« CHAPEAU ! » 

RICHARD COEUR DE LION

 

 Richard3

 

Richard1A la fin de saison 2009, Richard Carrère, notre président depuis dix ans (le temps passe vite mais use) a tiré sa révérence. Notre Roi Richard n’est pas de ceux qui s’exposaient médiatiquement ou qui cherchaient par le truchement d’une responsabilité à assouvir une ambition personnelle, non il ne s’est jamais mis en avant mais sa présence permanente( il est vrai que c’était un arrière rugbystiquement parlant) , sa disponibilité sur tous les fronts, son engagement de tous les instants, sa générosité dans tous les domaines, son sens du partage et sa confiance dans le travail d’équipe ont largement contribué à propulser notre cher club aux avant-postes du comité territorial dans tous les domaines malgré toutes sortes de difficultés: les résultats, le développement et la vie du club le prouvent ô combien…Notre président à vie se retirait après de bons et loyaux services dans la plus grande discrétion. En cette période de Fêtes , il sera à l’Honneur dans ce 27 ème portrait, un Hommage tardif certes mais sa présence au sein du bureau , sa disponibilité constante et la confiance de son ami de toujours le président Hamel témoignent de son éternel engagement car il fut et est toujours notre Père Noël.Richard2

« Ricardo » comme on l’appelle souvent ( amusante l’association de ce surnom affectif , alchimie de son apéro méridional préféré ), nous l’avons vu débarquer de sa lointaine Provence, sans accent, svp, un beau soir d’entraînement des années 80 et depuis, il perdure : ailier plaies et bosses ( trois, quatre pour les amateurs de troisième mi-temps), play plus maintenant comme nous tous mais boss une décennie ( il y a du René chez Richard ) de notre cher club, chanteur accro, acrobate équilibriste ( jeu de bouteilles, un peu normal pour un fervent animateur des soirées qui enchantent et déchantent aussi d’ailleurs ), membre du bureau, co-président  et puis président, entouré de ses amis qu’il rassemble à chaque occasion de mêlée.

Richard4Originaire du département de l’Ariège, préfecture Foix, un nom prédestiné pour les cirrhoses qui nous guettent, lui, les six roses, il les a offertes à Anne, comme lui native du Sud –Ouest , dans le Gers . Fils et fille d’enseignants, King Richard, cœur de « Lyons »- où il atterrit en raison des mutations professionnelles des parents, ( les conquêtes espagnoles et les campagnes anglaises le couvrirent de gloire et de bobos, souvenirs que ressasse la mémoire épique de Sylvain ) et Princesse Anne, mère-veilleuse Dame de Fer, et Sœur Anne, patiente, vit toujours revenir brave heart à son chevet, le brun ténébreux et la belle blonde, étaient faits pour se rencontrer dans notre Normandie, et comme les chiens ne font pas des chats, comme ils ne savaient pas quoi faire, un peu comme nous tous, ils perpétuèrent  la tradition familiale. En saignant et en regrettant les temps anciens de leurs parents, ils dispensent leur savoir aux petits normands pour le maître d’école et aux futurs athlètes pour le professeur d’éducation sportive.Richard5

Pour Richard, la vie de rugbyman était belle à l’aile, sa rapidité et ses cadrages affolaient les défenses de ligne de l’époque, ses compères et fidèles amis : Dédé, Pinou, Dom, Philippe lui donnaient des caviars qu’il dévorait avec appétit. Sa « Carrère » rugbystique fut brisée in England : il ne fonctionne plus que sur une guibole depuis un quart de siècle et cette tournée légendaire au pays de leurs prénoms anglo-saxons se termina à l’hosto de Cheltenham la rotule fracturée : il fut le seul français à prolonger un séjour Outre-Manche, to beer or not to beer.

Richard6Aujourd’hui : Antoine le brun, le blond Mathieu et le frisé Paul, leurs trois enfants, ces nouveaux mousquetaires de l’équipe première ferraillent avec succès sous les yeux de leur géniteur perpétuant la filiation d’un Nom Carrère qui sent bon le Rugby et la passion.

La gentillesse, l’hospitalité, la disponibilité, la convivialité en bon rugbyman le caractérisent notre Carrère est un « cas rare », et nous pouvons sur son air favori entonner: « Nos amis sont les Carrère, Nous en sommes tous très fiers. S’ils n’étaient pas nos amis, Nous en  serions tous contrits ! »

Chapeau *  Richard, en espérant que ta future Retraite de professeur des Ecoles, te donne l’occasion de profiter  de tes Temps libres pour enfin te consacrer vraiment au Rugby !

* «  Mon Chapeau a quatre bosses » fut le tube de nos héroïques soirées d’autrefois et notre président notre Luis Mariano.

 

HASSAN : UN GRAND FRERE

 

Hassan les Grands Freres

 

Hassan2Le RCPA est une Grande Famille où se côtoient toutes les générations, toutes les origines sociales,  professionnelles, confessionnelles, politiques, géographiques et dans cette nombreuse parenté d’aujourd’hui, le Grand Frère joue un rôle essentiel pour l’épanouissement, la formation, la transmission des valeurs de la communauté risloise du rugby: la dernière soirée de parrainage en est l’illustration. Une bonne vingtaine de « quadra » qui essaient de rattraper le temps perdu   encadrent chaque dimanche les plus jeunes  sur le terrain ou initient les plus petits le samedi. Hassan fait partie de ces anciens - mais il n’a que 35 ans- sur qui le coach Loulou peut compter aveuglement car c’est un homme de confiance, un garçon solide, généreux et sérieux.Hassan champion

Tout comme Tatayé, Lhassen Idrissi Moulaï débute au CAPA Hand, un jeu de mains où son adresse et sa rapidité font déjà merveille à l’aile. Mais au lycée Prévert avec les Latte et Maleplatte, ses profs d’EPS, il découvre le Sport Roi : il apprend vite le bougre et il  devient un ailier et arrière indispensables : il faut dire qu’avec les Lecacheux, les Marie, Guillosson, Coulon et autres, il participe aux championnats de France UNSS : le voilà définitivement piqué. Il intègre l’équipe juniors où il retrouve cette bande de potes généreuse et enjouée qui joue pour le fun mais aussi pour la gagne : vite, il intégrera dès1988 les séniors sous la houlette de Gilles Langlois et de Jean Marie Leguyader qui feront confiance à ce garçon charmant, volontaire et appliqué.Hassan

Les campagnes parisiennes, bourguignonnes ou nordistes de Fédérale 3 lui permettent de s’aguerrir rapidement au jeu plus musclé et tactique de la Fédérale 3. Sa vélocité, ses cadrages débordements, sa solidarité constante, sa félinité et son agressivité maîtrisée en font un élément essentiel du jeu de ligne rislois de l’époque où il conclut naturellement les déferlantes en s’échouant dans l’en-but.

Hassan4Mesuré, calme, sage et posé, Hassan a su, comme beaucoup de ses devanciers, mettre entre parenthèses quelques années, sa carrière rugbystique pour se concentrer sur son avenir professionnel : ce devoir accompli, il a ravivé la flamme qui sommeillait en lui grâce à Thierry Leleu qui n’hésite pas à le retenir en équipe 1 où son expérience, sa combativité et son envie s’illustrent chaque dimanche: à 35 ans, il a encore les qualités d'un jeune sportif et tout le tonus nécessaire pour jouer quand son boulot le libère : un exemple. Sportif dans l'âme, il ne peut s'empêcher et n'arrive pas à penser à la retraite : le titre de champion de Normandie Honneur de la saison passée est pour le moment son dernier Trophée.

Aujourd'hui, il vient d'être l’heureux papa d'une adorable petite Imane et travaille dans la région parisienne – mais si vous le voyez « s’envoler » aux ailes, le « pilote » ne prend  pourtant pas  l’avion-. Issu d'une grande famille, le Grand Frère rentre chaque week end pour les siens qu’il chérit par dessus tout : ses parents, frères et sœurs, sa tendre épouse et son petit trésor. Mais au RCPA, Hassan est un aussi ce Grand Frère, respecté, discret et honoré : un de ces maillons importants de ces dernières décennies : un garçon d'une extrême gentillesse et qui donne toujours le maximum. Et comme il dit souvent en paraphrasant le stadiste toulousain : "RCPA un jour : RCPA toujours !!!"

Hassan « le beau, le bon, le viril, le fort ou le bienfaiteur » est un type bien, un ami précieux, un partenaire apprécié, un joueur redoutable, redouté et un fier Pont Audemérien, sa gentillesse et sa modestie et toutes ces qualités précitées en font  le Grand Frère Idéal. Surtout, continue de veiller sur tes Familles, Hassan. Inch Allah,  Vieux Frère!!

 

 

MAZER : ENFANT DE LA BALLE,

 Mazer1

 

ARME FATALE

 

Mazer2Mazer ?

Kezako ? Mais d’où vient ce surnom ? Ouvrons le dico : Mazer, verbe trans. Faire subir à la fonte un premier affinage qui a pour but d'éliminer le silicium qu'elle contient et de la décarburer. Pour mazer la fonte, on la soumet à la fusion dans un foyer de forge, on la coule en plaques minces, et on la brise en morceaux (Wurtz, Dict. de chim., t.1, 2e vol., 1870, p.1437).  Bon bah, quel rapport avec notre homme ? Un message à ses amis et fans : la réponse ne tarde pas, elle est plus compréhensible et plus réaliste que la définition du  dico : Mazer est un des personnages du jeu vidéo Jonah Lomu Rugby, petit ailier fou et rapide….surnom donné par ses collègues de promotion Staps (ravi de voir qu’au moins les jeux video servent à quelque chose).Mazer3

Enfant de la Balle : Mazer, pardon, Mathieu,  est le fils de notre président Yves Hamel et comme vous ne le  savez sûrement pas, depuis ses débuts rugbystiques, il y a plus de quarante ans, Yves Hamel n’a jamais cessé de jouer, professer, entraîner, diriger le Sport Roi local ou ultramarin, vous comprendrez que son rejeton, comme sa fille Alison, ne pouvaient échapper au destin d’Ovalie. Le petit Mulot fut bercé par les exploits de son père, son hochet fut un ballon ovale et ses premiers pas  l’écroulèrent dans l’en-but de son parc. Dès son retour des DOM TOM, Mathieu, déjà sélectionné dans les équipes des îles, retrouva la cohorte des Carrère, Oper, Legrand, Riquier, Jeanneau et autres, se montrant adroit, habile, rapide, vif et espiègle à toutes les places du jeu de ligne. Il évolua ainsi dans toutes les catégories de jeunes et devint le fer de lance des vagues risloises sans peur et sans reproches. Il remporta ainsi de nombreux titres de champions de Normandie et du Grand Ouest mais refusa de participer aux sélections régionales qu’il honore aujourd’hui en tant qu’adulte, préférant se donner corps et âme à son club.  

Mazer4Arme fatale Mazer n’a rien d’un Panzer, son petit gabarit ne lui permet pas de bousculer, de percuter, d’écraser l’adversaire ce serait plutôt un Taser,  tellement il est électrique, un Mozer, tellement il a la gâchette facile, il dégaine vite , le bougre, un pistolero de génie  : ne lui laissez pas un espace de … souris, suivez le ( si vous le pouvez )  de près, à la jumelle, au radar, au satellite, car l’expérience aidant, il sait maintenant se montrer plus patient et ne pas décocher ses flèches, pardon, ses missiles aussi promptement qu’autrefois, le niveau de jeu l’exige, la maturité l’impose et grâce à lui, les cibles sont souvent atteintes : un rayon Laser d’une précision chirurgicale  ; Mazer voire une Mother pour toute une génération passionnée qui passe, vit, respire Rugby et les petits qu’il materne. Ses crochets déroutants, ses feintes de passes originales, sa fantaisie renouvelée et sa vélocité naturelle mystifient ses ennemis : ses dernières prestations démontrent que notre Héros de la semaine a retrouvé son punch et sa détermination. Mazer7

Un Rien différencie  Mazer  de Mozart, ce sont tous les deux des artistes, des compositeurs, des virtuoses : ils connaissent leurs gammes, la musique, sans fausses notes, et jouent des symphonies sans partition avec le reste de l’orchestre  et avec maestria car le propre du Mazer est de rester un instrumentiste, un soliste mais de partager avec un ensemble, de concert, au diapason, à l’unisson avec ses partenaires, tant sur le terrain qu’en dehors. Depuis son avènement comme emploi jeunes, l’école de rugby bénéficie d’entraînements supplémentaires, les écoles du canton de visites régulières pour  dispenser la bonne parole et surtout cet état d’esprit qui lui sied si bien et qui fidélise et rassemble, le rendent indispensable.  Sa « Charlotte », sa cerise sur le gâteau, le voit certes moins souvent mais lui pardonne encore ses infidélités rugbystiques car elle sait que « l’abeille » rentre dare dare (sans équivoque)  à la ruche, pour butiner, elle aussi, réclame sa part du … . Mazer5Mazer6 

Alors si « C’est  Mozart qu’on assassine », notre Mazer na tio nal ne sauvera pas le genre humain mais il faut le préserver et le protéger sportivement et professionnellement tant il joue un rôle discret mais ö combien régulateur et efficace au sein de notre armée Rouge et Bleue, il aura grandement participé à son épanouissement et à son rayonnement et peut-être plus qu’un autre  à ce maintien tant espéré  en Fédérale 3. Bonne Année Mazer. Mazer Tov ou Mazer Top  ( là camarade ) !

 

JEAN CLAUDE GRECO :

 L’HOMME PROVIDENTIEL

 

JC et le RCPA

 

JC et JeanRassurez-vous, on ne vous fera pas le coup du « C’était mieux avant ! » mais ce trentième portrait est celui d’un Homme que les moins de 20 ans (et plus !) ne connaissent pas forcément au club et pourtant Jean Claude Gréco, qui vient d’être honoré samedi dernier par la municipalité de Pont Audemer fut un Homme clé, un Homme Providentiel pendant presque les trente premières années du RCPA. Pour bien connaître ce que le Club représente aujourd’hui, il faut préserver et cultiver son passé et ses Hommes qui en ont écrit quelques pages. Le père d’Olivier et d’Emmanuel tient une place importante dans cette Histoire et chaque dimanche, au Parc des Sports, sa silhouette vacillante et grisonnante, assiste aux miracles de la bande à Loulou qu’il a connu minot.JC et le president du comite

En trente années, en effet, il a arpenté des terrains de rugby normands avec la même ferveur ; inlassablement, il a rendu service à son club et au comité avec le même enthousiasme et la même modestie, a souffert, s’est  torturé, s’est lamenté, s’est exalté, a savouré intérieurement, jamais avec exubérance et ostentation,  les plaisirs d’un moment heureux et chaleureux d’une troisième mi-temps de contacts et d’amitié. J.C n’a jamais poussé en mêlée, n’a jamais sauté en touche, n’a jamais cadré son vis-à-vis, n’a jamais dropé, mais il en a virtuellement  décomposé tous les gestes et apprécié goulûment toutes les sensations. Jean Claude peut  évoquer avec délectation  n’importe quelle rencontre de rugby disputée sous nos cieux ou plus loin, de Saint-Paul, notre ex-temple, au complexe, de l’Arms Park de Cardiff à l’Ellis Park de Johannesburg ; il pouvait parler de n’importe quel joueur de ces quarante dernières années, de   Mac Alec John, notre premier anglais, du grand Jean-Luc Hatton à David Dubois ;  du docteur  Kennedy, de Gareth Edwards à Colin Maeds, autant de lieux mythiques, autant de vedettes connus ou inconnus ( méconnus plutôt ), autant  de pages écrites, autant de souvenirs précieux et choyés.JC et la montee de 86

 JC et MarcJ.C Gréco aurait pu devenir le Platini ou le Revelli des années 50, petit-fils d’immigré italien, Jean-Claude joua au football dès son plus jeune âge au sein du C.A.PA. (Personne n’est parfait), y croisa sa future, vedette de l’équipe locale de Basket et Reine du club omnisports, jusqu’à sa mobilisation  en 1957. De retour de la guerre d’Algérie, il l’épousa  et se lança dans la vie active, d’apprenti employé de commerce, en quelques années, il devint V.R.P :   Vrai Rugbyman Professionnel. Tout en parcourant les quatre coins de la Normandie, au volant de ses Citroën successives, Jean- Claude lisait pendant les longues attentes d’un représentant aux différentes étapes  en particulier les chroniques rugbystiques de Denis Lalanne dans l’Equipe et les articles de rugby ; les jours de tournois, il écoutait avec délices les commentaires enflammés de Roger Couderc à la télévision et c’est tout naturellement que lorsqu’ en 1968, des méridionaux en mal de traditions, il allait découvrir le Sport Roi et les premières joutes des rislois. D’ailleurs, n’avait-il pas malicieusement donné déjà comme prénom à son premier héritier, peut-être en accord avec sa femme, celui d’Olivier, ce lien symbolique avec la gonfle, « Olive » et que le second porterait celui d’Emmanuel, Manu, comme tout le monde le surnomme, « manus » en latin, la main, le ballon dans la main, prémonition jamais démentie à ce jour ( les héritiers ne sont-ils pas dignes du père ?) et le hasard se mêla aussi de la partie puisque les P.T.T   lui attribuèrent le  02 32 41 15 51, deux derniers chiffres qu’aucun rugbyman ne renierait.JC et les 40 ans

Mr Urnous, l’un des pionniers locaux, remarqua, de son poste de demi d’ouverture, ce spectateur assidu et  transforma ( normal, vous me direz pour un ouvreur ) cet observateur néophyte en blazer- cravate ou en imper british selon les saisons et les types de rencontres, scolaires le jeudi et régionales le dimanche, en homme à tout faire du club,  Jean-Claude, encore dans la fleur de l’âge, devint rapidement indispensable : Les tâches de ménage ne manquaient pas, il se multiplia sans compter, du « débousage » du terrain au gonflage des ballons, du piquetage au traçage des lignes, du ramassage des maillots au tableau d’affichage … autant d’occupations prenantes que Jean-Claude accomplissait, même à l’âge de la retraite, avec la même discrétion et la même serviabilité .

JC honore« Le Grec » surveillait toutes les couvées du club : du poussin au gros poulet… Olivier et Emmanuel, à peine éclos mais vite élevés aux grains, le suivirent tout naturellement dans cette « basse-cour ». Jean –Claude n’était pas une cocotte mais plutôt un coq hardi cocardier, il chérissait son club, il aimait son comité et défendait son pays, sans être chauvin ni partial ; lorsque les rislois gagnaient, que les Normands l’emportaient et que les Français triomphaient, il poussait un vrai Grécocorico. Sa situation professionnelle de ne l’a jamais empêché d’être là, d’être lui-même et de continuer son action. La montée en nationale le ravit,  le combla ; après la Normandie qu’il parcourait en tous sens pour son travail, Jean - Claude allait se frotter à d’autres comités, rencontrer d’autres gens le dimanche, du Nord à la Bourgogne, de l’Ile de France à la Bretagne, de nouveaux horizons, il découvrait, et du bon temps, il  passait, des connaissances, il liait, des reconnaissances, il récoltait. Déjà honoré par la municipalité, par l’O.M.S., par la jeunesse et  sports, trois mandats au comité, une médaille d’argent fédérale plus tard, Jean- Claude allait enfin atteindre le doux rivage de la retraite, rythmé, comme autrefois par les sempiternels  coups d’envoi, les coups de sifflets, les coups d’après matches, les coups de la commission de discipline et comme toujours, il montra la même passion, la même dévotion, la même compétence. L’arrivée de petits enfants lui procura un bonheur nouveau, cette fois partagé plus souvent avec sa femme Raymonde, mais le dimanche, le grand-papa Gréco, fidèle des fidèles, rejoint sa  paroisse pour l’office de 15h, souvent accompagné par Jeanne,  Valentine et Louise, ses petits enfants de cœur,  un œil sur le pré et l’autre sur les jolies têtes blondes…

JC fut « L’homme des présidents successifs », l’homme de Confiance. Sollicité en 1970, cet homme d’état et de devoir connut successivement tous les règnes, tous les pouvoirs des bleus et rouges: la gouaille de René, les discours de Marcel, les emportements amicaux de Marc, le flegme et l’humour de Jean, la décontraction de Richard et la rigueur de Jeff. Inusable et inoxydable, il révéla avec la même acuité, le même engouement,  pour chacun, les secrets et les coulisses de la vie du club, il exerça avec la même efficacité et la même ardeur toutes les responsabilités confiées. Jean – Claude, amateur d’histoire, fut l’homme de l’ombre, résistant de la première heure, travailleur infatigable, il s’évertua à collaborer, (quel paradoxe encore !) avec les différents bureaux du club, car le rugby n’est pas qu’ un sport collectif  sur le terrain, l’équipe des dirigeants prépare, organise bal, repas, tournois, encadrement, déplacement… Jean-Claude est toujours en première ligne, rarement sur la photo, mais toujours au chœur des tranchées, peu de paroles, mais beaucoup d’actes : Homme de l’ombreJC Tournoi a 7 du 1 mai micro

Homme providentiel, Jean – Claude excella dans de nombreux registres : tour à tour, vous l’avez vu  physionomiste, placier, videur, serveur, plongeur, balayeur, et même buveur, homme protée des soirées dansantes et lorsqu’au petit - jour, avec le dernier carré des survivants, le croissant à la main, il appréciait quelques moments de repos et de calme, il n’hésitait pas à remonter le moral des troupes décimées et lancer déjà d’autres initiatives, car la vie associative d’un club comme le nôtre passe par tous ces instants de solidarité et de partage même si pointait déjà l’homo- consommateur. Les instruments favoris de cet homme orchestre,  restaient néanmoins le stylo et le téléphone, jamais un arbitre ne fut oublié dans ses convocations, jamais une déclaration ne fut omise lors d’un accident, jamais un contact humain délaissé : un joueur dans le doute, un joueur blessé sur le terrain mais aussi par la vie, nul ne mérita mieux ce titre de secrétaire perpétuel que lui, Pierre, son successeur, fort de son expérience cultive déjà toutes ces qualités humaines.

Vous l’avez compris, Jean Claude est une personne rare et discrète alors si vous le croisez le dimanche pas très loin d’Olivier ou de Paul Simon, son beau frère et le grand père de Mathieu, venez lui serrer la main, c’est un devoir de Mémoire et ainsi, symboliquement et simplement, vous lui témoignerez votre sympathie : un Grand Merci pour Tout et pour Tous, notre Ami Jean Claude

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