AVE (LE PETIT DOIGT),

LES « DEUX MORE » TURI TE

SALUTANT

 Demore (5)

 

Demore (4)« Ave, ceux qui vont mourir dans l’arène te saluent » : cette parole  prononcée par les gladiateurs devant l’empereur avant que les combats ne commencent, pourrait être celle prononcée par nos gladiateurs modernes, nos rugbymen favoris et les frères Demoré, combattants aguerris comme Alexandre et plus novice comme son aîné Benoît  ont prêté le serment gladiatorien  « de supporter le feu, les chaînes, les coups, la mort par le fer… et de consacrer de la façon la plus totale à leurs maîtres : le RCPA  et son empereur  Mulot, leur corps et leur vie », un peu exagéré mais c’est tellement plus beau

Demore (2)Alexandre dit « Boiboîte » - deux verbes en un, il est vraiment trop fort -, le plus jeune des deux, est déjà un vieux de la vieille, formé au Ludi Prévert et forgé dans les catégories d’ados du RCPA . sa silhouette fluette et trompeuse le destinait à la ligne de trois-quarts car ce Mirmillon « masterisé » chimiste, le bougre,  un peu léger, agile et mobile, se déplace sans complexe aux quatre coins du terrain et n’a pas peur de braver les plus gros : un peu « provocator », « secator » et « volubilis »- il est vrai qu’il est à bonne école avec les compères de sa génération, sa place à l’aile met en valeur son adresse, sa rapidité, ses crochets dévastateurs et ses esquives inspirés donnent le tournis à ses adversaires et ce primi pali appelé aussi  primus palus (« premiers pieux » ou « poteaux ») est un combattant chevronné de la lumière qui ne donne pas sa part aux chiens, pardon aux fauves…en assurant le spectacle quand il est béni des dieux…et peut jouer au centre pour combler les manques disparus aux combats.   

 

Son vieux frérot - mais un tiro : un débutant chez nos gladiateurs – est un jeune Rétiaire – vous comprenez maintenant pourquoi l’entraîneur des avants du Racing et ancien coach des français porte ce patronyme- Benoît dit « Ben », ni Big Ben, ni Ben Hur, ni Ben à Bar, électricien de son état , est paradoxalement tout le contraire de son cadet, avant, pilier ou deuxième ligne, il travaille dans l’ombre, discrètement,  efficacement, il chasse les gazelles pour les attraper dans ses filets et les empaler de son trident, ne nous égarons pas, il plaque férocement, soutient ardemment, pousse vigoureusement, étaye solidement… ou affrontent ses adversaires directs sur la ligne de front, au cœur de la mêlée, des rucks ou des regroupements, le tout pour le bien du collectif, pour offrir des lauriers aux coureurs, à son frère quand ils se retrouvent sur la même arène verte…car ces deux guerriers se retrouvent de plus en plus souvent dans la même équipe. Demore (1)

Demore (3)

 

 

La gladiature ne se limite pas à une boucherie : c’est un art d'escrimeur : les Spartacus, Crixus et les autres n’ont qu’à bien se tenir, les « Boiboîte » et « Ben » sont des éléments indispensables  du laniste Loulou qui sait les utiliser à bon escient et lorsque, à la fin des joutes, ces gladiateurs se tournent vers les spectateurs et supporters et l’empereur Mulot , le pouce tourné vers le bas, les acclamations leur reviennent et les libations peuvent commencer.  «  Ave Rislois, moreturi te salutant »

Demore

 

 

BEBEL, LE MAGNIFIQUE

 

 BEBEL 4

    BEBEL 9        Sébastien Lebel est déjà, à l’âge de vingt six ans, un vieux Fusil (modèle 1886) du club et son portrait vaut bien tous les scenarii  du cinéma de son pseudonyme. Qui aurait pu croire lorsqu’ il balbutiait ses premiers pas de rugbyman dans les équipes de jeunes risloises, que «  L’Homme d’Appeville » serait devenu cet «athlète body-buildy », «L’Animal» du pack séniors, « L’Itinéraire d’enfant gâté » fut pourtant semé d’embûches : ses partenaires et ses coaches ne furent pas tendres avec ses maladresses récurrentes, ses bourdes techniques, son manque d’assurance et de confiance, sa nonchalance continuelle- les railleries des uns et des autres malvenues le plombaient ; ses études l’écartèrent souvent d’une progression régulière et ce garçon placide et discret doit avant tout ses résultats sportifs d’aujourd’hui à son sérieux, son investissement et sa ténacité.

BEBEL 2BEBEL 6

            Filiforme, dégingandé et emprunté, ses coaches hésitaient à le faire jouer d’entrée, notre « Doulos » jouait le plus souvent les dernières minutes, lorsque les débats sérieux étaient le plus souvent réduits à leurs plus simples expressions et que les protagonistes, « A bout de souffle » expédiaient les affaires courantes de fin de partie. Sans jamais rien lâcher, «Le Guignolo» vainquit peu à peu, au fil des années  «La Peur sur la …pelouse » et malgré«Les Tribulations du Rislois en Risle», il persévéra tant et si bien que ce «Marginal» gauche et chétif est devenu adulte un «Morfalou» de la seconde ligne, voire un « As des As» de la troisième ligne, une Tour de Bébel pourvoyeur de ballons en touche,  un guerrier plaqueur , un distributeur de «Cartouches» , intelligent avec la gonfle , il ne prend pas le melon et s’épanouit avec ses amis de toujours sans leur en vouloir.

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            Ce « Pierrot » n’est pas le fou, il ne sacrifia pas «Pour cent mille dollars au soleil»  ses études d’agronomies commerciales à Compiègne au rugby et s’il ne va pas passer ses «Week end à Zuydcoote» aujourd’hui, il reste néanmoins toute la semaine chez les Chti pour un travail qui le passionne. Comme «Un Singe en hiver», il se fait plus rare mais toujours aussi désiré dans l’effectif de Loulou, le « Tendre Voyou» est devenu le «Professionnel» et si « la Scoumoune» l’épargne ou si une femme du Nord ne le convoite pas trop dans un de ces bouillants estaminets, notre Adonis a un bel avenir devant lui au sein du RCPA et pourquoi pas pour une place de leader qui témoignerait du chemin parcouru par ce «Solitaire». PS : Ca vaut bien un macaron !  Comprenne qui pourra !

 

 

LE « D – JAY » FABRICE

 

Jay 2

 

          Jay1  Le D-Jay Fabrice connaît la musique puisque depuis quelques saisons maintenant, les moins de sept ans - les fameux Marsupilamis, - s’entraînent sous sa direction polyphonique. Professeur au lycée Prévert, notre coach a repris le rugby qu’il avait pratiqué dans sa jeunesse pour encadrer avec les Nicolas Chabas, les Patrick Baril, les Fabrice Pilat et d’autres, les équipes UNSS, avec le bonheur que l’on sait avant de les rejoindre au sein de l’école de rugby du RCPA où son fils Clément fit ses premiers pas de rugbyman.Jay 3

            Depuis, le petit Clément a abandonné… mais son père est resté fidèle aux Marsu et la montée en puissance de cette Jay nération lui doit beaucoup. Le Jay niteur, en bon père et mari, se multiplie et rebondit dans d’autres activités pour satisfaire ses enfants : Valentine, Clara et Clément et sa femme Laurence, intendante au même lycée et bien sûr lui-même : bénéficiaires de ce PRO Jay : l’école de musique, le club de natation, le PANC (900 adhérents) dont il est devenu la bouée de secours récemment, les associations de parents d’élèves, le conseil d’administration du lycée, la voile qu’il gonfle ou affale dès que l’occasion se présente avec ses amis, le challenge de la ville auquel il participe ( volley, natation), l’action syndicale…autant de lieux de vie collectives, artistiques, sociales et sportives qu’il côtoie avec discrétion,  dévouement, engagement, efficacité, plaisir et évidemment Jay nérosité, le tout sans Jay rémiades.   Jay 4

            Les PRO JAY ne manquent pas pour notre Jay nial éducateur : après quelques années d’enseignement, il vient de se lancer dans un nouveau défi en officiant comme "chef de travaux " et  « agent de liaison » entre ses collègues et les responsables depuis l'année dernière au lycée en attendant une promotion de Jay néral qui ne saurait tarder tant il a de cordes à son arc ou d’armes à fourbir : sa volonté de faire avancer les choses, de s'engager dans les idées auxquelles il croit, sa bonne humeur, sa disponibilité pour les autres, ses aptitudes  à rendre service, à dialoguer, à écouter,  sans se détourner de ses idées, de ses convictions, ne sont plus à démontrer. Pour les championnats de France UNSS, pour le challenge  Marcel Sense, la Tournée à Pau, pour les tournois, notre ex-professeur de section technologique réalise et fabrique avec ses collègues et ses élèves les trophées remis aux diverses manifestations et fera aussi ceux de cette année.Jay 5

Les Nicolas, Pimprenelle et tous les enfants de l’école de rugby ont adopté ce Nounours en chair et en os qui joue les Nounous et qui les chouchoutent de sa grosse voix de Jay riatre ; le club espère bien conserver ce marchand de sable et de rêves le plus longtemps possible… au moins jusqu’au disque de platine…du D-Jay

« Jay, Jay, Jay quelque chose… de  JAY   ANT ». Allez un petit dernier Cognacq-Jay, à consommer sans modération … à vous les studios ! Pi - Jay ?

 

RITON L’ETOILE

 

Riton 1

 

   Riton 6         Vous ne le trouverez pas au Guide Michelin, ni chez Gault et Millault, encore moins sur le Guide Hubert ou au Bottin Normand, mais « le petit futé » du Café du Havre, Eric Maurel, dit « Riton » pour tous les intimes et amis - et  ils sont nombreux-, mérite le détour des plus gourmets et gourmands: sa cuisine généreuse et goûtue, parfumée et épicée, gratifie le palais des amateurs de coups de fourchettes ( au sens propre bien sûr) : notre Chef vous propose donc au menu sans baguettes de son portrait rabelaisien les plats suivants:        Riton 2

            En amuse gueule et entrée ; Une enfance difficile, né coréen et adopté très tôt avec frères et sœur par un père ardéchois au cœur fidèle : cultivateur, arboriculteur et éleveur de produits du terroir: châtaignes, noix, marrons, produits laitiers et Salers …, notre solide pilier exotique ne riait pas jaune tous les jours et devint apprenti cuisinier dans une pension éloignée de sa région d'adoption, il découvrit le rugby très tôt non loin de Rodez ; dans ces métiers de bouche, formation rime avec  mutations, le « petit Eric » n'hésita pas à se déplacer au gré des restaurants réputés afin de découvrir toutes les subtilités de sa profession, il se confronta à tous les fourneaux du sud et émigra même en Espagne acquérant l'expérience nécessaire pour s'installer... un jour à son compte : le rugby était alors bien loin de ses préoccupations premières…Notre cuistot a plusieurs poêles dans la main.Riton 3

            En plat principal ; Après un passage au Grand Saint Martin du Neubourg, il était prêt avec sa douce Chrystelle et leurs deux ravissantes filles, à partager « le manteau » et à « se poser » plus longtemps : c'est à Pont Audemer qu'ils se fixèrent et qu’il remit le couvert du rugby: La montée en fédérale allait venir à bout de ses hésitations et depuis, il met tous les petits plats dans les grands: ne rate aucun entraînement et aucun match: boulimique de rugby notre « Toqué » de Rugby. Courageux sur le terrain comme dans la vie, fidèle au poste malgré un travail harassant- il a fait tous les déplacements depuis deux saisons, lui, le cuisinier qui n'a seul jour de repos hebdomadaire le dimanche-, il ne laisse pas sa  part aux chiens; certes habitué à passer les commandes, il oublie que sur le pré, c'est l'arbitre qui officie mais notre guerrier est un fier combattant qui a le goût du sacrifice et de l'effort.Riton 7 Mais son investissement sportif n'étant pas suffisant, il s'engagea au bureau et surtout, auprès de Tatayé qu’il seconde à la Maison du Rugby où il concocte pour chaque occasion festive des mets appréciés et abondants; au-delà, vous retrouverez son engagement financier dans les shorts ou maillots sponsorisés régulièrement et silencieusement...preuves que les vertus du rugby ne sont pas encore toutes galvaudées: partage, solidarité et disponibilité, ici comme ailleurs.

            Riton 9Au dessert, cerise sur le gâteau ; Sa vie professionnelle et sportive n'auraient pas de sens, sans la présence à ses côtés de sa bien-aimée Chrystelle, professionnelle et attentive, active et serviable, avec qui il a déjà partagé et partage tant de challenges- vous découvrirez sous peu, leur nouveau défi- et leurs deux anges de fillettes Juliette et Lucie qui, au bar comme sur la touche, montrent  leur plaisir de vivre dans les jupons ou tabliers de leurs parents…notre homme y puise son énergie et ses ressources intarissables qu’il dispense discrètement et désintéressement pour le club.

Alors, Honorable Riton, si tu n'as pas encore eu le Talent d'Or ni le Colonel, chers aux séniors, nous te décernons sans chinoiserie TROIS ETOILES, les premières  du RCPA !          Riton 5        

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