A LA RECHERCHE DU TEMPS 

 

MarcelComme chaque année, le grand blond ordonnancier, Denis, fidèle auteur-rédacteur-éditeur de la pla­quette RCPA, véritable institution avec ses 25 ans d'âge maintenant, relance inlassablement «ses scribes». Et si le thème est imposé et connu à l'avance·, la gestation, la maturation de l'écriture avant l'éclosion, tardent toujours - les beaux jours nous appellent et les occupations ne manquent pas à cette époque de la saison,- nous remettons à plus tard ce pensum du «devoir de mémoire» et/ou du «devoir de vacances», d'autant que, même si je radote, je ressasse forcément les mêmes souvenirs et ça lasse ... nous en savons tous quelque chose. 

Il pourrait être bien prétentieux , quand on s'appelle Marcel, qu'on exerce le noble métier d'Enseignant, qu'on écrit régulièrement des articles ou des discours et qu'on s'intéresse modestement au théâtre de vous relater les années 80 du RCPA en trois volumes : «le Temps des souvenirs», «les Gloires du RCPA», et «le Temps des Amours» , mais rassurez-vous je n'ai pas l'accent d'Aubagne et si les cigales stridulent, c'est bien métaphoriquement - je le regrette et tant pis pour la fourmi - quand le clavier «craquette» au grand dam de Denise qui s'affaire seule aux obligations ménagères ... place donc au Passé ... la «Magdeleine» ou «la Magdelon» (comme vous le sentez) ravivera bien quelques sensations ... 

 

TOME 1: « LE TEMPS DES SOUVENIRS » 

 

Quand vous devez raconter des souvenirs de plus de 25 ans, vous commencez par prendre un coup de vieux et puis vous vous apercevez que votre mémoire a occulté un certain nombre d'événements, effa­cés non, oubliés non plus, tout simplement enfouis : elle est incapable de les dater précisément-mais là n'est certainement pas l'essentiel- alors vous vous replongez dans votre histoire, notre histoire avec les manques et approximations d'un Alzheimer en devenir, vous recherchez, fouillez et retrouvez au fond d'un vieux cartable défraîchi les articles jaunis, les photos froissées- pas toujours tendres avec vous-, les discours griffonnés : une multitude ·d'images aux émotions fortes remontent à la surface, précises ou vagues : 

19831983-1984 : Ce sont les premiers titres du RCPA : un titre de champion de Normandie Honneur et minimes, le challenge des Drakkars (Coupe de Normandie) mais au-delà de ces résultats flatteurs c'est avant tout la maturité naissante, l’éclosion d'un groupe portant le même projet, les mêmes envies qui prenait conscience de son potentiel tarit sportif qu'humain sous la houlette de l'un des géniteurs revenu aux commandes ... 

1984 - 1985 : A nouveau, le RCPA conquiert le titre de champion de Normandie Honneur tant en première qu'en réserve, participe aux championnats de France éliminant L'Hay les Roses, Nantes et s'incli­nant 9 - 3 face à Ris-Orangis en huitièmes, synonyme de montée en troisième division : objectif de la sai­son : armada de supporters à Vernon, descente en fanfare de la rue de la République, libations tardives et bruyantes, une suite euphorique au Mans. Une tournée légendaire in England : Salcombe, Gloucester et Stow : cette course épique de cars sur la motorway, la panne d'essence, l'arrivée des policiers, les petites françaises qui nous suivaient dans leur voiture doivent s'en souvenir encore : un grand moment de vie fes­tive et collective que les six défaites de ce week-end de Pâques (première et réserve) n'altérèrent en rien ... Marco chassait en Bavière, entraînait sa meute à poils sur le ferry : rugby qu'on chérit pour tous ses contacts physiques et humains. 1985

1985 - 1986 : C'est la première année de cette plaquette que porte à bout de bras une équipe tou­jours renouvelée et cette année de tous les dangers où le RCPA attend le dernier match contre le Stade Français, Saint Paul en rougit encore (victoire 27 - 12) pour atteindre son seul objectif le maintien avec cinq victoires seulement mais la découverte et l'apprentissage d'exigences nouvelles. Le Tournoi international de Caen qui restera dans la mémoire de tous les participants : le Flipper et le Sumo de nos animateurs de troi­sièmes mi-temps préférés : Kiki, Mulot et bien sûr Gilou dont la renommée dépassa à cette occasion les bords de la Risle. Manu Mordant profita de ce samedi pour inaugurer une nouvelle tendance : entorse du genou  plâtré ; Fabienne, la veille de son mariage ne pouvait qu'apprécier ce cadeau nuptial. 

1986 - 1987 : Une transition pour moi, je termine mes années de présidence et le club prend son rythme de croisière en nationale 3 avec notre première victoire à l'extérieur au Rheu et une troisième mi-temps mémorable où nous nous fîmes sonner les cloches à Villedieu les poêles par le ·tenancier d'un bar qui vit arriver cinquante rislois assoiffés et vociférant au son de la trompette de la famille Mouche!, la dernière halte nous mena au buffet de la gare de Caen pour une nième sérénade ... nos femmes nous en parlent encore et pour cause, nous ne rentrâmes pas bien tôt. Mais bon Dieu que la victoire était belle, à la risloise. Une Tournée en Belgique où la Grand Place résonne encore de nos chants et des facéties du ·Grand Gilles­-il aurait bien remplacé le Manneken-Pis ; RV de Mons vient encore nous rendre visite et commémore cette inoubliable sortie avec les plus anciens. 

1987 - 1988 : A la dérive et bon dernier à la fin des matches allers ... le hasard nous parachuta un anglais- ce n'était pas le premier au club : Alec John, Clift Brown.-Chris Churm Chris Churm, petit gabarit, des jambes de feu, international treiziste, svp qui nous remit en un rien de temps dans le sens de la ligne de but adverse : la fin des matches retours (aucune défaite) nous offrit l'envieuse quatrième place : les play-off nous atten­daient. Metz, Thouars et Royan : les voyages forment la jeunesse : les Oper, Sausse, Vernoy ... fourbissaient leurs premières armes : une raclée à Metz : arrivée à 14 h 30 match à15 h, une courte défaite à saint Paul où mille personnes vinrent découvrir le «ruby» local ; un déplacement homérique à Royan où fanfare et flonflons nous poussèrent à l'exploit jusqu'à la mi-temps et un retour de Thouars dans la tradition des Mimile et des Totor avec arrêt Pizza au Mans jusqu'à plus soif. 

 

 

 

TOME 2 : « LES GLOIRES DU RCPA »

 

Le rugby, sport collectif, a besoin d'individualités aux fortes personnalités, qualités humaines et spor­tives pour le rendre encore plus attrayant et performant : (que ceux qui ne figurent pas dans ces «élus», sachent qu'ils sont tous aussi glorieux dans nos cœurs). 

Marcel 2

1983 - 1984 : Jean Pierre Urnous, catalan, professeur entre autre du cadrage -débordement d'école, maître de la feinte de passe, roi du crochet dévastateur, créa et recréa le rugby à son image : convivialité, lucidité, solidarité et état d'esprit : jeu et plaisir ... des valeurs que le RCPA continue de cultiver avec bon­heur. 

1984 - 1985 : Les Mascarets rouges et bleus, chers à notre ville, les déferlantes déployées des Yves Hamel, le catalyseur ; Olivier Gréco, l'instigateur ; Philippe Lamy, le finisseur, Dominique Romain, le dynamiteur-gladiateur et Didier Reinaudo, l'accélérateur, vagues à l'âme, vagues talentueuses que tout le rugby normand nous enviait. 

1985 - 1986 : Rugby, un sport de famille et le RCPA avait la chance de bénéficier des Mouchel, famille d'artistes discrets mais leaders : Philippe dit Pilou, l'aîné, le plus longiligne de nos 2èmes lignes et le plus poète, mais quel tempérament ! Didier, homme-fanfare, capable de toutes les subtilités et facéties du jeu perforateur, transformateur, passeur et défenseur mais aussi journaliste, trompettiste, photographe, Frédéric, le plus jeune, peintre connu, reconnu et méconnu, pourvoyeur de gonfles et poutre maîtresse d'un pack conquérant, nous gratifiaient de leur envergure et de leur, charisme naturel. Didier Mouchel

1986 - 1987 : Robert Poulain, homme providentiel, retraité du haut niveau qui vint, par passion, nous confier ses secrets d'entraîneur, conciliant sagesse et expérience. Le terrain d'honneur du Parc des Sports porte aujourd'hui son nom. J'y associerai les Christophe Orus (notre premier sélectionné national), Dominique Romain, Serge Zunigas,Jeff Plessy, Pascal Bailleul, Gilles Biet et Patrick Gascoin qui portaient nos couleurs à cette époque et qui nous ont quittés depuis, sans oublier bien sûr, notre René Plessy, président pendant dix ans : notre Richard Carrère est en passe de l'égaler, tout un symbole. 

Marcel 3Cette liste ne saurait être complète sans y ajouter quelques gloires plus discrètes parce qu'elles ne figurent pas dans les compos des équipes de joueurs, partie visible du club, mais dans celles de la partie immergée des dirigeants : Francis Seninck à la presse, Jean Claude Gréco à la diplomatie, Anne Marie et Jean Marie Vernoy aux soins, Yvette Biet aux finances, M. et Mme Leleu pour les entrées, M. Mme Simon pour la buvette et bien sûr Jean Lecacheux, notre docteur miracle. 

 

TOME 3 :« LE TEMPS DES AMOURS »

 

Un sport, un club, une famille, des hommes et des femmes, un état d'esprit, d'hier et d'aujourd'hui -malgré toutes les évolutions et révolutions- qui ne seraient rien sans ce fil rouge qui nous anime tous, du plus jeune au plus âgé, une passion partagée par solidarité, amitié et convivialité. 

Ce ne sont pas les amateurs de rugby, pantouflards, supporters occasionnels ou inconditionnels qui me contrediront : le rugby et ses valeurs sont porteuses. 

Ce ne sont pas les rugbymen amateurs qui n'hésitent pas à parcourir cent kilomètres, qui refusent les offres financières de clubs plus riches pour jouer dans leur club avec ceux de leur famille. 

Ce ne sont pas les anciens, les très anciens comme les jeunes anciens qui le renieront quand ils se retrouvent pour une soirée à évoquer tel ou tel épisode glorieux, aventureux ou pénible, la passion chevil­lée à leurs histoires comiques, ubuesques ou tragiques ; 

Ce ne sont pas les noms des Seys, Versavel, Oper, Carrère, Hamel, Sénioris, Duny, Dejoux, Thibaut, Leleu, Taurin, Lhérondelle, Chabas, Fabre, Eude, Cardon,  une équipe déjà ... et autres enfants de la balle  qui fleurissent à nouveau dans les compositions d'équipes des séniors comme des plus jeunes, qui vous diront le contraire, le rugby et le RCPA se vit toujours passionnément de père en fils. 

Ce ne sont pas ces parents qui accompagnent, se dévouent pour donner un coup de main à tous les bénévoles du club qui découvrent cette passion qui les anime, les taraude et qui répondent à toutes nos sol­licitations pour profiter au mieux du club, du rugby et du bonheur de leurs enfants, les tournois et la tour­née de Saint Lô organisée par l'une des figures emblématiques de ces dernières saisons Fabrice Duparc témoignent que cette passion est bien communicative.  

Ce ne sont pas les Richard Carrère, Pierre Gouriou, Yves Hamel, Denis Bocquet, Guy Mouchard, Thierry Leleu, Stéphane Duny, Eric Oper et tous les autres qui me démentiront, ils étaient sur les photos en tant que joueurs, il y a 25 ans, aujourd'hui ils ne sont plus à la même place mais ils sont toujours pré­sents comme dirigeants, éducateurs ... et transmettent à leur tour ces valeurs reçues par les générations précédentes. 

Autant de dévouement, d'investissement, d'altruisme sont la preuve que le temps des Amours n'est pas prêt de s'éteindre au RCPA et que la flamme rouge et bleue nous éclairera et nous réchauffera long­temps encore... le cinquantenaire n'est plus bien loin car le Passé se conjugue toujours amoureusement -ne soyez pas jalouses épouses- au Présent au RCPA.

 

TRANCHE DE VIE 

Jean 1Je vous parle d'un temps que les moins de 16 ans ne peuvent pas connaître. En ovalie, le CA Bègles était champion de France. A Londres, les Australiens battaient les Anglais par 12 à 6, pour devenir champions du monde. Pendant ce temps, Blanco tirait sa révérence. Les Français terminaient deuxièmes du tournoi des cinq nations mais perdaient contre les Anglais. A Pont-Audemer, je succédai à René, Marcel, Marc à la présidence du RCPA qui retrouvait la Nationale 3 et se trouvait un nouvel entraîneur en la personne de JL PIPY En ce temps-là, l'équipe réserve était championne de Normandie ; les juniors, finalistes du championnat régional ; les cadets, vice-champions régionaux et l'école de Rugby gagnait le trophée Groupama de la meilleure école de rugby de l'Eure. A l'entrée de cette saison 91 /92, nous savions que nous disputions notre dernière année sur notre terrain fétiche de Saint-Paul et la nostalgie s'effaçait face à la l'excitation que nous ressentions en imagi­nant nos futures installations. Cette saison fut rude en combats contre les grosses cylindrées de l'ile de France mais également au cours des derbys qui nous opposèrent au HAC et à Gravenchon. En somme, l'année de tous les dangers que les écureuils négocièrent parfaitement pour se maintenir en division nationale.Jean 4

Puis vint le temps ou le RC Toulon fut champion de France, cette même saison, à Nantes, les coqs se firent croquer par les pumas. Les Français terminèrent seconds du tournoi des cinq nations encore battus par les Anglais, ce fut l'entrée en vigueur du permis à points, tout allait mal. .. «Le complexe sportif» était inutilisa­ble, inondé en permanence. Seuls les plus anciens Pont-Audemériens s'en amusaient : «quelle idée d'avoir construit des terrains de sport à cet endroit, il n'y a toujours eu, ici, que des gabions !». Fort de cette révé­lation et en président responsable, qui constatait que les conditions d'entraînement et de match se dégra­daient au fil des semaines, je décidai de partir en guerre contre le responsable de ce désastre. De président de club sportif, je devins successivement, spécialiste en drainage et en granulométrie, journaliste d'investiga­tion, accusateur public. Finalement, ce fut la casquette de négociateur qui me fut la plus difficile à porter. Pendant ce temps, emmenés par Jean Marie LEGUIADER, leur nouvel entraîneur, les écureuils affrontaient courageusement Antony, St Denis, s'exportaient à Chartres, Vendôme ou Vierzon et disputaient de nouveaux derbys contre Caen et Evreux pour se maintenir en troisième division nationale. Jeff DREYER et Dominique ROMAIN préparaient la relève en se dépensant sans compter auprès des juniors et Xavier GARCIA se découvrait des talents de pédagogue en dirigeant magistralement l'école de rugby. 

Ils sont venus, ils sont tous là, il y a surtout ces vieux aux corps cabossés, comme l'écrira Marcel, ces seniors à fière allure, cette photo faite pour jaunir dans un coin du club des quatre présidents et du secrétaire per­pétuel. Bien sûr, nous sommes le Samedi 8 Mai 1993 et le RCPA fête ses 25 ans. Le titre du journal local en dira plus qu'un long discours: « quelle belle fête !». 

En ce début de saison 1993/ 1994, Castres est champion de France, la France a gagné le tournoi des cinq nations mais encore une fois battue par l'Angleterre. Nelson MANDELA est prix Nobel de la paix, mais pour Pont Au, cette année sentira la poudre ... Les déplacements nous asphyxient, pensez qu'avec un budget qui reste constant nous devons aller batailler contre le comité de Bourgogne. Autun, Chagny, St Léger-des-Vignes sont nos adversaires désignés. Les grosses pointures d'ile de France, quant à elles, restent au pro­gramme, puisque nous rencontrerons Massy, SCUF, Pontoise et Massif Central. L'année s'annonce difficile pour «Lagardère» et ses hommes mais ils ne savent pas encore à quel point .... Courageux, ils le seront. Appliqués, ils le deviendront sous la houlette de Jean Marie qui cultive, sur ce terreau favorable, un bel esprit «Rugby». Fidèles, ils l'ont toujours été, additionnant les kilomètres, chaque fin de semaine, pour défendre les couleurs de leur club.

Les années 1993-1997 

Jean 3Cocufiés, ils vont l'être par la fédération, qui maintiendra, au mépris du règlement, deux clubs d'ile de France en situation irrégulière en Nationale Ill, au détriment Du RCPA. Rien n'y fera, pas plus l'appui des présidents des comité d'Alsace et du Nord qui manifestent clairement leur solidarité, que notre démarche auprès du Président LAPASSET qui nous laisse à penser que «ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire» est la poli­tique de l'équipe dirigeante en place. Nous nous verrons offrir, Jean Marie et moi, chacun une cravate ... Et un jeu de maillots pour le club, en réponse à nos questions sur la tricherie des Franciliens et à nos interro­gations sur l'avenir des petits comités. 

 

 

 

Heureusement, de retour au club, et plus particulièrement au comptoir de Papy EUDELINE, les petits oiseaux gazouillent et les petits poussins picorent jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Et même· si nous descendons en division d'honneur, au terme de cette saison, et bien non, non, non, RCPA n'est pas ·mort ! il n'est qu'à voir les GRECO, BARNAUX, TYNENSKI, BESSON, DUVAL, REMOND, GOURIOU, ROMAIN donner de leur temps et de leur énergie pour animer l'école de rugby. Nous assisterons même; au mois de mai 1994 au retour d'Yves HAMEL, les bagages pleins de jeunes rugbymen de Cayenne, venus effectuer une tournée en Normandie, sur les traces de MARISTELLA, notre mascotte depuis plusieurs mois. Jean 2

Ce début de saison 1994-1995, le stade TOULOUSAIN est champion de France, les Français terminent troi­sièmes du tournoi des cinq nations, encore battus par l'Angleterre. Malgré tout, on inaugure le tunnel sous la Manche ... Le RCPA est en division d'honneur et prépare ses joutes contre Bayeux, Dieppe, le HAC, le RCPH et L'Aigle. Et quelles joutes ! puisqu'à l'issue de cette saison, Pont-Audemer est sacré champion de Normandie, participe aux huitièmes de finale du championnat de France et retrouve, en fanfare, la troisième division nationale. Discrètement, emmenée par Alain ROLLAND, l'équipe Junior franchit la barre des 700 points marqués pour 77 encaissés ! Cette débauche de succès valait bien qu'à la fin du match épique contre les Picards Amiénois Boris rendit sa raie ... publique ! Jean 5

1995, l'Afrique du sud est championne du monde en battant les ail blacks, le stade TOULOUSAIN est tou­jours champion de France, les Français terminent à la troisième place du tournoi des cinq nations, encore battus par les Anglais ; le Rugby rejoint les sports professionnels. A Pont-Audemer, Jean-Marie LEGUIADER aidé de Jacques THIBOUT entament leur saison par un succès en première et en réserve en terre Valenciennoise. Cette saison nos adversaires sont plutôt nordistes et toujours Franciliens. 

Pont-Audemer joue à son niveau, l'a prouvé l'année précédente en surclassant ses adversaires et cette idée fait son chemin dans les têtes, les matchs sont abordés, certes avec sérieux, mais plus sereinement. Comme l'écrira Jean Marie, «les carcans ont cédé et les tactiques figées ont fondu avec le retour du printemps». Le club est bien structuré, chaque commission maîtrise son sujet, les taches sont partagées et le résultat fructueux. Le travail patient des éducateurs de l'école de rugby porte ses fruits, offrant aux entraîneurs de l'équipe fanion, un réservoir de jeunes talents formés dans le moule et avec la «patte» RCPA. Délesté des contingences du résultat immédiat, l'équipe dirigeante a pris le pli de nouer des relations amicales et régu­lières avec nos partenaires financiers. Le «pot des commerçants» est en passe de devenir une institution. Du côté du milieu scolaire après quelques hésitations et quelques maladresses de débutants les relations s'installent vite dans la confiance et l'efficacité. 

Marc 4Le club semble s'installer en division nationale et, tout compte fait, il serait peut-être temps de «passer la main» ... Marc PLET, qui ne s'est jamais vraiment éloigné, accepte de reprendre la présidence à la fin de cette saison 1995/ 1996. Libéré de ma charge, je débauche mon ami Nicolas CHABAS et nous prenons en charge l'équipe junior, l'équipe aux 700 points marqués ! Voilà, l'aventure prend fin et en écrivant ces lignes plu­sieurs années plus tard je me dis que 1991 / l996 fut une grande, une très grande tranche de vie. 

PS : au fait, en 1996 les Français terminent à la troisième place du tournoi mais battent les Anglais ... 

 

DESSINE MOI UN CLUB

L'atterrissage avait été brutal. L'avion avait heurté la première dune en son sommet, puis· rebondi d'une aile à l'autre, creusant un profond sillon dans le sable et s'était finalement arrêté au pied d'une seconde dune, le nez planté orphelin de ses hélices. Le vol avait pourtant bien débuté. Le pilote,Jéfé, et son co-pilote Ricardo étaient partis de Buenos Aires, avec leur chargement postal en direction des îles du Cap-Vert où ils avaient fait escale. Puis, de là, ils étaient partis pour Tombouctou. Dans la nuit, l'océan de sable déroulait son majestueux manteau, et les étoiles deve­naient alors leurs seuls repères, innombrables, et scintillantes. Le ronronnement du moteur avait eu raison de Ricardo, qui s'était réfugié dans un sommeil profond avec ses rêves les plus fous. Depuis quelques temps, il ronchon­nait et maugréait fréquemment, signe que chez lui quelque chose n'allait pas.Jéfé le connaissait bien et savait ·que leur vie, faite d'aventures au gré des traversées aériennes, toutes aussi risquées les unes que les autres, allait prendre une autre direction. Ricardo n'aspirait qu'à une seule chose : se poser, trouver une femm_e et faire des enfants,"si pos­sible des garçons" répétaient-ils dans ses moments d'euphorie alcoolisée, o⯑. juché sur un tabouret d'une bodega, il prenait à partie l'assistance et leur chantait «mon chapeau à quatre bosses)). 

La première ratée du moteur n'inquiéta pas Jéfé. Le vieux coucou n'en était pas à un soubresaut près, et ses toux ponctuelles, lui donnait même un côté presque humain. Les ratées suivantes l'interpellèrent davantage à tel point qu'il décida de réveiller Ricardo. Dès lors, les deux hommes écoutèrent attentivement, les yeux rivés sur les compteurs, la moindre fausse route de l'engin, essayant de deviner ce que tel ou tel bruit signifiait. Ricardo interprétait, et énu­mérait toutes les pièces du moteur, ponctuant chacune d'entre elles, d'un «putain de merde)) très inquiétant. Pendant ce temps là, Jéfé essayait de se repérer, mais la nuit les avait entouré de son enveloppe ténébreuse,'ne laissant rien transparaître. En bas, le désert, en haut le ciel, et eux oscillant entre les deux, et perdant, chaque minute un peu plus d'altitude.Jéfé pensa un bref instant que leur vie allait prendre une direction radicale, plus vite que prévu. Serrés l'un contre l'autre dans le cockpit, l'air frais pollué par les effluves d'huile chaude mêlées de carburant les asphyxiant à moitié, ils avaient conscience que le fil ténu de la vie qu'ils avaient si souvent raillé, _était arrivé à son point de rup­ture. Jéfé, les muscles bandés sur le manche, ne disait rien. Ricardo, à ses côtés, n'arrêtait pas dé jurer, en appelant à tous les saintes et saints qu'ils connaissaient, et même à celles et à ceux qu'il ne connaissait pas, ce qui la foutait mal pour un anarchiste comme lui. Puis, l'avion heurta la dune. 

Ce fut Jéfé qui reprit ses esprits le premier. Il se tourna immédiatement vers Ricardo, qui geignait : "je vais mourir, je suis mort, viva la muerte.... je les emmerde tous....". Tout doucement, il lui glissa à l'oreille : «mais non, t'es pas Le plus difficile fut de sortir de l'avion, les portes étant en partie bloquées par le sable. Une fois extraits de la car­casse, les deux hommes se turent. Rien. Le silence était impressionnant et contrastait avec le vacarme de l'ati:erris­sage. Le désert les accueillait avec sa plénitude et leur imposait sa sérénité infini. Pas un bruit, rien de rien, si ce n'est le crissement de leurs pas dans le sable d'une extrême finesse, et leur respiration encore haletante de la peur et de la volonté de vivre qu'ils venaient de manifester. Ils prirent la décision de ne pas s'éloigner de l'avion, et d'attendre le lever du jour. lis seraient ainsi plus repérables pour les secours qui ne manqueraient pas d'arriver, inquiets de leur absence, et ce malgré l'inutilité de la radio morte sur le coup. Ils avaient un peu d'eau et quelques biscuits apéritifs, grappillés ici et là par Ricardo, sans compter une caisse de bouteilles de pastis de contrebande, pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours.Au pied de l'appareil, les deux hommes, emmitouflés dans leur combinaison s'endormirent pro­fondément, épuisés et rassasiés d'émotions fortes. 

«Eh, monsieurn ' «Eh, monsieurn ! 

Jéfé se recroquevilla cherchant dans le sable la chaleur qu'il ne trouvait pas dans son corps, en vain. Il avait envie de dormir, de rester là à attendre que les rayons du soleil viennent lui caresser son dos meurtri, et de se laisser faire. «Eh, monsieurn ! «Eh, monsieurn ! 

Mais, il y avait cette voix, improbable, impossible et enfantine qui insistait. Non, vraiment, il était trop bien pour ne pas risquer d'ouvrir un œil et répondre à cet appel fantasmatique. 

La voix se fit plus insistante encore : «Eh, monsieur» ! «Eh, monsieur» ! 

Jéfé ouvrit les yeux, se redressa péniblement, les membres engourdis. Le sable avait pénétré dans la combinaison et il se gratta machinalement les couilles provoquant une irritation brûlante. Une fois debout, il jeta un œil sur Ricardo, qui dormait sur le ventre, la joue gauche collée à la dune, ces ronflements dignes de I' âge glaciaire ayant creusé un petit cratère à la hauteur de la bouche. Vautré dans le sable, il semblait s'agripper à la dune comme à une femme, avec la ferme l'intention de ne pas la lâcher. 

Le plus difficile fut de sortir de l'avion, les portes étant en partie bloquées par le sable. Une fois extraits de la car­casse, les deux hommes se turent. Rien. Le silence était impressionnant et contrastait avec le vacarme de l'ati:erris­sage. Le désert les accueillait avec sa plénitude et leur imposait sa sérénité infini. Pas un bruit, rien de rien, si ce n'est le crissement de leurs pas dans le sable d'une extrême finesse, et leur respiration encore haletante de la peur et de la volonté de vivre qu'ils venaient de manifester. Ils prirent la décision de ne pas s'éloigner de l'avion, et d'attendre le lever du jour. lis seraient ainsi plus repérables pour les secours qui ne manqueraient pas d'arriver, inquiets de leur absence, et ce malgré l'inutilité de la radio morte sur le coup. Ils avaient un peu d'eau et quelques biscuits apéritifs, grappillés ici et là par Ricardo, sans compter une caisse de bouteilles de pastis de contrebande, pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours.Au pied de l'appareil, les deux hommes, emmitouflés dans leur combinaison s'endormirent pro­fondément, épuisés et rassasiés d'émotions fortes. 

«Eh, monsieurn ' «Eh, monsieurn ! 

Jéfé se recroquevilla cherchant dans le sable la chaleur qu'il ne trouvait pas dans son corps, en vain. Il avait envie de dormir, de rester là à attendre que les rayons du soleil viennent lui caresser son dos meurtri, et de se laisser faire. «Eh, monsieurn ! «Eh, monsieurn ! 

Mais, il y avait cette voix, improbable, impossible et enfantine qui insistait. Non, vraiment, il était trop bien pour ne pas risquer d'ouvrir un œil et répondre à cet appel fantasmatique. 

La voix se fit plus insistante encore : «Eh, monsieur» ! «Eh, monsieur» ! 

Jéfé ouvrit les yeux, se redressa péniblement, les membres engourdis. Le sable avait pénétré dans la combinaison et il se gratta machinalement les couilles provoquant une irritation brûlante. Une fois debout, il jeta un œil sur Ricardo, qui dormait sur le ventre, la joue gauche collée à la dune, ces ronflements dignes de I' âge glaciaire ayant creusé un petit cratère à la hauteur de la bouche. Vautré dans le sable, il semblait s'agripper à la dune comme à une femme, avec la ferme l'intention de ne pas la lâcher.

Abasourdi,Jéfé se dit que décidément le désert lui jouait encore une fois un mauvais tour.Alors qu'il se dirigeait vers la carlingue de l'avion, la voix reprit de plus belle. Jéfé se retourna doucement, et il le vit, là devant lui, debout sur ses pieds. En plein milieu de nul part, il avait devant lui, un enfant au visage poupin qui souriait. 

«Mais qu'est ce que tu fous là ! ?». Le sourire demeura, les yeux pétillaient de malice. 

«Comment t'appelles tu ! ?» Pas de réponse. 

L'enfant s'approcha et Jéfé put ainsi mieux le détailler. Il portait un short bleu marine, un peu délavé, des chaus­settes à moitié baissées de couleurs rouge et bleues en rayures. Le tee-shirt, en dehors du short, laissait entre­voir quelques inscriptions. Il distingua un R, puis un C et un P, mais pas la quatrième lettre. Mais ce qui l'étonna le plus, fut ce que l'enfant dissimulait mal sous son bras droit : un ballon de rugby. Instantanément, Jéfé ressentit comme une vague de chaleur lui parcourir le corps. Le rugby avait été sa passion et voir en plein milieu du désert un môme avec un ballon, lui rappela tout son passé de joueur anonyme. 

L'enfant le prit par la main, et lui posa une question : «Dessine moi un club» 

Jéfé : «Un quoi ??» L'enfant : «Un club, s'il te plaît, dessine moi un club» réitéra l'enfant d'un ton suppliant. Jéfé : «Un club de quoi ?» 

L'enfant : «t'es miro ou quoi ? Un club de rugby, ben tiens ! T'es vraiment vieux, toi, alors !» 

Jéfé sourit et pensa que la cinquantaine récemment dépassée, décidément, se voyait sacrément bien. Ne sachant pas par où commencer, il décida de lui décrire avec des mots simples, le club qu'il avait fréquenté pendant 19 ans, et dont il avait assuré la présidence avec Ricardo. 

Jéfé : «Un club ? c'est d'abord une bande de potes qui aime à se rencontrer, à se parler, à s'engueuler et à se réconcilier, à faire la fête, à partager les bons et les mauvais moments, parfois même à s'étreindre pour commu- nier entre eux leur force et leur énergie» 

L'enfant : «Des homos ????» 

Jéfé surpris par la remarque : «Non, mais des mecs qui s'aiment quoi ! Qui peuvent parler de choses complè­tement superflues qui n'intéressent qu'eux» 

. L'enfant : «Quoi par exemple ?» 

Jéfé : «sais pas moi, le feu d'artifice organisé par Pancrace sur la grand place de Bruxelles ; le retour du Rheu ; la bagarre d'Armentière» 

L'enfant : «Vous vous bagarrez ?» 

Jéfé : «Ben, des fois l'entraîneur nous disait» Eh les gars on n'est pas venus jusqu'ici déguisés en feuille de chou pour se faire brouter le cul par des lapins !" 

L'enfant, les yeux ronds comme des billes : « Ca veu·t dire quoi ?» 

Jéfé, un peu gêné : «Ben, des fois, fallait se faire respecter» 

L'enfant, visiblement un peu déçu : «C'est que ça, un club ?» 

Jéfé : «Mais non, c'est aussi des tas de mecs de 7 à 77 ans animés par la même passion, qui ne vivent que pour un bout de rectangle vert et un ballon ovale, comme le tien. C'est aussi un club house, la seconde maison des rug­bymen, où ils se livrent parfois à des rites étranges qui scellent les amitiés et qui se terminent en maux de crâne indescriptibles. Ce sont enfin, les bénévoles qui, à défaut de jouer, partagent les instants de convivialité avec les joueurs, les supportent et contribuent à la bonne marche du club» 

Bouché bée, l'enfant regardait fixement Jéfé. Puis, tout doucement, il lui prit la main, et l'invita à marcher. Peu à peu, ils s'éloignèrent de l'épave de l'avion. Mué par une force invisible mais apaisante, Jéfé se sentait bien. L'évocation des ses souvenirs l'avait rendu heureux. Et puis, ... il y avait cette petite main dans la sienne, celle de cet enfant inconnu, qui inéluctablement l'entraînait au loin, loin de tout repère et loin de tout secours. Ils mar­chaient main dans la main vers le soleil quand l'enfant reprit la parole : 

«Tu sais, mon papa, il est ingénieur et il a créé le monde, il a fait les océans et les déserts !!» 

Jéfé serra un peu plus la quenotte du gamin : «Ah, oui ! ?» 

L'enfant : «Même qu'il a dit que s'il avait créé des oasis, c'était pour que les hommes puissent s'y abreuver, et, les déserts, c'était pour qu'ils puissent y retrouver leur âme» 

Jéfé, amusé : «Il a dit ça ton papa· ???» Puis, il pensa que le papa en question devait être drôlement puissant pour avoir pensé à tout ça. Il se tourna une dernière fois vers le lieu de l'accident, mais il n'y avait plus que le sable et encore le sable. Pourtant, il se sentait bien. Si ce n'était cette impression de légèreté qui lui donnait l'impression de prendre de l'altitude, de flotter dans l'air et de ne plus sentir le sol, il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie. 

Quarante ans entre Honneur et Fédérale 3 et encore une équipe fanion jeune et prometteuse ! S'il fait toujours bon vivre au RCPA il faut en féliciter les différentes équipes dirigeantes qui ont su au fil des années se remettre en cause et s'ouvrir à tous. 

L'avenir appartient aux jeunes. Sans doute, mais encore faut-il leur donner les moyens de s'épa-nouir. 

L'objectif de ces dernières années a donc tout naturellement visé notre Ecole de Rugby, de la for­mation des Educateurs aux petits voyages qui forment la jeunesse et créent les liens si chers au rugby. Ainsi peut-on s'enorgueillir de voir, le samedi, 120 enfants et adolescents jouer sur nos terrains, encadrés par des à peine plus vieux. 

Les « Vieux ». ceux qui ont été, fulminent, critiquent, conseillent (plus ou moins bien tant dans la forme que dans le fond) et rêvent sur la touche. C'est leur bain de jouvence hebdomadaire. Il faut les en excuser car si les victoires sur le terrain sont aussi les leurs, les défaites le sont plus encore. 

Alors le Vieux durant la semaine fait son entraînement, de la réunion de bureau au lavage des mail­lots en passant par les coups de fil à des spécialistes de la COM. in joignables ... et la grande occupation de ces dernières années, la recherche de Partenaires Financiers. Car le Vieux bénévole, pour faire jouer de jeunes rugbymen tout aussi bénévoles doit trouver des sous. 

Résultats de ces investissements 1 

Labellisation de l'Ecole de Rugby. 

Des victoires sur des adversaires comme Rouen, Evreux ... 

Des juniors champions du Grand Ouest en 2004 

Ces mêmes jeunes, trois ans après, épaulés par quelques vieux grognards atteignent les 1 /8 de fina­les de championnat de France. 

On ne doit pas si mal s'y prendre au RCPA. Longue VIE ! 

 

UN SNIFF DE STOWStw RFC

 

douches stowRendez-vous aux «Alliés». Signe de ralliement : un canotier. Quelques chansons bien senties, quelques fines plaisanteries et autres anecdotes, quelques rafraîchissements servis par Michel Oourdan) .. Et hop ! Dans le car ! L'ictère déjà bien mis sur les rails, en route vers Le Havre pour un embarquement direction Southampton sur un ferry de la P&O, théâtre de mémorables « Scènes de chasse en Bavière ». Re-rafraî­chissements car il fallait resté hydraté en prévision des luttes à venir sur les «pitches» de Salcombe, Gloucester ou Stow on the Wold, voire les trois à la suite !!! rcpa stow 72 2In Ingland 3

In ingland 1Tous les anciens se souviendront sans peine de ces croisades sur les terres de la perfide Albion. Certains se souviendront aussi de cette formule qui avait fini par nous faire rire (Tico ne me démentira pas !) : «C'EST MIEUX !». Sortie de match Stow

Prendre une branlée (mais en Angleterre), le «good game» du vainqueur britannique, la haie d'honneur à la fin du match, la pinte commandée au bar car on se fait pas servir en salle (bitter or lager /), les chan­sons anglaises (one banana ... si,si senora !!!), les club-houses anglais, le jeu anglais, l'esprit anglais, bref, tout ça c'était ... MIEUX ! Sur la route de Stow panne dessence

Même cette immonde baignoire dans laquelle il fallait se plonger après les matchs si on voulait se laver tant bien que mal, même cet énorme bouillon de culture dans lequel barbotaient des individus comme Big One, Riton, La Croche, Snif, Marcel, etc ... c'était MIEUX ! C'est vous dire ! 

Et c'est tant Mieux. 

Mulot in Ingland

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« EASTER’S TOUR 2017

 

DES DES TRES

 

SENIORS »

 

"WHAT A BULL SHIT TOUR !* "historiqueingalndtourneedemerde1

 

Historiqueinglandbigone1Commencer un voyage par un réveil à 2h du mat...historiqueIngland

Didier, Fabrice, Yves, Sylvain, Patrick, Lionel, Anthony, Gilles, Didier, Myriam, Franck, Manuel, Patrick, Didier, Jean-Luc, Dominique,  Jean-Louis et Didier : nous sommes tous là, notre président arrive le dernier avec une excuse pourrie : on lui pardonne.

Démarrer à 3 h15 dans le fond d'un champ à Colletot pour se péter 1h½ de route pourrie avec des chauffeurs nuls et leurs copilotes illettrés ...

Attendre 1h dans un vent froid le bon vouloir de douaniers pas pressés  pour nous laisser continuer l'aventure avec nos cartes d'identité pas toujours fraîches ou un peu périmées...

Oser manger à 6 h AM un breakfast complet avec sausage, beans, bacon and egg, purée panée, tomate et champignon et black boudine : un ensemble qui a laissé des traces, non seulement en ridiculisant les accords de la COP 21 quant aux  émissions de gaz polluants et dangereux, mais aussi  dans le calcif,  le tout arrosé de thé, non c'était tiède,  donc c'était de la bière...

Arrivée à Newhaven (nouveau port, mon cul c'est tout pourri) même les falaises blanches dans ce matin blafard et anglais sont sinistres...

Et ces anglais qui n'arrêtent pas de klaxonner alors qu'ils roulent du mauvais côté...Stow on the Wold in Pont Au 19 1

C'était fatal au bout de 2 heures de route et au 18ème roundabout  après la A 23, la M 23 et  la M 25 surchargée : on a pourtant pris à gauche en roulant à gauche dans ce putain de roundabout dans le sens des aiguilles d'une montre, on a failli se péter un avion à Heathrow, heureusement  les G. O. en se plantant une fois de plus nous ont remis sur la M 4 dans le bon sens... 

Malgré l'envie de pisser la bière du matin et de se rafraîchir avec une bière apéritive du midi, pas moyen de s'arrêter pour arriver au kick off à Gloucester...historiqueingalndtourneedemerde2

Pour arriver à l'heure, on ne roule pas au-dessous de 150... et Alec n'arrive pas à nous rattraper pour nous guider à un parking près du Kingsholm Stadium où éblouis par le soleil, certains ont pris des pintes de cidre pour des pintes de bière et ils s'en souviennent...

13 000 spectateurs chantent "Glooooo......ster Glooooo......ster Glooooo......ster..." dans ce petit stade serré et très convivial sans lice où les plateaux de bière (et les fûts!) circulent en un flot continu. Le jeu des deux équipes est entièrement tourné vers l'attaque et malgré quelques boulettes, les défenses sont rudes. Après avoir été mené 15 à 24 par les Sharks de Sale, GRFC gagne 39 - 30 dans le délire et les chants des supporters...

Historiqueinglandbigone12Nous découvrons, effrayés, nos logements merdiques à Burford où la confusion est totale, un lit ayant été même pris pour un urinoir... et un autre a pris le parking pour un lit... ce qui entraîne une visite à l'hôpital d'Oxford que connaît bien Alec quant au cours d'un match "le tête a touché le épaule". Notre Mulot l'ayant trouvé accueillant (surtout le décolleté de quelques merveilles souriantes et avenantes) décide d'y rester pour la nuit avec son copain Didier pendant que nous nous présentons au clubhouse de Stow. Après avoir difficilement monté l'étage, nous rencontrons des anciens du club : Alan (of course), Ian, Lord Mesroupettes et un paquet d'autres. Après les première bières, les discours de nos hôtes et des nôtres, les échanges de cadeaux : photos, pinards et calva, nous mangeons bien, buvons bien et parlons anglais de mieux en mieux : with accent. Les anciens de Stow entament une belle série de chants dont « Si si señora… » que nous reprenons en chœur.

Debout depuis presque 24 heures, une légère fatigue envahit ces grands corps pourtant puissants et résistants en un mot : «  on tombe raide ! ».

17 présents pour un réel good breakfast au "Angel", vieux pub de Burford, magnifique  village très touristique dans lequel nous nous baladons puis visite et pubs de Stow avant de passer à Oxford pour récupérer la Mule. Toujours accompagnés par Alec qui nous montre le chemin et nous donne les dernières bonnes adresses.

Le retour commence mieux que l'aller et le repas à Marlow nous permet de digérer le pastis qui circulait par là ainsi que les nombreuses bières anglaises testées. La confusion entre les routes de Southampton et Newhaven nous permet de découvrir la campagne anglaise, d'apercevoir un match de cricket et d'arriver enfin au bateau. Nous pouvons liquider nos pence and pounds au Tiger (conseiller par Alec) notre dernier pub à East Dean sur la côte de la blanche Albion.

Monter sur le ferry à 11hPM et en débarquer à 4h30 AM nous autorise tout juste de boire quelques pintes de "Vieille Poule Tachetée" (Old Speckled Hen) au bar du pont 7.

En une heure et quart nous nous retrouvons à Colletot nous jurant de refaire bientôt :

"Un autre voyage de merde".

 

MERCI à nos PARTENAIRES MAILLOTS

Connexion