STEPHANE : UNE POUTRE MAÎTRESSE

 

DU RCPA

 

 Sgeg (1)Quand on construit sa maison, en bon architecte, on assure sa solidité. Stéphane, le Sgeg, comme on le surnomme depuis bientôt trente ans, fait partie de ces éléments indispensables à l’édifice RCPA. Il  a d’abord été une des solides poutres de la mêlée risloise : son gabarit exceptionnel, dès son plus jeune âge, près de deux mètres, le positionna naturellement en seconde latte avec ses pères spirituels Anglegoose et plus tard le Big  Ben- deux autres joyaux du pack,- et même en troisième ligne où il faisait parler sa force de pénétration. Mais le jeune colosse n’était pas qu’un adroit pourvoyeur de ballons dans l’alignement, qu’un puissant tracteur-pousseur de la mêlée, il se déplaçait avec facilité aux quatre coins du terrain et maniait la gonfle avec dextérité. Agressif dans le bon sens du terme, il ne donnait pas sa part aux chiens  dans le combat des avants, il savait montrer l’exemple en véritable fer de lance, payer de sa personne et galvaniser ses partenaires.Sgeg (2) Son expérience militaire à Bergerac lui donna la confiance supplémentaire qui lui manquait et qu’il n’avait pas acquise dans toutes les catégories de l’école de rugby risloise…sa stature paradoxalement l’inhibait : il avait peur de faire mal. Les blessures à répétition, l’usure et la vie familiale et professionnelle (qui nous rattrape tous à un moment ) le contraignirent malheureusement à abandonner trop tôt sa carrière de rugbyman, une mauvaise fracture du pied le mit sur la touche.

Rapidement, il s’impliqua à l’école de rugby et se forma : d’abord un des fameux sommiers avec Aurélie, sous l’ère de l’écureuil Franck, des moins de 7- cette promo joue aujourd’hui en moins de 19-. L’arrivée de sa progéniture Alexandre, digne fils de son père, lui donna des ailes, il quitta la baby school pour suivre les moins de 13 et 15 ans avec ses amis de toujours Benoît, Fabrice, Paco et Rico et quand son compère FAB décida de prendre du recul après une dizaine d’années  de bons et loyaux service, il n’hésita pas à se lancer à la tête de l’école d rugby. SgegDepuis trois ans maintenant, il dirige d’une main de fer et d’un gant de velours sa destinée avec le bonheur que l’on sait : ses objectifs se concrétisent toujours : les tournées, la réécriture du projet de l’école de rugby, l’emploi de Mathieu et des entraînements du mercredi …et même si le courant connaît quelques coupures, il est devenu alternatif, il a appris la patience et la persévérance.Sgeg (3)

Malheureusement les poutres peuvent être fragilisées, le boulot et le dos ne font pas bon ménage avec sa passion et notre Sgeg souffre mille maux en silence car le gars du Bâtiment ne se plaint pas…seule Valérie, la femme de sa vie, le remet d’équerre et le berce, ce grand Nounours au cœur tendre, les soirs de douleurs  oui Sgeg est toujours électrique et grâce à lui les fils sont  toujours connectés, maintenant vous êtes au courant que cette poutre est maîtresse et que, quand le bâtiment va, tout va, mais ça, vous le saviez.

Sgeg (4)

 

                                                                                                                                                                              Ave  Monique qui ludunt te salutant

 

IL N’EST PAS FOU, CE ROMAIN !

 

(Moins de 11 ans)

 

Romain le legionnaire RomainNous avons tous à l’esprit quelques images qui nous rappellent ce que notre civilisation doit aux Romains… Mais, à en juger par le nombre de latinistes présents dans nos lignes rouges et bleues en toutes catégories, il semble bien que les Romains auraient pu être les inventeurs de notre sport favori. Ce n’est pourtant pas le cas. Alors sommes-nous sensibles à leur fougue de vaillants combattants ? Sommes-nous inspirés par leur discipline et leur redoutable stratégie ? Ou sommes-nous séduits par leur goût immodéré pour les fêtes décadentes ? Il y a certainement un peu de tout ça dans l’état d’esprit qui réunit toutes les générations autour de l’emblème, et du zinc,  du RCPA depuis plus de 40 ans…Romain Clarisse et ses moins de 9

Personne n’est donc surpris de voir en septembre 2009, un jeune rislois blondinet chausser pour la première fois les crampons et venir grossir les rangs de nos Artilleurs – de 11 : Romain ! Avec un tel prénom, sa place parmi nous apparaît comme une évidence ! Il délaisse peu à peu son VTT pour tenter, du haut de son 1m40 pour 43 kgs, d’apprivoiser notre ballon ovale tellement facétieux !

Né à Pont-Audemer en 2000, Romain découvre le rugby à l’école Georges Sand, lors d’une journée initiation et découverte animée par un illustre sociétaire de La Maison du Rugby René Plessy, Toshiro ! La journée des copains et la rencontre avec Peter de Villiers séduiront définitivement Romain. VENI

Mais les entraînements du mercredi et les rencontres du samedi se méritent. En bon garçon qu’il est, Romain travaille ses mathématiques et range sa chambre, pour pouvoir profiter et pratiquer assidument sa passion aux côtés de ses compères. Attentif et appliqué, il regarde, écoute, et apprend vite, très vite, incroyablement vite… Sa gentillesse et sa bonne humeur contribuent aussi à en faire rapidement un ¾ incontournable et indiscutable dans le dispositif élaboré par Bernard et Franck. VIDIRomain la cohorte de Romain

 

Les mois se succèdent, les tournois aussi. Champion du raffut, Romain s’isole parfois, puis comprend rapidement qu’il n’est pas seul. Alors, engagé et réfléchi, il apprend à gagner ses duels, tout en servant des caviars à ses coéquipiers. La conjugaison du talent et du travail en font un excellent passeur pour ses potes finisseurs, et le propulse aussi plusieurs fois en terre promise, derrière la ligne. Deux fois récompensés du talent d’or, ce débutant (rappelons-le) est aux yeux de tous, camarades et coaches, LA révélation de l’année. VICI

Alors jeunes demoiselles, restez calmes ! Ce jeune célibataire de 10 ans, fan de Chabal et Michalak, n’a pour le moment pas le temps pour l’amour. Et si malgré nos avertissements, l’envie de séduire notre casque d’or vous démange encore, préparez-lui une fondue bourguignonne et une mousse au chocolat !!!

Alors, oui, Romain, tu peux le dire : Veni, Vidi, Vici !

Tes compères et tes coaches te remercient pour ta contribution à la vie de ce groupe. Ta famille, respectueuse de notre passion et de nos règles contribue aussi à cette parfaite intégration.

Ne change pas ! Ca nous promet quelques belles soirées victorieuses, dans quelques années, au bout de notre vieux zinc…

Portrait du Centurion Franck Roussel, discipulus et filius de Monique - décidément tous les chemins mènent à Rome, hein !

 

« BI – BISS » COTE

 

Bi Biss un seigneurCroquant et craquant notre « Hercule » du jour : Fabrice Pilat dit Bi-Biss pour les intimes ! Vous ne le lisez pas sur le forum, vous ne l’entendez pas sur un terrain, vous ne le touchez pas sans trembler :  notre joueur sénior est un Taiseux mais un Besogneux : et pourtant, dans la vie, il dévore les livres, parle toute la journée , se montre affable et tendre: notre « Atlas » est professeur d’Histoire et de Géographie au lycée Prévert, et ce n’est pas un mythe : un « Bi-Biss-QI » à consommer sans modération ; malheureusement notre «  Titan » va tirer sa révérence, certes sur un Titre de Champion de Normandie Honneur, sur une énième montée en fédérale mais aussi sur un choc malheureux avec un de ses partenaires : notre « Goliath » s’est fracassé sur son pauvre capitaine et ami Jérôme…et là,  il regrette cette fin prématurée !Bi Biss et la melee

Notre « Colosse» plus que quarantenaire a pourtant la dent dure, il ne compte plus les plaies, bosses et fractures et a toujours trouvé les ressources pour revenir aussi bien à Bernay où il fit ses premières armes qu’à Caen et depuis quelques années  à Pont Au où il joue avec bonheur et plaisir entouré de ses anciens élèves et aurait bien aimé poursuivre pour le « fun »  en dilettante l’aventure mais voilà le destin en a décidé autrement et la sagesse prévaut : la vie l’a rattrapé…et son dentier aussi ( heureux dentiste ! )Bi Biss entre amis

Fabrice est un « Pilier » dans toutes les acceptions du terme : au sens rugbystique tout d’abord, c’est l’une des clés de voûte de notre mêlée, de nos rucks, de nos groupés pénétrants dévastateurs cette saison : puissant, volontaire, dur au mal, technique et expérimenté, travailleur  infatigable de l’ombre, ce « preux chevalier » casqué ne triche jamais mais se dépense sans compter au balayage, au placage, au levage, vous ne le verrez pas trop souvent avec le ballon mais ses partenaires savent que sans lui, le combat, la lutte pour le gain de la gonfle, la présence en soutien, le jeu serait différent - sans qu’il n’ait eu la prétention d’être indispensable et d’écraser, ses titularisations étaient nécessaires à la vie du groupe-, car notre « Monsieur Prop  » est un Homme de devoir.   Bi-Biss est aussi cet homme du bâtiment, une pièce indispensable qui rassure de par sa sérénité et son exemplarité, qui sert de support à cet édifice solide ou fragile qu’est une équipe de rugby, un homme de base, discret mais rassembleur qui  assure la stabilité du collectif. Les croisements et aléas de la vie l’ont amené à devenir l’un des Piliers de famille nécessaire à l’équilibre de l’humain et du sportif.   Bibis Goliath et Jerome

Pour toutes ces raisons notre « Grognard  » savourera une retraite rugbystique bien méritée, une période, un pan de sa vie sportive déjà bien réussi, s’achève mais le géographe sait qu’il y a encore bien des horizons à découvrir et l’historien que sans ce passé, ce présent, il ne pourrait construire ce futur qui l’attend  et dont il sait fier 

Alors oui Fabrice cote toujours à l’Argus, soyez rassurés, mais Bi-biss   cotera toujours dans nos cœurs et notre mémoire : notre prof d’histoire ne vous dirait pas le contraire, sûr que cette génération aura été marquée par son empreinte et que ce devoir, ils vont l’entretenir. Maintenant il peut se concentrer à sa petite famille, sa cote d’Amour est  beaucoup plus importante car elle est déjà du trois contre un.  A bientôt Bi-Biss et merci Monsieur, tu vas pouvoir nous rejoindre sur le bord de touche et nous gagnerons un éducateur, un dirigeant car ta valeur est toujours cotée en bourse de l’Amitié et du Souvenir!

 

ERIC, AU NOM D’OPER

ET DES FILS

ET DES SAINTS D’ESPRIT

Eric1

 

Mes bien chers frères et sœurs,

Lorsque Daniel Oper (qui allait être l’un des bâtisseurs de la Maison du Rugby originelle René Plessy ) et Marie-Claude traversèrent la route de Saint Paul pour inscrire leur fils aîné Eric à l’école de rugby, ils ne savaient pas qu’ils le portaient sur les fonts baptismaux d’une nouvelle religion : « Rugby et Orbi  » …son frère Benoît et sa sœur Sophie prononceront plus tard les mêmes vœux. Eric  ne renierait que dans quelques traversées du désert jusqu’à nos jours  ce culte et son club.

Eric2Bien sûr, « Pépère » commença par le ballon rond, ne délaissa le kimono qu’à l’adolescence et joua quelque temps pour une paroisse plus grande mais il revint sagement à son club d’origine où il termina sa carrière de joueur avec quelques titres et accompagne depuis de nombreuses saisons les jeunes générations risloises : « rendre ce que le club lui a donné » comme il le dit souvent. Alors toutes les semaines et depuis des lustres ( au moins trente ans ), il jongle avec ses horaires de routier ( un peu plus de cinquante heures…, répond-il en choeur avec ses collègues Ben, Rico, Paco… ), pour être là à tous les entraînements, matches, réunions… à tous les « offices » rugbystique, sacrifiant par choix les troisièmes mi-temps si précieuses aux rugbymen. Eric4

Notre pratiquant est un passionné, vous l’avez compris mes biens chers frères et sœurs,  et la passion selon Eric, comme pour tout le monde, est souvent excessive et aveugle : impulsif ou silencieux, rebelle ou torturé, habile ou maladroit, taciturne ou loquace, orgueilleux ou simple. ..au gré de ses humeurs.

Joueur au tempérament bien trempé, à l’aile comme au centre, à l’arrière comme à la mêlée, au talon comme en troisième ligne, il montrait la même détermination : forcené du travail tant sur le plan physique que technique, il excellait dans les débordements, les feintes de passe, les cadrages débordements misant sur sa dextérité et sa vitesse : son caractère belliqueux et fier n’acceptait pas la défaite : elle le révolte et  le mine encore. Sévère avec lui-même, il exige des autres le même engagement, le même professionnalisme, la même exclusivité … le « Pro » est perfectionniste mais oublie que pour la plupart, le rugby est jeu, plaisir et distraction car pour notre homme, le Rugby est sa Vie…et une des façons de la réussir.

Eric3Educateur, il s’est toujours démarqué du collectif, plaidant pour sa paroisse, sûr de ses seules  valeurs : rigueur et  intégrité : sa fidélité témoigne cependant en sa faveur : Eric plaît ou ne plaît pas mais ne laisse pas indifférent car sous sa carapace intransigeante, se cache un « paroissien » sensible et attachant. Il transmet sa technique irréprochable, sa ferveur, ses envies même si, de temps en temps, il ne contrôle pas ses pulsions, ses réactions : il a trop de cœur ou de certitudes.   

Nathalie, sa tendre épouse le voit évoluer lentement mais sûrement - elle qui a pris une place de gardienne du PSL pour le voir un peu plus souvent- ; ses enfants Alexis – qui joue en première à Couronne-, Emilie, sa fille préférée,   et Eric- qui porte le numéro 8 chez les moins de 19-,  ne l’ont pas vu souvent pendant leur enfance de par son métier et sa passion mais ils  lui pardonnent ses absences et son investissement car ils ont compris que pour lui, le rugby était vital, un moyen de se dépasser, de se valoriser,  d’exister, de tracer sa route au volant d’un quinze gonzes … Alors encore un peu de patience encore car Eric se bonifie même si le chemin est encore  tortueux .  Amen. Eric5

Allez dans la Paix des braves et que la brebis, tondue ou chevelue ? qui s’égare parfois, retrouve le troupeau des Bons Pasteurs. Ainsi soit-il.

MERCI à nos PARTENAIRES MAILLOTS

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