« LE JOUR DU CHASSEUR »

 

AVEC  DOMINIQUE

 

DANS LE RÔLE PRINCIPAL

 

Dom R (2)L’ouverture est derrière lui depuis belle lurette et pour tirer le portait de notre chasseur, de notre cible du jour, il faudrait remonter au temps où l’homo-rugbyman cultivait les valeurs ancestrales du sport-roi : la fidélité, le respect, le plaisir de partager et de faire partager, l’amitié…autant d’arguments que Dominique Rémond porte en lui et sur lui, avec discrétion et passion et qu’il transmet par son engagement aux jeunes générations du club, sans démonstration et sans artifice. Dom R (1)

Notre aventurier moustachu (vous avez sans doute remarqué son super chapeau d’Indiana Jones) a toujours porté la tenue rouge et bleue : d’abord chez nos voisins et amis, les Touristes elbeuviens puis ensuite, sur les bords de la Risle lorsqu’il rejoignit Colletot, dont il devint édile. Petit gabarit volontaire et mobile, toujours à l’affût, il  occupa à ses risques et périls la redoutable et essentielle place de talonneur : t’as l’honneur de gagner la balle en mêlées emmêlées et démêlées de l’époque, de lancer la gonfle dans  l’alignement, de l’arracher puis de te multiplier aux plaquages, de donner et de recevoir des bourre-pifs... autant de tâches que notre conseiller municipal appréciait parce qu’il avait le goût des autres et savait prendre ses responsabilités. Dom R (5)Notre fluet chasseur  était une proie facile pour les gros gibiers à poils ou à fourrure qui furetaient sur les prés : il ne manquait pas de prendre du plomb dans l’aile et pas seulement dans l’aile et Pan, son crâne, ses côtes, ses épaules …alouette furent souvent touchées et si sa carrosserie de chef d’équipe de chez Renault prenait des bosses, le moteur tournait toujours comme une horloge. Après quelques trois huit d’indisponibilité, il relançait l’inusable mécanique. Joueur diesel insatiable, il devint avec l’arrivée de ses fils,  éducateur disponible et précieux puis responsable dévoué de l’école de rugby avant de prendre sa retraite de joueur. Sagement, il prit du recul pour profiter de la petite  dernière, Blandine à qui il a passé habilement le virus de l’ovale et de sa Diane-chasseresse Véronique, se consacra à l’arbitrage pendant une décennie (il est encore aujourd’hui responsable de l’amicale des arbitres et délégué sportif) autant dire que sa retraite professionnelle est bien occupée.  Christelle, son aînée,dirige l'EDR d'aujourd'hui. Dom R (4)Remis à neuf après un pépin de santé, le voilà à nouveau vice-président, responsable administratif des moins de 19 et le plus fidèle des supporters de sa fifille qui joue à Evreux …  vous voyez bien que notre portrait du jour à plusieurs cordes à son arc et vous vous demandez pourquoi ce titre de chasseur ; là,  il faut remonter le temps et vous narrer cette anecdote d’un autre temps. Il faut savoir, en tant que mari,  quelquefois user de quelque subterfuge   pour éviter les représailles : ainsi notre cousin Saint Hubert, qui vous l’avez compris, ne rentrait pas souvent bredouille de nos parties de… revint un dimanche tardivement, plus saignant que d’habitude même après le passage à l’hosto, son épouse qui ignorait où il était encore parti - c’est vrai, tous les dimanches entre 15 h et 18 h, où peut  aller braconner un tendre et fidèle époux- l’attendait impatiemment. Dom RPour camoufler son escapade rugbystique, il échafauda la rencontre avec un sanglier, lors non pas d’une partie de … mais d’une partie de chasse, depuis, ce pieux mensonge fait le tour des troisièmes mi-temps risloises car la famille Rémond participe  à toutes ces retrouvailles de rugbymen, ces rituels de chasseurs, ces repas entre amis où chacun y va de sa chansonnette et de son historiette où les épiques trophées deviennent des légendes…et Dominique, souriant et paisible, profite de la « Nuit du chasseur » avec les siens, un chasseur sachant chasser doit savoir…

 

 

OLIVIER : 

 

UNE HUILE DU RCPA

 

Olivier (2)Normalement l’Olivier ne se cultive surtout que dans le Sud, comme le sport Roi, autour du bassin méditerranéen, mais le nôtre a grandi en terre normande à l’époque où notre club vibrait aux stridulations des cigales et aux roulements des « R » de nos sudistes géniteurs enseignants. OlivierJean-Claude Gréco, footballeur émérite du Capa, ne résista pas longtemps aux charmes de l’Olive et blazer bleu marine de rigueur, planta là le ballon rond pour cette nouvelle aventure : le rugby, le RCPA avait un secrétaire pour trente ans ( quand on aime, on ne compte pas, seule Raymonde comptait… ses longues absences), et notre jeune pousse de cinq ans  et bientôt son jeune frère Emmanuel, se développèrent au sein de la toute jeune pépinière du club : Olivier prit rapidement  de l’envergure : ses grands compas, déjà, sa rapidité, son enthousiasme et surtout son sens du jeu l’imposèrent comme leader naturel dans toutes les catégories successives qu’il animait, bien sûr à l’ouverture, première pression ( pas comme Puget Marcel, arbitre et demi de mêlée international).Olivier (3)

Elancé et élégant, racé et passionné, depuis ses premiers fruits, le Sieur Olivier fut toujours un homme influent sur le jeu, à la fois sur et en dehors du terrain. Propulsé dès ses dix-huit ans en équipe première, il fut le chef d’orchestre des lignes arrières de la première décade en Nationale 3 : son coup de pied puissant et précis, son sens aigu de l’initiative et des responsabilités, sa vision panoramique et intelligente du jeu, sa vitesse lancée, son calme légendaire- une mer d’huile- mirent de l’huile dans tous les rouages de l’équipe rouge et bleue…Olivier (4)et les Lamy, Lhérondelle, Romain, Reinaudo, Oper…furent mis souvent sur orbite par sa vista, son flair et firent tâche d’huile sur les générations successives- témoins ces minots de première qu’il entraîna récemment…La seule ombre de cet arbre vigoureux et dur, à la ramure toujours or jaune de jeune premier,  son écorce fragile : si le tronc tenait bon, ses branches et ses racines furent souvent froissées et endolories, l’huile de coude le remit de ses nombreuses entorses, luxations et fractures.Olivierr

Olivier (5)Difficile de résumer sa carrière, tant elle est longue, déjà en tant que joueur et aujourd’hui en tant qu’arbitre fédéral et dirigeant du club, toujours aussi productif et généreux et même si sa modestie va en souffrir : il a remporté à Toulouse, svp, le concours du jeune rugbyman quand il avait 14 ans, plusieurs titres de champions de Normandie séniors, il est arbitre n°1 normand depuis plusieurs saisons et officie avec plaisir et à la satisfaction générale des différents championnats territoriaux au plus haut niveau des matches fédéraux et même  des matches de ToP 14 et en H Cup en tant que 4ème  referee : une Huile de Palmes, ce BillOlivier (6)

L’Olivier est aussi l’emblème de la fécondité et avec Christine,  ses trois filles Jeanne, Valentine et Louise, sont sa source d’énergie et de bonheur…il leur faut attendre le moment privilégié des vacances pour pouvoir en profiter…mais ne jetons pas davantage d’huile sur le feu… le club a toujours besoin de son vécu et son histoire, de ses compétences sportives et humaines, de sa gentillesse appréciée, de ses connaissances poussées, de ses relations professionnelles ou amicales, de son état d’esprit exemplaire, de sa lucide clairvoyance: un homme de dialogue, d’écoute et de défis, normal, l’Olivier est le symbole de Paix et de Gloire : Pour toutes ces raisons, Olivier est une Huile Essentielle du RCPA.  

 

 PACO, RICO et RORO

LES VIEUX DE LA VEILLE SE PORTENT A MERVEILLE 

 

paco roro (3)Ce qui fait la richesse de notre club et sa pérennité, ce sont toutes ces pépites enfouies dans ses entrailles et qui n’en finissent pas de scintiller par leur durée, leur engagement, leur disponibilité et leur gentillesse : PacoRico et Roro sont de celles-là toujours présentes, toujours prêtes à rendre service au club et aux amis et si le poids des ans commence à se faire sentir : le genou, le dos, la cheville, le cou les réduisent à des tâches plus obscures, elles sont essentielles pour la vie d’un club amateur comme le nôtre : ils entraînent , accompagnent, encadrent, épaulent, servent…et sont les gardiens du Temple, de cet état d’esprit que l’on nous envie.

Les routiers sont sympas, c’est bien connu, Paco et Rico n’échappent à la règle : dernier exemple, le 21 décembre, rappelez vous, il neigeait, ils sont allés bénévolement déménager leur pote Tatayé, l’exilé, en Provence…pour le plaisir  de rendre service.

paco roro (1)Paco est l’aîné de la bande : venu au rugby sur le tard, malheureusement, son physique de déménageur le poussa naturellement en première ligne et pourtant, il vivait depuis un certain temps dans le giron de la famille Oper en épousant Sophie, joueuse et éducatrice pendant de longues saisons. Dès lors notre Obélix se donna à 300 % lorsque ses déplacements de chauffeur lui laissaient le loisir de pratiquer : il suivait Dylan, son fiston, le samedi en épaulant Benoît et mettait sa cotte bleu et rouge le dimanche pour le plus grand bonheur de l’équipe 2 voire un qui glanait avec ses légendaires anciens de précieuses victoires et quelques titres ; costaud et puissant, il prenait le dessus sur son vis-à-vis avec patience et malice mais son engagement  le mettait à l’épreuve du mal : les plaies et bosses, les points de suture et les entorses ne se comptent plus mais le vieux briscard, têtu, ne désarmait pas et remontait au front. La dernière croisade fut celle de trop, son genou se tordit mais Paco ne bronche pas, il souffre en silence, continue de bosser…dur au mal mais toujours disponible pour le bien de la communauté de l’ovale.

paco roroRico est de la même légion, de la même génération – un an de moins que son ami-, un Astérix toujours prêt à rempiler, à lutter, à s’engager. Venu plutôt que son compère Paco au rugby, sa petite taille, le cala derrière la mêlée ; vif, insaisissable et tonique, il n’hésite pas malgré son poids léger à défier les cohortes des gros puis son explosivité et sa fougue l’exposa au talon et de finir en troisième ligne infatigable et inusable : toujours à la pointe que ce soit en attaque comme en défense, un poumon d’acier, un poison pour ses adversaires mais un poisson-pilote pour ses partenaires ; une vraie pile sans arrêt en surtension qui recharge son énergie auprès des siens et de ses amis car notre rislois n’a pas trop le temps de s’entraîner et à son presque grand âge, il brave les plus costauds. Toujours sur la route en semaine comme tous nos routiers Eric, Benoît et bien sûr Paco, il n’hésitera pas à monter dans le car le dimanche pour, car pour lui, le rugby est aussi une famille. Le samedi ou lors de manifestations du club, il dispense ses conseils, son expérience et surtout sa gentillesse, les enfants l’adorent et pour les plus grands, c’est un exemple à suivre, discret et passionné.paco roro (4)

paco roro (2)Roro s’est blanchi sous les travaux guerriers mais est le plus jeune des trois amis… ralliez vous à son panache blanc. Il commença le rugby à l’école de rugby dans la lignée de ses frangins, tous adeptes de l’olive et connut tous les bonheurs avec les générations glorieuses et successives des Manu, Loïc, Boris, Dub, Paf, Nico…; il fut l’un des chefs d’orchestre de la ligne de trois quart à l’arrière comme à l’ouverture qu’il dirigeait avec maestria : son excellente vision du jeu, son coup de pied long et précis, ses chevauchées de gazelle caractéristiques et ses percées plein champ dont il avait le secret, se concrétisaient au tableau d’affichage…et son sourire lumineux en disait long des plaisirs qu’il partageait avec ses frères d’armes. Fragile, notre Passurancetourix, malheureusement, connut beaucoup de pépins physiques, les blessures, les déchirures, les entorses et… son talent d’Achille eurent raison de ses envies et sa volonté, le prof de maths ne résolvait pas tous les problèmes et sagement, il prit la meilleure des solutions : supporter et aider.      

Ne croyez surtout pas que l’emploi du passé témoigne de leur cessation d’activité, nos trois rislois sont bien toujours là, à la demande, à l’envie et à discrétion - on ne peut pas être et avoir été- et c’est bien grâce à ces anciens, à ceux d’hier (depuis le début…du club ) que le RCPA résiste, sacré village rislois, et  est toujours en vie, toujours présent : vous savez ce qu’il vous reste à faire pour leur rendre hommage : continuer sur leurs traces...et c’est dans cet esprit tranquille que nos gaulois apprécieront ces retrouvailles et votre amitié.  

 

STEPHANE : UNE POUTRE MAÎTRESSE

 

DU RCPA

 

 Sgeg (1)Quand on construit sa maison, en bon architecte, on assure sa solidité. Stéphane, le Sgeg, comme on le surnomme depuis bientôt trente ans, fait partie de ces éléments indispensables à l’édifice RCPA. Il  a d’abord été une des solides poutres de la mêlée risloise : son gabarit exceptionnel, dès son plus jeune âge, près de deux mètres, le positionna naturellement en seconde latte avec ses pères spirituels Anglegoose et plus tard le Big  Ben- deux autres joyaux du pack,- et même en troisième ligne où il faisait parler sa force de pénétration. Mais le jeune colosse n’était pas qu’un adroit pourvoyeur de ballons dans l’alignement, qu’un puissant tracteur-pousseur de la mêlée, il se déplaçait avec facilité aux quatre coins du terrain et maniait la gonfle avec dextérité. Agressif dans le bon sens du terme, il ne donnait pas sa part aux chiens  dans le combat des avants, il savait montrer l’exemple en véritable fer de lance, payer de sa personne et galvaniser ses partenaires.Sgeg (2) Son expérience militaire à Bergerac lui donna la confiance supplémentaire qui lui manquait et qu’il n’avait pas acquise dans toutes les catégories de l’école de rugby risloise…sa stature paradoxalement l’inhibait : il avait peur de faire mal. Les blessures à répétition, l’usure et la vie familiale et professionnelle (qui nous rattrape tous à un moment ) le contraignirent malheureusement à abandonner trop tôt sa carrière de rugbyman, une mauvaise fracture du pied le mit sur la touche.

Rapidement, il s’impliqua à l’école de rugby et se forma : d’abord un des fameux sommiers avec Aurélie, sous l’ère de l’écureuil Franck, des moins de 7- cette promo joue aujourd’hui en moins de 19-. L’arrivée de sa progéniture Alexandre, digne fils de son père, lui donna des ailes, il quitta la baby school pour suivre les moins de 13 et 15 ans avec ses amis de toujours Benoît, Fabrice, Paco et Rico et quand son compère FAB décida de prendre du recul après une dizaine d’années  de bons et loyaux service, il n’hésita pas à se lancer à la tête de l’école d rugby. SgegDepuis trois ans maintenant, il dirige d’une main de fer et d’un gant de velours sa destinée avec le bonheur que l’on sait : ses objectifs se concrétisent toujours : les tournées, la réécriture du projet de l’école de rugby, l’emploi de Mathieu et des entraînements du mercredi …et même si le courant connaît quelques coupures, il est devenu alternatif, il a appris la patience et la persévérance.Sgeg (3)

Malheureusement les poutres peuvent être fragilisées, le boulot et le dos ne font pas bon ménage avec sa passion et notre Sgeg souffre mille maux en silence car le gars du Bâtiment ne se plaint pas…seule Valérie, la femme de sa vie, le remet d’équerre et le berce, ce grand Nounours au cœur tendre, les soirs de douleurs  oui Sgeg est toujours électrique et grâce à lui les fils sont  toujours connectés, maintenant vous êtes au courant que cette poutre est maîtresse et que, quand le bâtiment va, tout va, mais ça, vous le saviez.

Sgeg (4)

MERCI à nos PARTENAIRES MAILLOTS

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