« Argent, nerf de la guerre... »

Chapitre 1 :

« Busness rugby is Busness rugby »

Le rugby est un sport de combat- qui plus est collectif- et l’argent est devenu le nerf de la guerre. Les finances de la FFR sont dans le Rouge - et pour quelques saisons : le rugby qui fut autrefois un exemple pour beaucoup de fédérations, géré de longues années dans l’intérêt de tous, se trouve confronté à un déficit abyssal ; les nouveaux dirigeants s’attendaient à combler une partie du déficit avec la coupe du monde, véritable succès populaire et planétaire mais las, les caisses résonnent du creux., de plus la FFR vient d’être plaquée par la GMF, sponsor historique. Les grandes largesses effectuées par l’ancien président et son clan durant son mandat ont creusé un gouffre ces dernières années, Grand luxe, Dolce Vita, salaires très intéressants, tous les excès possibles jusqu’à nos Bleus qui resteront plus souvent à Marcoussis plutôt qu’à vivre au grand air dans le sud ouest ou sud est dans des palaces, déplacements bien utiles, sans compter le matériel qu’il fallait déplacer, devront se contenter de voyages ou logements plus modestes… des économies indispensables pour la survie de notre fédé qui devait redistribuer les dividendes de cet événement majeur.

L’arrivée du monde professionnel a sans doute précipité un modèle que les anciens bénévoles faisaient vivre  ; comme dans la société d’aujourd’hui, il y a ceux d’en-bas et ceux d’en- haut, les riches et les pauvres, les pardessus et les par-endessous, les dominants et les dominés : pour être plus simple et clair : il y a ceux qui vivent le rugby modestement et passionnément et ceux qui en vivent  grassement pour certains et plus fragilement pour d’autres.

Le rugby n’échappe pas à l’économie de marché , au libre échange qui pousse aux crises successives que nous traversons et les laisser pour comptes se multiplient. La perfide Albion voit quatre de ses places de Ligue I, mettre les clés sous la porte-sans doute rachetées par des pays du Golfe ; Blagnac, club de nationale, cesse son activité pro pour préserver sa formation, la course à l’armement que le Top 14 affole et l’arrivée d’un grand nombre de presque retraités internationaux anglais fait monter les enchères jusqu’en Pro D 2, des budgets disparates qui risquent de creuser des écarts importants entre les différentes équipes : les « mercenaires » qui gonflent les effectifs de toutes les divisions du rugby pro ou semi-pro voire amateur sont nettement plus rentables immédiatement que la formation des clubs : les clubs ambitieux n’hésitent pas à les intégrer pour atteindre des objectifs que les investisseurs réclament, seul moyen de grimper dans l’élite et d’avoir un retour sur investissement.

« Argent trop cher » pas pour tous ! « On a marché sur la Lune mais on n’a plus les pieds sur Terre »