Carnet Noir

Hommage à Thomas Blin de Paul Carrère

 

Toto, mon pote, mon frangin, mon Poto,

BLIN homas

Dimanche fin de match, le téléphone sonne et le temps se fige… tellement heureux de cette victoire à l’extérieur, elle prit tout à coup un goût amer… je sais maintenant pourquoi on s’est dépassés pour aller la chercher, tu devais veiller sur nous comme tu l’as toujours fait !

On était ensemble la veille, mais je suis parti plus tôt pour une fois… « Pour être en forme » !  Ça t’a fait rire… une dernière fois…

Je ne trouverai jamais les mots tellement nos maux sont durs…

On ne comprendra jamais pourquoi mais j’espère que tu seras mieux là-haut…

Rien ne pourra soigner cette blessure, pas même le temps !

Tellement de souvenirs, si frais, tellement de bon moments, tu étais entier, tu étais dévoué, bosseur, fédérateur…20172018semaine19hommageàThomasBlin.jpg

Tu es arrivé sur la pointe des pieds, mais très vite tu as su te faire aimer de tous… des débuts prometteurs en réserve tu as su gagner ta place avec nous ;

Forcément on s’est vite rapprochés, tant de soirées, des moments en vacances inoubliables, ton caractère bien trempé mais qui faisait de toi un Homme à part, au Grand cœur !

Tu avais tant de projets ces derniers temps, ils prenaient formes auprès de ta Moitié, nous nous devons de l’accompagner et peut être de l’aider à les réaliser dans cette terrible épreuve;

Tellement de choses à dire sur cette feuille mon Thomas mais ça ne veut pas, c’est encore trop dur… trop frais… trop con !

Nous devons accepter ta décision, la vie est ainsi faite, elle est souvent bien trop dure, injuste, fatale, mais je sais que tu en as profité même si il te/nous restait trop de moments à vivre.

Je pense à toute ta famille, je pense à Emma, je pense à nous, je pense à toi, nous resterons soudés pour toi, pour eux, pour nous ;

Salut mon pote, « on se reverra, mais pas tout de suite ! », tu resteras à jamais dans nos cœurs et dans nos pensées …

On t’aime Thomas

Lien vers son portrait :

http://rugbyclubpontaudemer.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=12&Itemid=139&limitstart=44

 

 

Hommage de M’sieur Fernand,

à son fidèle complice, Paul Volfoni,

 

Cadet du Raoul, alias Le Ménestrel

 

Stephane alias Paul Volfoni (1)

 

Ben mon Paulo ! Quand j’m’envoie mon p’tit noir serré du lundi matin, celui qu’on avait plaisir à partager, j’repense à ta trogne et à ton verbe si savoureusement fleuri… J’peux pas chialer sinon tu m’collerais un bourre-pif ! J’te connais ! Alors j’me marre et j’me souviens de scènes éparpillées sur un film noir et blanc de plus de 30 ans, comme on les aime…Stephane bis (1)

Et tu sais c’que ça m’rappelle mon Paulo ?! Non ?! Ben d’abord, c’t’ espèce de drôlerie qu’on buvait dans les années 80 dans une taule près de St Ouen, Le Chapati ! Comment qu’ça s’appelait déjà c’te mixture ??? Le Glacial ! Menthe bleue, orgeat et limonade !! Du brutal !! Le Chapati, on y passait nos mercredis et samedis (quand t’étais pas au Karaté et moi au Tennis) et aussi quelques heures de cours séchées (mais jamais le latin, trop risqué !!) au grand désespoir des deux Jean-Pierre C et !! C’était l’temps des premières conquêtes, et des Luckys en paquet souple dans la poche biceps du Bomber !! C’était aussi l’époque où, déjà doté d’un caractère entier et affirmé, t’attaquais pas, mais tu d’mandais qu’à te défendre !! Et déjà tu crèves l’écran dans ton premier rôle phare : Somnifère pour Pickpocket rital !!

Puis prenant quelques années, on est devenu des « jeunes » comme on dit d’nos jours… Toi en Droit à Rouen et moi en Commerce au Havre. Mais pour nous, pas d’nervous breakdown !! Non Non !! Hein mon Paulo !! On s’retrouvait que le week-end, pour nos premières joutes verbales amicales, et pour s’initier aux plaisirs du Tout-v’nant !! Tu te souviens dis ?! Whisky Coke et Gin To au 27e… chez Marc comme on disait !! Y avait déjà pas que d’la pomme, et il nous arrivait d’en prendre encore au p’tit dej’ !!

Ensuite s’écoulèrent de trop longues années à s’croiser qu’une ou deux fois par an… :

-« Toujours dans l’automobile mon Paulo ?

- Ben non mon Fernand ! Dans l’immobilier ! »

Puis plus tard :

-« Alors mon Paulo ? Ça marche dans l’immobilier ?

- Ben Fernand ! Tiens-toi informé ! J’suis dans les assurances maint’nant ! »

Bref ! La vie !... Et puis un jour, en pleine paix, t’as débarqué sur le pré de Mulot Le Mexicain pour engager ta descendance au RCPA. En survêt’ et bien chaussé, innocent et naïf (ça t’arrivait rarement alors autant le souligner !!) t’as cru que tu s’rais juste de passage et que ton incursion resterait impunie ?!?! Grave erreur !! Il est dingue ce mec !! Et nous au RCPA, les dingues, on les soigne !! Ordonnance sévère : condamné à intégrer l’équipe d’éducateurs de l’école de Rugby, communément appelés : Les Tontons Trinqueurs  !! Comme on s’retrouve mon Paulo !! Si les deux Jean-Pierre voyaient ça !!

Stephane et ses potes educs (1)Perspicace et vif, t’as vite pris le pli.  A coups de bons mots mouillés d’acide drolistique, t’as correctionné, dispersé, ventilé tous tes compères Tontons, et dynamité les réunions et apéros.    A coups de plume agile, t’as encanaillé et colorié avec moi les pages du RCPA News, en nous narrant à ta manière les épopées des Marsus que tu chérissais, et qui te le rendaient bien.  AAAh ! Le RCPA News ! Voilà un sujet qui nous préoccupait ! Le samedi soir après l’effort, on s’concertait pour préparer nos récits héroïques et colorés, avec les autres Trinqueurs comme Yoyo, Guigui et Cuisson, qui eux aussi peu à peu, débridaient leur plume. Et comme les mômes de la 1ere avaient piraté l’Tout-v’nant la veille, ben il ne restait plus qu’à se risquer sur le  Bizarre : Le Picon-Bière du Mexicain !!

Et au sein de cette bande des  Tontons Trinqueurs , tu n’oubliais pas de fédérer et produire. Car comme tu aimais le répéter : « On est tout d’même pas v’nu pour beurrer les sandwiches !! »Stephane et les marsu ecoute

Alors voilà mon Paulo !! Ça en fait des scènes de ce film à revisionner sans modération !! Et avec la bande des Tontons (Dame Karen, Doner Jay, Baril de Poudre, Cuisson, Guigui d’St Mards, Rico, Yoyo, Pierre, Marcel, Did, Raoul, Le Mexicain, et tous les autres !!)  on s’en prive pas !! Et on sait très bien que t’as pris dans la gueule et qu’à présent t’entends chanter les anges, mais on t’retrouvera tous, avec Audiard et Jules César, au terminus des mecs biens !!

En direct du Parc des Sports et des terrains du RCPA ....

Ce samedi après midi, vers 16 h 15 a retenti un énormissime cri de Marsu en provenance du terrain d'honneur. Ce cri d'équipe, tellement fort était pour toi, Stéphane, sûre qu'il t'est parvenu .....En tout cas, moi je jurerais t'avoir entendu leur dire, avec ton sourire de Ménestrel taquin: " on a rien entendu!"..... Dame Karen

Portrait du MENESTREL à quatre mains

par KAREN et FABRICE 

Stephane bis (1)

 

       Stephane bis (4) Un jour de septembre 2011, sur la pelouse de nos Marsu est apparu un petit bonhomme brun tout timide, Ronan accompagné de son papa (ou devrais-je dire: accroché à la jambe de son papa...). Notre Fabrice, expert recruteur du RCPA (croyez en mon expérience...) a tout de suite vu en ce papa, Stéphane un éducateur en puissance. Dépassant les espérances de maître Jay, Stéphane s'est très vite investi dans l'encadrement des Marsu, prenant plaisir à voir évoluer ces petits rugbymen. Toujours au rendez-vous, qu'il vente, qu'il pleuve; qu'il neige, il était toujours fidèle au poste avec sa bonne humeur et son énergie à revendre... Bosseur, il l'était aussi, toujours de supers idées pour faire de nos marsu de la graine de champion. (Il avait presque réussi à égaler notre faillot Guigui de Saint Marc en constituant un dossier « béton » pour obtenir son diplôme d'éducateur fédéral...).

Sur le terrain, Stéphane était là. Ça, pour sûr, il assurait notre assureur!!!!

Générosité, efficacité, gentillesse... je ne sais quel qualificatif employer pour parler de lui, il y en aurait tellement ...

Un caractère bien trempé aussi avec des convictions assumées, une horreur de l'injustice. Une grande gueule s'il le fallait pour dire ce qu'il pensait mais une grande humilité et une grande discrétion, un grand Monsieur en somme...Stephane bis (3)

Stéphane,

Un Homme, un vrai.

Un de ces Hommes qui arrive à créer une émulation uniquement par sa présence, son sourire, son envie.

Un de ces Hommes pour qui rien n'est plus beau que de voir son enfant avec un sourire grand comme son visage.

Un de ces Hommes pour qui rien n'est impossible.

Un de ces Hommes qui rend fort les gens qui l'entoure.

Un de ces Hommes qui profite de chaque matin comme si cela était le dernier.

Fabrice, lui et moi formions la « under seven dream team » constituée du bon roi Fabrice, de Stéphane le Ménestrel et de Dame Karen. Ces surnoms tout droits issus de l'esprit féru de moyen âge de Stéphane. Son goût pour la prose médiévale faisait se délecter plus d'un amateur de littérature, presque chaque semaine quand il résumait avec passion les exploits de nos petits Marsu de sa plume affûtée de Ménestrel mordu du RCPA et de ses valeurs.

Stéphane, par ses qualités littéraires, a mérité son surnom de Ménestrel. Ce surnom, il ne l'a pas volé, loin s'en faut. Il l'a gagné simplement, rapidement en quelques clics et sans claques, en se faisant le chantre de ce sport, en narrant avec verve les exploits de tous les marsus. Pas une fois, il n'a négligé l'un de nos valeureux guerriers, pas une fois, il n'a critiqué l'un ou l'autre. A chaque fois, le positif l'emportait sur les points négatifs (qui étaient tous de même disséqués et auxquels nous tentions de remédier la semaine suivante, soit en inventant un nouveau jeu, soit en proposant un exercice technique de son crû ...)

Stephane bis (7)Ces articles ont ému et ont même fait pleuré dans les chaumières normandes (chut, faut pas le dire...) et après nos déplacements lointains, il ne comptait pas son temps pour rendre une copie qui faisait pâlir d'envie bon nombre de reporters installés.

Stéphane, nous avons appris à le connaître à travers nos échanges épistolaires qui furent des moments de pur bonheur (j'en souris encore rien qu'en y pensant). Bien évidement, lorsque Dame Karen et moi échangions par courriel nocturne des écrits absurdes en tentant de parler vieux françois, en utilisant des expressions moyenâgeuses, il se plaisait à expliquer à Sa Christelle que si son téléphone bipait, c'était à cause de nous ; qu'il se devait de nous lire et de partager ses petits moments délicieux tout comme ils étaient foutrement délirants.

Je viens de relire quelques mails échangés avec mes deux compères... j'ai bien ri, jusqu'aux larmes (et bien pleuré aussi).... « qui aime bien châtie bien » semblait être une de sa « religion » à en croire toutes les vannes que l'on pouvait s'envoyer dés que l'occasion se présentait (même une toute petite occasionnette faisait toujours l'affaire), je ne vous relaterais pas tous les mails échangés entre la royauté et sa cour, à toute heure du jour où de la nuit...magnifiques joutes verbales.... on s'est bien marré quand même, hein mon bon Roi....

Le trio que nous avons formé pendant les deux ans où nous nous sommes côtoyés fonctionnait comme une belle machine bien huilée, pas un pignon n'était oublié, les activités que nous avons mis en place étaient améliorées par l'un ou par l'autre et, alors que l’entraînement était fini depuis belle lurette, nous étions souvent à papoter à propos de tout et de rien (mais surtout de rugby) et nous nous retrouvions les derniers à éteindre les lumières.

Stephane et ses potes educs (1)Stéphane aimait le Rugby,

Stéphane aimait ses marsus,

Stéphane était le Rugby, il lui ressemblait.

Éducateur, il l'était dans l'âme, et depuis fort longtemps... Il y a quelques années, les tatamis du club de karaté avaient déjà usé de ses talents de professeur et de sa soif d'apprendre aux autres et de partager.

 Son petit Ronan avait d'ailleurs revêtu son kimono l'an dernier, excellente « excuse » pour Stéphane pour remettre le sien.. Il allait reprendre sa licence à la rentrée pour un nouveau challenge: la ceinture noire (s'il vous plaît...), puisqu'il s'était arrêté à la marron...

Comme il doit être fier de voir son Ronan continuer à pratiquer ses deux sports adorés et à s'y épanouir... (et fier aussi de Christelle qui trouve encore la force de venir sur le terrain de rugby, malgré son absence...)

Il m'avait surnommé « mon bon Roi » Tout comme Karen était notre « Dame Karen » et comme tout Roi qui perd un être cher, sache mon bon Ménestrel que je te pleure, que je te pleurerai et ceci pendant un temps encore long.

Et puis Merde !

Sache également que je suis fier de pleurer en pensant à toi.

« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » aurait dit Verlaine...

Stephane bis (6)Quand les larmes se seront taries,  quand le temps aura fait son œuvre, que de bons souvenirs à se remémorer, des blagues de second degré (qu'il savait pousser à un degré bien supérieur...), des bons mots, des belles rigolades, des entraînements efficaces et non moins sympathiques, et aussi des moments partagés à discuter autour d'une bière (enfin une... ou deux....) (et oui, lui et les tontons trinqueurs ont fini par réussir à me convertir... d'où une photo parue récemment où je suis « prise en flag », pour le grand bonheur de notre Ménestrel taquin...). et cette belle journée des 45 ans du RCPA....

 Putain,  Stéphane, qu'est ce que tu vas nous manquer ! Mais quelle belle tranche de vie partagée lors de ton passage au RCPA: MERCI!!

Personne mieux que toi ne pouvait conclure ce portrait,  nous nous efforcerons de suivre tes consignes (tu nous pardonneras quelques écarts...mais ton absence ne faisait pas partie de la règle du jeu initialement...il faudra bien nous y adapter...)

« RIEZ, FESTOYEZ, DANSEZ, CHANTEZ MARSUS!!! 

ET RESTEZ TOUS ET TOUTES HEUREUX ET COMBLES POUR TOUTE L'ANNEE!!!

CAR TEL EST MON BON PLAISIR!!! » (par Stéphane, fin décembre 2012...)

 

Hommage à

 

Emmanuel Legrix, notre ami 

 

ManuLegrix1« Emmanuel Legrix, Manu, notre ami, notre ancien partenaire de jeu et de vie, nous a quittés le week-end dernier dans sa 46ème année, trop subitement, trop brutalement. A l’image de la dureté de la vie, qui a frappé toute sa famille, bien plus souvent qu’à leur tour. Bien trop souvent.

Difficile de résumer en quelques lignes la vie d’un homme pas banal, d’un ami qui a compté dans votre existence. Manu a été un membre totalement impliqué dans la vie du RCPA pendant plus de deux décennies. Il a défendu les couleurs du club, avec le haut degré d’exigence qui était le sien en toutes circonstances, pendant toutes ses années de présence au club. Tout petit, il traîna sur  les bords du stade Saint Paul, avec son beauf Jean Luc Plessy, à l’époque où René présidait les destinées du club. A Saint-Ouen, il eut la chance de croiser la route de professeurs tels Jean Pierre Urnous, Jean Pierre Ciminato et bien sûr Marcel Sénioris. La culture rugbystique très marquée à Saint-Ouen l’amena tout naturellement à rejoindre le RCPA au début de l’adolescence, où Rodolphe, Fred,  Bertrand, Toto et tous les autres, nous l’attendions pour l’accueillir au sein de notre équipe. Bon nombre de jeunes de l’école de rugby sortaient tout droit du collège Saint Ouen, où il était de bon ton de se tourner vers la balle ovale. ManuLegrix4C’est l’âge où nous commencions à jouer à 15, l’âge où l’esprit d’équipe se forge. Manu s’installa naturellement au poste de premier centre, poste qu’il ne quitta que très rarement que pour occuper un poste à l’aile des équipes dans lesquelles il joua. Ses meilleurs souvenirs furent ses années juniors et seniors autour des Paf, Boris, Johann, Loïc, Rodolphe, Dub, Franck, Nico, Fred et tous les autres. Manu n’était pas rapide, je crois même que c’est lui qui a créé le ralenti ou la loupe que nous voyons dans les retransmissions sportives, ce qui faisait rire souvent tous ses potes et partenaires qui aimaient le chambrer avec cela. Son étonnante course, toute en genoux poitrine, fut même je crois étudiée à l’INSEP dans les années 90. La tête haute, il aimait prendre son temps donc, pour décaler son ailier. Cela lui laissait le temps de regarder sur la touche, des fois qu’une jolie blonde le remarquât. Il avait la vista comme on dit. Son point fort était la défense et le combat. Il n’était pas contre une petite boîte discrète, pour faire dégoupiller l’adversaire. Dès qu’on lui touchait le dos, son bras partait immédiatement, ce qui lui valut le surnom de BIGJIM, de la part de ses amis toujours à l’affût. Il aimait le plaquage et la vanne pour déstabiliser son vis-à-vis. Des années 80 au début des années 2000, Manu défendit les couleurs du RCPA, avec les valeurs qui étaient les siennes, la fidélité, le sens de l’engagement, l’exigence, la solidarité. Ne ratant jamais un entraînement, équipier modèle,  il fut remarqué tout naturellement par notre fidèle sponsor, la Caisse d’épargne.ManuLegrix2

Il fit ses armes à mes côtés tous les étés au guichet de l’agence de Pont-Audemer, où nous faisions chaque mois, un classement des plus belles clientes sous le regard amusé de Thierry Bourgeois le Directeur, qui nous surveillait avec ses caméras depuis son bureau.  Manu fit une carrière des plus réussies  en tant que Directeur de nombreuses agences de l’Ecureuil dans toute la Normandie. Tout cela il ne le dut qu’à lui-même. Très sérieux, très travailleur, il se donna les moyens de réussir pour rendre fier toute sa famille : Séverine, sa femme, Mathéo et Lison, ses enfants, qu’il couvait de tout son amour, mais aussi toute la famille Legrix, Pépin, Plessy, sa famille de toujours. Ces gens biens, qui ont fait ce qu’il était.

ManuLegrix3Toujours impeccable, bien habillé, Manu avait parfois l’image d’un homme sérieux, mais c’était ne pas le connaître. Manu savait être très drôle, très déconneur, très fêtard. Jeune,  à bord de sa célèbre Talbot Samba blanche, Manu arpentait les rues de Pont-Audemer, Ray Ban et sourire charmeur, prêt à répondre au regard d’une jolie blonde. Il faisait effectivement une fixation sur les blondes, ce qui avait le mérite de laisser au moins les brunes à ses amis.

Des blondes aussi,  il aimait en déguster au Palais de la Bière, lieu incontournable, du début des soirs de fêtes. Le rituel, Palais, Entraînement, Club house, Chapati, Fief, n’avait plus de secret pour lui comme pour nous. La Samba savait toujours nous ramener à Saint Germain Village. L’étalon de la Roquette rentrait rarement bredouille.

Manu avait un goût prononcé pour les bonnes et belles choses de la vie. Il aimait par-dessus tout, sa femme, ses enfants et sa famille. C’était un passionné de Musique, de concerts, de Formule 1 et de rugby, qui nous a réunis.

Au rugby, Manu n’était pas rapide, cela nous faisait rire…

Tu es parti trop vite cette fois, cela nous fait pleurer…

Toutes mes pensées vont vers Séverine, Lison, Mathéo, Odile, Raymonde, Jean Claude, Jean Luc, ses nièces et neveux, toute sa famille et ceux qui l’aiment. »

Manou Gréco

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