le sourire, les yeux bleus pétillants de malice, Titou, bon vivant et toujours de bonne humeur, aime plaisanter et taquiner les gens. Mais au travail, il se révèle  très courageux, droit et honnête et adore la besogne : se dépenser pour lui, pour les siens  comme pour les autres car Baptiste Seys ne considère rien comme acquis. Pour lui tout se mérite grâce au travail et au dur labeur ! Ça tombe bien  car son métier est un investissement de tous les instants. TranquilleBAPTISTE (5)Seys est un nom flamand qui signifie armée victorieuse : il nous faudrait alors d’autres soldats de sa trempe.

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